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La guerre des stablecoins vient de trouver un nouveau prétendant — et celui-ci dispose de 500 000 points de vente

MoneyGram, l'un des plus grands réseaux de transfert de fonds transfrontaliers, a lancé le 2 juin le MGUSD, un stablecoin natif adossé au dollar américain. Cette initiative marque un tournant stratégique : après s'être appuyé sur des infrastructures tierces comme l'USDC de Circle, l'entreprise émet désormais sa propre monnaie numérique, lui permettant de contrôler directement l'émission, les réserves et les rendements. L'importance de ce lancement réside dans l'envergure de MoneyGram : une institution de paiement de 85 ans, présente dans plus de 200 pays avec environ 500 000 points de vente. En ciblant les familles dépendantes des transferts d'argent, notamment en Amérique latine, en Afrique et en Asie du Sud-Est, ce stablecoin normalise l'utilisation des actifs numériques pour un public éloigné de la cryptosphère. Ce déploiement intervient dans le cadre du GENIUS Act de 2026, une loi américaine offrant un cadre réglementaire clair aux émetteurs de stablecoins. MoneyGram a progressivement construit son infrastructure numérique, via des partenariats (Stellar) et des intégrations (Fireblocks), pour réduire sa dépendance externe et maîtriser sa pile de paiement. L'entrée d'un géant des transferts d'argent dans l'émission de stablecoins signale que cette économie dépasse désormais le secteur cryptographique pour devenir un enjeu central de l'industrie mondiale des paiements.

bitcoinistIl y a 2 jours 14:35

La guerre des stablecoins vient de trouver un nouveau prétendant — et celui-ci dispose de 500 000 points de vente

bitcoinistIl y a 2 jours 14:35

Huit grandes banques centrales entrent en jeu, pour se partager le gâteau des stablecoins ?

Le projet Agorá, dirigé par la Banque des Règlements Internationaux (BRI) et impliquant sept grandes banques centrales (dont la Réserve Fédérale de New York, la Banque d'Angleterre et la Banque du Japon) ainsi qu'une quarantaine d'institutions privées, vise à construire un système de paiement transfrontalier programmable et fortement réglementé pour les grandes institutions. Son architecture sépare la gestion des réserves monétaires souveraines (niveau banques centrales) des opérations de transaction pour les utilisateurs finaux (niveau banques commerciales). Ce système « autorisé » intègre des contrôles de conformité et anti-blanchiment directement dans les jetons, permettant un règlement quasi instantané. Il vise à offrir une alternative contrôlée par les États aux stablecoins décentralisés comme l'USDT pour les transferts institutionnels de gros montants. Bien que le prototype soit techniquement opérationnel, son déploiement à grande échelle se heurte à des défis majeurs de gouvernance et de coordination réglementaire entre les nations. À court terme, Agorá et les stablecoins sur chaîne publique coexisteront probablement en servant des marchés différents : le premier pour les transactions institutionnelles réglementées, les seconds pour les paiements de détail et les marchés émergents. Cependant, à moyen terme, si Agorá parvient à surmonter les obstacles politiques et offre une liquidité suffisante, il pourrait détourner une partie des flux d'entreprises actuellement gérés via des stablecoins. Le paysage futur devrait évoluer vers une segmentation, où les systèmes souverains comme Agorá domineraient les canaux institutionnels cruciaux, tandis que les réseaux publics conserveraient les activités plus périphériques, une évolution dont le cadre européen Pontes, prévu pour septembre 2026, offrira un premier test concret.

marsbitIl y a 2 jours 09:12

Huit grandes banques centrales entrent en jeu, pour se partager le gâteau des stablecoins ?

marsbitIl y a 2 jours 09:12

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