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Intervention conjointe américano-japonaise : le début d'un nouvel « accord du Plaza » et du système de Bretton Woods 2.0, et la fin de l'ère du carry trade sur le yen

Intervention conjointe historique des États-Unis et du Japon pour soutenir le yen, marquant un tournant potentiel dans le carry trade sur yen et les flux de capitaux mondiaux. Les secrétaire au Trésor américain Bestent et le président Trump ont confirmé l'implication active des États-Unis, évoquant des achats coordonnés de 5 à 10 milliards de dollars de yens. Cette action a provoqué un rebond significatif du yen face au dollar. Les analystes y voient la fin possible d'une ère de financement mondial à bas coût via le yen, un pilier des marchés depuis les années 1980. La nécessité pour le Japon de vendre potentiellement des réserves de devises (comme les Treasuries américains) pour défendre sa monnaie pourrait faire remonter les rendements obligataires à long terme et restructurer la liquidité globale. Cette pression sur les crédits n'est pas uniquement liée à l'inflation, mais aussi au changement de rôle des géants technologiques, qui émettent désormais des obligations pour financer l'IA, et à un ajustement structurel mondial. Certains interprètent cette coordination comme le signe d'un nouvel ordre monétaire international naissant, un "Bretton Woods 2.0", où les politiques se recentreraient sur la croissance et la productivité. L'événement force les marchés à réévaluer les dépendances établies de longue date.

marsbitIl y a 3 h

Intervention conjointe américano-japonaise : le début d'un nouvel « accord du Plaza » et du système de Bretton Woods 2.0, et la fin de l'ère du carry trade sur le yen

marsbitIl y a 3 h

La prime de «risque zéro» des obligations américaines est en train de disparaître

L'article analyse la disparition progressive de la prime de « risque zéro » traditionnellement associée aux obligations du Trésor américain, un pilier de la tarification des actifs mondiaux. Il démontre que la courbe des taux entière s'est déplacée vers le haut depuis 2024, avec une prime de durée structurelle particulièrement marquée sur le segment long (20 ans), signalant une réévaluation de la crédité souveraine américaine plutôt qu'un simple cycle de taux. En comparaison globale, l'écart américain (taux 10 ans - taux directeur) se situe désormais au niveau de l'Allemagne, et son court terme est aligné sur celui de pays comme l'Inde. Le marché applique encore un « discount de monnaie de réserve » aux États-Unis, mais une normalisation vers la moyenne des pays du G10 pourrait ajouter environ 50 points de base aux rendements longs. Les marchés d'options prix une distribution bimodale des risques, avec des tensions fiscales dans la queue de distribution. Historiquement, les résolutions ont oscillé entre l'assainissement budgétaire, l'inflation/subordination monétaire ou un choc disciplinaire externe. L'administration Trump agit comme un accélérateur, non comme la cause originelle, d'une dynamique bipartisane de déficits. Pour les marchés émergents, le choc se manifeste par des réajustements violents (ex: Corée du Sud, dépendante de l'IA) et l'inefficacité des couvertures obligataires traditionnelles. La conclusion invite à surveiller des indicateurs clés comme les primes de durée, les écarts de skew actions, les flux de capitaux et la digestion des émissions du Trésor pour anticiper l'évolution de cette réévaluation fondamentale.

marsbitIl y a 2 jours 10:15

La prime de «risque zéro» des obligations américaines est en train de disparaître

marsbitIl y a 2 jours 10:15

Économie américaine trouble : robuste ou en voie de refroidissement ?

Après avoir examiné dans des rapports précédents la hausse des rendements obligataires, l'endettement public et les records de l'or, cette analyse se concentre sur le risque de récession aux États-Unis. Les données clés pour 2026 montrent une croissance du PIB au 1er trimestre de 1,6%, une inflation PCE annualisée à 4,5% et un taux de chômage à 4,3%. La probabilité de récession est estimée à 19% pour 2026, mais grimpe à 41% pour 2027. L'économie présente des signes de fragilité sous une résilience de surface. La croissance du PIB ralentit, l'inflation reste tenace au-dessus de l'objectif de la Fed, et la consommation dépend de plus en plus de l'épargne et du crédit. Les indicateurs classiques sont mitigés : la courbe des taux s'est désinversée (un signal souvent pré-récessif), l'indicateur avancé (LEI) est faible, mais la règle de Sahm et les principaux indicateurs du NBER ne signalent pas encore de récession. Des pressions structurelles s'accumulent pour 2027 : le refinancement coûteux de la dette des entreprises et des ménages, l'épuisement de l'épargne, la contraction du secteur immobilier, et les chocs tarifaires et énergétiques qui alimentent la stagflation (croissance faible et inflation élevée). Historiquement, les récessions suivent souvent un resserrement monétaire et sont précédées par un inversion de la courbe des taux. Les marchés actions anticipent généralement le ralentissement. En cas de ralentissement, une rotation défensive vers les secteurs peu cycliques (consommation courante, santé), les obligations de qualité et une partie de liquidités peut être envisagée, tout en évitant un timing parfait du marché, souvent contre-productif. Les prochains points à surveiller sont les données du PIB du T2 2026, les créations d'emplois mensuelles, la règle de Sahm, et les décisions de la nouvelle présidente de la Fed. La réponse appropriée aux risques accrus est un ajustement prudent du portefeuille, et non la panique.

marsbit06/15 06:01

Économie américaine trouble : robuste ou en voie de refroidissement ?

marsbit06/15 06:01

La flambée des prix du pétrole ne fait plus grimper les taux, de quoi le marché a-t-il peur ?

Depuis la fermeture du détroit d’Hormuz le 2 mars, environ 17,8 millions de barils de pétrole par jour ont été coupés des marchés mondiaux. En mars, le Brent a augmenté de près de 60 % et le WTI d’environ 53 %, marquant la hausse mensuelle la plus forte jamais enregistrée. Contrairement à la tendance historique, où la hausse des prix du pétrole entraînait une augmentation des rendements obligataires en raison des anticipations inflationnistes, cette fois, les taux des bons du Trésor à 10 ans ont chuté de manière significative, passant de 4,44 % à 3,92 % fin mars. Ce revirement reflète un changement de perception du marché : les craintes de récession surpassent désormais celles de l’inflation. Les épisodes précédents de chocs pétroliers (1973, 1979, 1990, 2008) ont souvent précédé des recessions économiques. Bien que le choc de 2022 n’ait pas conduit à une récession, il a déclenché une inflation record. Des institutions comme Goldman Sachs et EY-Parthenon ont relevé la probabilité d’une récession américaine à respectivement 30 % et 40 %. La Réserve fédérale, sous la direction de Jerome Powell, adopte une attitude attentiste, espérant distinguer si le choc est temporaire ou durable. Les marchés obligataires anticipent déjà un scénario de stagflation, défavorable tant aux obligations qu’aux actions. Durant la grande stagflation (1973–1982), l’or et les matières premières ont surperformé, tandis que les actions et les obligations ont enregistré des rendements réels négatifs. Une stratégie d’investissement traditionnelle 60/40 (obligations/actions) serait particulièrement vulnérable. Si le scénario de choc persiste, le Brent pourrait atteindre 150 dollars, selon la Société Générale, bien que Goldman table sur un retour à 80 dollars d’ici la année en cas de réouverture du détroit d’Hormuz. Pour l’instant, le marché parie sur la récession.

marsbit03/31 03:09

La flambée des prix du pétrole ne fait plus grimper les taux, de quoi le marché a-t-il peur ?

marsbit03/31 03:09

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