Wash termine son périple au Capitole ! Voici ce qu'il a dit ces deux jours : un récapitulatif.
Le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, a achevé sa première audition au Congrès, devant les commissions financières de la Chambre et du Sénat. Il a dû défendre son indépendance face aux interrogations sur sa proximité avec la Maison Blanche, affirmant que l'ancien président Trump avait choisi "une personne indépendante pour un travail indépendant". Warsh a promis de ne pas tenir compte des facteurs politiques pour fixer les taux.
Concernant la politique monétaire, il a peu évoqué les taux mais a réaffirmé que les taux resteraient l'outil principal et une option pour lutter contre l'inflation. Sur ce front, il a adopté une position ferme, affirmant une tolérance zéro envers l'inflation et s'est dit insatisfait des indicateurs actuels, minimisant l'importance d'une seule donnée mensuelle comme le CPI.
Les réformes internes de la Fed, notamment la création d'un groupe de travail sur l'IA dirigé par l'investisseur Marc Andreessen, ont été vivement critiquées par des démocrates qui y voient un manque de transparence et de crédibilité. Warsh a défendu l'initiative, précisant que le groupe n'aurait qu'un rôle consultatif.
Il a aussi abordé l'impact de l'IA, estimant que son essor ne générerait pas nécessairement une inflation durable et pourrait, à terme, augmenter la productivité et les salaires. Enfin, il a lié la nécessité de réformes profondes au fait que les politiques passées de la Fed sont, selon lui, responsables de l'inflation actuelle.
Cette audition, décrite comme le "premier épisode" de son mandat, a vu Warsh s'en sortir par son éloquence et sa position relativement ferme, mais le défi de maintenir la crédibilité de l'institution face à l'inflation et aux pressions politiques ne fait que commencer.
marsbit07/16 02:16