Le capital-risque est-il mort ? Lettre ouverte d'un "désistement" à tous les gestionnaires de fonds en passe de devenir obsolètes
Auteur : Michael Dempsey
Compilation : Deep Wave TechFlow
**Synopsis :** Cette lettre ouverte, au ton ironique et cinglant, dépeint une réalité brutale du capital-risque : les grands fonds investissent désormais massivement en phase amont (seed), écrasant par leur notoriété et leurs moyens les petits fonds spécialisés. C'est un avertissement sur la concentration du capital, obligeant investisseurs précoces et entrepreneurs à reconsidérer leur survie.
Le message est clair : il est temps d'abandonner. Les mega-fonds (par exemple, un fonds de 50 milliards de dollars) s'immiscent dans les tours de table seed, raflant systématiquement les meilleures affaires. Les fondateurs préfèrent la marque et la sécurité perçue d'un grand nom, condamnant les petits fonds à l'obsolescence. Seuls comptent les investissements dans les sociétés jugées "les plus importantes au monde" (comme OpenAI, Anthropic), que les grands acteurs captureront tous.
La lettre suggère, avec sarcasme, de renoncer à la chasse en seed et de se recycler en investissement de croissance (growth), où l'analyse de données existantes semble plus simple. Elle moque l'idée de pouvoir repérer des fondateurs atypiques, affirmant que les meilleurs profils (issus d'institutions élitistes, etc.) sont évidents et hors de prix pour les petits fonds, incapables de rivaliser avec les avantages offerts par les géants (médias dédiés, réseaux politiques, etc.).
Le secteur aurait changé de façon irréversible. La seule option présentée comme "viable" serait de tout miser sur l'IA, car ne pas le rendrerait insignifiant. L'argumentation, volontairement extrême et cynique, conclut en inversant sa propre logique : l'industrie technologique a toujours montré que l'innovation peut venir de partout, et que ceux qui renoncent à évoluer, à concurrencer ou à se différencier acceptent simplement leur disparition. C'est le paradoxe final de cette "lettre d'adieu" d'un gestionnaire de fonds se déclarant lui-même dépassé.
marsbitHier 01:59