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Réouverture du détroit d'Ormuz, la Fed va-t-elle opérer un « virage accommodant » et le marché va-t-il réévaluer les « baisses de taux » ?

Deux catalyseurs baissiers pour l'inflation sont en train de converger, offrant un argument solide en faveur d'un virage accommodant (dovish) de la part du président de la Fed, Warsh, lors de la prochaine réunion du FOMC. Premièrement, la perspective de réouverture du détroit d'Ormuz devrait augmenter l'offre de pétrole et faire baisser les prix de l'énergie, éliminant un risque inflationniste majeur. Deuxièmement, le dernier IPC de base s'est nettement refroidi, avec une hausse mensuelle de seulement 0,21%. Cette tendance contraste avec le PCE de base, qui reste plus élevé, mais cette divergence est de plus en plus reconnue. La mise à jour attendue des projections (dot plot) indiquant un maintien des taux cette année est déjà intégrée par les marchés. Le véritable enjeu réside dans le ton adopté par Warsh. Compte tenu de ces évolutions favorables sur l'inflation, une communication plus accommodante que prévu est désormais possible. Les marchés n'ont pas encore pleinement intégré ce scénario. Le rendement des bons du Trésor à 2 ans reste bien supérieur à ses niveaux de février, ce qui laisse de la marge pour un ajustement des anticipations. Les marchés pourraient ainsi réduire la probabilité implicite de hausses de taux et accroître celle des baisses, entraînant une nouvelle baisse des rendements obligataires.

marsbitIl y a 10 h

Réouverture du détroit d'Ormuz, la Fed va-t-elle opérer un « virage accommodant » et le marché va-t-il réévaluer les « baisses de taux » ?

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Warsh va-t-il céder à Trump ? Récapitulatif de 70 ans de lutte de pouvoir entre le président et la Fed

Donald Trump présidera personnellement la cérémonie d'investiture du nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, mettant en lumière la lutte d'influence séculaire entre la Maison-Blanche et la banque centrale. L'analyse historique montre que chaque président de la Fed navigue entre pression politique et indépendance, et Warsh hérite d'une situation particulièrement complexe : des attentes de baisse des taux de la part de Trump face à une opposition interne au sein du FOMC. Warsh, nommé à 35 ans en 2006, n'est pas traditionnellement « accommodant ». Il a précédemment démissionné en signe de protestation contre l'assouplissement quantitatif. Ses récentes prises de position soulignent une conception nuancée de l'indépendance, une méfiance envers le « forward guidance », une vigilance sur l'inflation et une ouverture à une baisse des taux liée aux gains de productivité de l'IA. La politique monétaire sous Warsh devrait être caractérisée par une direction claire mais une approche prudente. La priorité restera la maîtrise de l'inflation, ce qui pourrait ralentir le calendrier des baisses de taux. Le « resserrement quantitatif » (réduction du bilan) sera nécessaire mais progressif pour éviter un conflit frontal avec la Maison-Blanche. En définitive, la trajectoire politique dépendra moins des relations personnelles que des tendances macroéconomiques fondamentales.

marsbit05/22 02:02

Warsh va-t-il céder à Trump ? Récapitulatif de 70 ans de lutte de pouvoir entre le président et la Fed

marsbit05/22 02:02

Après 6 trimestres d'anticipation de baisses de taux, les attentes en matière de taux d'intérêt remontent

En septembre 2024, la Fed a entamé son cycle d'assouplissement monétaire, prévoyant initialement quatre baisses supplémentaires des taux d'ici fin 2025, pour atteindre 3,4%. Six trimestres plus tard, cette trajectoire s'est considérablement déformée. Lors de sa réunion de mars, la Fed a maintenu les taux dans la fourchette de 3,50 % à 3,75 %. Le véritable changement réside dans les prévisions internes (SEP) et le « dot plot » : le consensus s'est effrité. Sur 19 membres du Comité, 7 estiment qu'aucune baisse n'est nécessaire cette année, et 7 autres ne préconisent qu'une seule coupe. La médiane est restée à 3,4%, mais elle masque une profonde divergence, passant d'un débat sur l'amplitude des baisses à un désaccord sur leur direction même. Les prévisions d'inflation de la Fed n'ont cessé d'être révisées à la hausse. Son estimation du PCE pour 2026 a été relevée de 2,1% à 2,7% sur six trimestres, un schéma identique à la sous-estimation persistante observée en 2025. La révision à la hausse du PCE core, indicateur clé, signale une persistance inflationniste sous-jacente, et non juste une volatilité des prix énergétiques. Cette incertitude sur l'inflation explique la division interne et laisse présager que le scénario médian actuel de la Fed, qui table sur un seul abaissement, est fragile et pourrait facilement basculer.

marsbit03/19 02:35

Après 6 trimestres d'anticipation de baisses de taux, les attentes en matière de taux d'intérêt remontent

marsbit03/19 02:35

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