La « liste des cent partenaires » de l'OUSD n'était-elle qu'une « lettre d'intention » ? Le marketing par emprunt de notoriété déclenche une crise de confiance
L'entreprise Open Standard a annoncé le lancement de son stablecoin, Open USD (OUSD), présentant des caractéristiques attrayantes comme la frappe et le rachat gratuits, le partage des revenus des actifs de réserve et une gouvernance partenariale. Avant même son lancement, la société a publié une liste impressionnante de plus de 140 partenaires supposés, incluant des géants comme Samsung, Western Union et Visa, ce qui a suscité un vif intérêt sur le marché et fait chuter l'action de Circle.
Cependant, des doutes sont rapidement apparus. Plusieurs entreprises citées, notamment Samsung Electronics, Dunamu (maison-mère d'Upbit) et Shinhan Financial Group, ont déclaré aux médias sud-coréens ne pas avoir engagé de négociations formelles ou avoir simplement indiqué qu'elles « examineraient la possibilité », leur inclusion dans la liste les ayant surprises. D'autres acteurs ont également contesté leur accord officiel.
Face à cette controverse, Jeremy Allaire, co-fondateur de Circle, a critiqué la viabilité à long terme du modèle économique d'OUSD, mettant en garde contre les risques de sous-investissement et les difficultés de gouvernance multipartite. Certains partenaires comme Stripe et Coinbase ont toutefois confirmé leur soutien et leur intention d'intégrer OUSD.
La stratégie de communication d'Open Standard, qualifiée de « legitimacy-borrowing » (emprunt de légitimité), visant à gagner en crédibilité en associant son nom à des entités prestigieuses sans leur accord formel, a ainsi déclenché une crise de confiance avant même le lancement du stablecoin, dans un secteur où la confiance est primordiale.
marsbit07/06 10:03