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Du code à la cognition : un guide de dix mille mots sur l'évolution du cerveau robotique

Auteur: Matt White, CTO AI mondial de la Linux Foundation. Compilé par: Felix, PANews. Cette longue exploration retrace l'évolution de l'intelligence des robots, des systèmes classiques codés à la main aux approches modernes fondées sur l'IA. **L'ère pré-LLM** était dominée par une pile logicielle modulaire (perception, estimation d'état, planification, contrôle) et des arbres de comportement, prévisible mais peu adaptable. **L'apprentissage automatique** a ensuite révolutionné la perception (réseaux neuronaux) et le contrôle (apprentissage par renforcement, imitation), mais chaque compétence restait étroite et spécifique. **L'avènement des LLM** a introduit un planificateur en langage naturel, capable de décomposer une instruction en séquences d'actions atomiques exécutées par des contrôleurs existants (ex: SayCan de Google). Le saut suivant fut les **modèles Vision-Langage-Action (VLA)**, comme RT-2 de DeepMind ou OpenVLA. Ces réseaux de neurones unifiés fusionnent flux visuel et instruction linguistique pour générer directement des commandes motrices, couplant raisonnement et action. Les architectures les plus performantes, comme le GR00T de NVIDIA ou Helix de Figure AI, adoptent une **stratégie à "deux cerveaux"** : un système 2 lent (VLA, ~7-9 Hz) pour la réflexion et un système 1 rapide (~200 Hz) pour l'exécution réactive, avec parfois un système 0 réflexe pour l'équilibre. Les calculs critiques s'exécutent localement (ex: sur module NVIDIA Jetson) pour la latence et la fiabilité. **L'essor des modèles open-source** (OpenVLA, GR00T N1.7, π0) est crucial, permettant aux startups de raffiner des bases pré-entraînées avec leurs propres données, accélérant le développement et favorisant l'audit de sécurité. Cependant, des défis persistent : récupération après erreur, efficacité des données, généralisation entre corps robotiques, planification à long terme et raisonnement physique/spatial. C'est là qu'interviennent les **modèles du monde (World Models)**, comme NVIDIA Cosmos ou Meta V-JEPA 2. Ces réseaux prédisent les conséquences futures d'une action (simulant une vidéo). Ils permettent au robot d'évaluer mentalement plusieurs scénarios avant d'agir, améliorant la reprise, la généralisation et la planification. Différentes approches architecturales coexistent (diffusion de pixels, JEPA, modèles à actions latentes). L'acquisition de **données** (téléopération) reste un gouffre clé. La simulation (Isaac Sim) permet un entraînement massif. Les coûts matériels chutent rapidement (ex: robots humanoïdes à ~2500$). Les modes de défaillance des robots pilotés par LLM peuvent être étranges, nécessitant des contraintes de sécurité. En conclusion, l'intelligence robotique migre progressivement du code des ingénieurs vers des modèles apprenant le monde lui-même. Nous en sommes à une phase de progression constante (analogue à GPT-2 pour l'IA physique), promettant à terme des robots bien plus généraux et adaptatifs. La question évolue de "que peuvent-ils faire ?" vers "que devrions-nous leur faire faire ?".

marsbit06/07 13:08

Du code à la cognition : un guide de dix mille mots sur l'évolution du cerveau robotique

marsbit06/07 13:08

Hardware & Chips en exclusivité | Tang Wenbin de "Original Force Spirit Machine" rachète une entreprise de robots logistiques et reçoit des investissements de Zhipu, SenseTime, StepFun, entre autres

**Résumé exclusif de 36Kr : ForceAGI, une entreprise d'IA incarnée fondée par Tang Wenbin (co-fondateur de Megvii), lève des fonds et fusionne avec un robotiste logistique** L'entreprise d'intelligence artificielle incarnée **ForceAGI** a récemment conclu un nouveau tour de financement. Les investisseurs principaux sont des sociétés majeures de grands modèles linguistiques, notamment **Zhipu AI**, **Stepfun** et **SenseTime**. Des investisseurs industriels comme **Huaqin** et **SAIC Hengxu** ont également participé. Fondée en mars 2025 par **Tang Wenbin**, ancien co-fondateur et CTO de Megvii, ForceAGI développe des modèles génériques d'IA incarnée. Ce tour de financement marque un rapprochement notable entre d'anciens rivaux comme SenseTime et Megvii dans la course à l'IA incarnée. Parallèlement, **ForceAGI a fusionné par acquisition d'actions avec Atomix (anciennement Force Convergence)**, un spécialiste des robots logiques. Fondé sur une division des activités robotiques de Megvii dirigée par Tang Wenbin depuis 2016, Atomix est un acteur mondial des chariots à palettes, avec un chiffre d'affaires annuel approchant le milliard de RMB et plus de 500 projets clients. Cette fusion stratégique vise à briser "l'impasse des données" du secteur. Atomix fournira des **données opérationnelles réelles massives** issues de ses projets mondiaux pour entraîner les modèles de ForceAGI. En retour, les modèles d'IA incarnée de ForceAGI seront déployés pour superviser et collaborer avec les robots existants d'Atomix. ForceAGI s'appuie sur son modèle générique "DM0", qui utilise un **entraînement hybride** combinant données sémantiques internet, règles physiques de la conduite autonome et données d'opération robotique. Cette approche permettrait à DM0 de généraliser la compréhension des lois physiques et de s'adapter à divers matériels robotiques. Malgré sa taille modeste (2,4B de paramètres), il atteindrait une précision sub-millimétrique. Cette levée de fonds et fusion illustre une tendance émergente dans l'IA incarnée : la **convergence des acteurs** (fabricants de robots, détenteurs de données, développeurs de modèles, opérateurs de scénarios) pour créer une boucle vertueuse données-modèle-scénario et trouver la loi d'échelle (scaling law) propre au domaine.

marsbit06/05 01:10

Hardware & Chips en exclusivité | Tang Wenbin de "Original Force Spirit Machine" rachète une entreprise de robots logistiques et reçoit des investissements de Zhipu, SenseTime, StepFun, entre autres

marsbit06/05 01:10

Accorder deux cartes d'identité de travail à Unitree

Lors du discours de Jensen Huang à Taipei, un robot humanoïde, Isaac GR00T, a été présenté comme une "conception de référence". Il combine le corps de Unitree (H2 Plus), la main de Sharpa et le "cerveau" de NVIDIA (Jetson Thor et logiciels Isaac). NVIDIA cible les universités, fournissant une plateforme clé en main pour accélérer la recherche. Le même jour, Unitree a obtenu son introduction en bourse, valorisée à 42 milliards de yuans, avec près de la moitié des fonds destinés au développement de son propre modèle d'IA "embodié". L'article établit un parallèle avec l'industrie du smartphone, où les "conceptions de référence" (comme celles de Qualcomm) ont conduit à une standardisation, concentrant la valeur et le pouvoir chez les fournisseurs de puces et de systèmes d'exploitation, tandis que les fabricants voient leurs marges se réduire. NVIDIA, en ouvrant GR00T, semble adopter une stratégie similaire pour dominer la couche "cerveau" de la robotique. Unitree, consciente de ce risque, investit massivement pour développer son propre cerveau (UnifoLM) tout en fournissant des corps pour la plateforme NVIDIA. Il s'agit d'une "guerre d'indépendance" sous couvert de collaboration. Actuellement, trois "cerveaux" différents peuvent fonctionner sur les robots Unitree : celui de NVIDIA, le leur, et celui d'un fournisseur partenaire (CinoAI). Seul Tesla, avec son robot Optimus, possède une pile technologique complètement indépendante (puce FSD, données, usine), visant une production de masse. Contrairement aux smartphones, le corps du robot n'est pas encore totalement commodifié, laissant une marge pour l'innovation et la valeur ajoutée hardware. Cependant, la fenêtre pour développer un cerveau compétitif se rétrécit à mesure que les modèles open-source comme GR00T progressent rapidement. L'investissement de Unitree est un pari pour éviter de devenir un simple fournisseur de "corps" et rester un acteur complet.

marsbit06/02 06:08

Accorder deux cartes d'identité de travail à Unitree

marsbit06/02 06:08

OpenAI relance ses activités robotiques après six ans d'arrêt, en se concentrant à court terme sur les robots d'assistance

Le PDG d'OpenAI, Sam Altman, a annoncé le 1er juin via un recrutement public la création d'"OpenAI Robotics", marquant le retour officiel de l'entreprise dans le secteur de la robotique physique après six ans d'absence. La stratégie comporte deux volets : à court terme, développer des robots d'assistance pour les travailleurs techniques dans la construction d'infrastructures ; à long terme, envisager un robot personnel polyvalent pour chaque individu. Ce retour s'appuie sur le projet de recherche interne "Worldsim", confié à Aditya Ramesh, et repose sur l'intégration profonde du matériel et de l'apprentissage automatique. OpenAI avait initialement exploré la robotique entre 2016 et 2019 (avec Dactyl, par exemple), avant de dissoudre son équipe en 2020 pour se concentrer sur les modèles de langage comme GPT, menant à ChatGPT. Aujourd'hui, alors qu'OpenAI, évaluée à 852 milliards de dollars et préparant probablement son introduction en bourse, fait face à des pertes importantes, elle relance sa division robotique. Cette décision intervient après l'échec d'un partenariat avec Figure AI en 2025, dû à des divergences sur l'approche technologique. Figure AI privilégiait un modèle spécifique aux robots, tandis qu'OpenAI mise sur ses grands modèles de "monde" pour comprendre la physique avant de les intégrer à des corps physiques. Ainsi, OpenAI transforme la robotique d'un objet d'investissement en un axe stratégique interne. Cette manœuvre vise à la fois à explorer la voie de "l'intelligence incarnée" et à présenter une nouvelle courbe de croissance aux investisseurs avant une éventuelle entrée en bourse, en passant d'un pur logiciel à une entreprise intégrant le matériel.

marsbit06/02 00:34

OpenAI relance ses activités robotiques après six ans d'arrêt, en se concentrant à court terme sur les robots d'assistance

marsbit06/02 00:34

Que raconte le nouvel acte de la "usine à Agents" de Jensen Huang ?

Lors du COMPUTEX 2026, Jensen Huang, fondateur et PDG de NVIDIA, a présenté une nouvelle vision stratégique centrée sur l'ère des agents d'IA. Contrairement aux annonces précédentes axées sur les puces et les systèmes de calcul, cette présentation a mis l'accent sur l'infrastructure complète nécessaire pour exécuter et gérer des agents IA à grande échelle. Le point central est la plateforme Vera Rubin, désormais en production, conçue spécifiquement pour les charges de travail des agents. Elle promet une efficacité de traitement dix fois supérieure à celle de la génération précédente pour les tâches d'agents autonomes. Le processeur Vera, successeur de Grace, est présenté comme le premier CPU conçu pour l'IA et les agents. NVIDIA a également introduit DSX, une suite d'outils pour la conception, la simulation et l'exploitation d'"usines d'IA", ainsi qu'une station de travail DGX Station for Windows pour déployer des agents localement dans un environnement sécurisé. Du côté des logiciels, NVIDIA a annoncé le modèle Nemotron 3 Ultra (550 milliards de paramètres) pour les agents d'entreprise et Cosmos 3, un modèle de fondation pour la compréhension du monde physique. Le partenariat avec Unitree a donné naissance à H2 Plus, un robot humanoïde de référence basé sur la plateforme Isaac GR00T, visant à accélérer le développement de l'IA physique. Les annonces couvrent également la sécurité des données avec BlueField-4 STX, une collaboration mutuelle avec TSMC, et le SoC RTX Spark pour les PC AI. En résumé, NVIDIA construit un écosystème complet, des puces et du matériel aux modèles et outils de déploiement, pour positionner chaque couche de la pile technologique des agents IA comme un marché adressable par l'entreprise.

marsbit06/01 12:09

Que raconte le nouvel acte de la "usine à Agents" de Jensen Huang ?

marsbit06/01 12:09

La réussite de l'examen de Yushu, Hangzhou tire le gros lot

Aujourd'hui, Unitree Robotics a officiellement franchi l'étape de l'examen du conseil d'administration pour son introduction en bourse sur le marché STAR de la Bourse de Shanghai, visant à lever 4,202 milliards de yuans pour le développement de modèles de robots intelligents et de robots physiques. Cette étape marque son accession au statut de "première action de robot humanoïde". Le parcours de Wang Xingxing, fondateur d'Unitree, n'a pas été facile. En 2016, il a fondé l'entreprise à Hangzhou avec peu de soutien initial, le secteur des robots étant perçu comme un "jouet" par de nombreux investisseurs. À son point le plus critique, la trésorerie de l'entreprise est tombée à seulement quelques centaines de milliers de yuans. Le tournant est venu en 2018 lorsque les capitaux d'État de Hangzhou sont intervenus, fournissant une garantie de crédit et un prêt de 20 millions de yuans en seulement 10 jours. Ce soutien vital a permis à Unitree de stabiliser ses opérations, de passer du prototypage à la production de masse et de lancer le premier robot quadrupède grand public hautement dynamique au monde. Par la suite, les fonds souverains de Hangzhou, via leurs fonds principaux, ont continué à accompagner Unitree lors de quatre tours de table de financement (B2, B3, C, C+), attirant également des géants industriels comme China Mobile, Tencent, Alibaba et Geely. Unitree est désormais un leader mondial dans le domaine des robots quadrupèdes et humanoïdes. Avant son introduction en bourse, son chiffre d'affaires pour 2025 a atteint 1,699 milliard de yuans, avec un bénéfice net ajusté de près de 591 millions de yuans. Elle a vendu plus de 33 000 robots quadrupèdes et occupe la première place mondiale pour les livraisons de robots humanoïdes en 2025. L'histoire d'Unitree illustre la stratégie de "capital patient" de Hangzhou, conçue pour soutenir les entreprises de technologies de pointe dès leurs débuts. La ville a mis en place un cluster de fonds industriels de 500 milliards de yuans ("3+N") et un "Fonds Jeune Pousse" (Runmiao) avec une durée de 20 ans pour financer les projets en phase amont. Outre Unitree, ce système soutient d'autres membres des "Six Dragons de Hangzhou" comme CloudWalk, BrainCo et DeepSeek, couvrant des domaines tels que l'IA, les robots et l'interface cerveau-ordinateur. Hangzhou attire également massivement les jeunes talents, avec plus de 430 000 diplômés de moins de 35 ans venus en 2025. Avec 48 licornes et 413 futures licornes, Hangzhou se transforme progressivement d'une ville historique en une "ville de l'innovation scientifique et technologique", forgeant un écosystème complet où davantage de success stories à la Unitree sont attendues.

marsbit06/01 10:16

La réussite de l'examen de Yushu, Hangzhou tire le gros lot

marsbit06/01 10:16

Décryptage de l'algorithme du chercheur mystérieux Serenity et réévaluation des actifs mondiaux

Comment Serenity, un analyste anonyme, a-t-il généré un rendement de 22 500 % en deux ans ? Sa méthode clé : la « Chokepoint Theory ». Au lieu d'une approche descendante classique, il pratique un « reverse engineering » de la chaîne d'approvisionnement de l'IA pour identifier les points de blocage physique critiques et quasi irremplaçables. Il se concentre sur des composants méconnus mais essentiels, comme les éléments de la photonique sur silicium et de l'optique intégrée (CPO) pour les centres de données. Il identifie cinq goulots d'étranglement physiques : l'alignement de précision (ex: FOCI), les lasers (ex: Sivers Semiconductors), les équipements de fabrication (ex: Riber), les matières premières de haute pureté (ex: NCI) et les substrats SOI (Soitec). Son approche s'étend également à la robotique humanoïde, soulignant la dépendance occidentale aux composants hardware asiatiques et l'impact potentiellement dévastateur sur l'approvisionnement en terres rares (néodyme, dysprosium). Il a démontré l'efficacité de sa méthode avec des titres comme Raspberry Pi ($RPI), Sivers ($SIVE), ou Soitec, provoquant des réévaluations fulgurantes. Serenity combine une analyse technique profonde, des tests contradictoires avec l'IA et une exploitation des angles morts de la recherche institutionnelle pour réaliser des arbitrages informationnels. Cependant, cette stratégie présente des risques majeurs : faible liquidité des micro-capitalisations, dépendance à une seule voie technologique et accusations potentielles de manipulation de marché. Au final, sa principale leçon est méthodologique : rechercher les « interrupteurs physiques » silencieux et indispensables au sein des systèmes technologiques complexes, offrant ainsi un angle d'analyse distinct pour anticiper les réévaluations d'actifs.

marsbit05/28 07:35

Décryptage de l'algorithme du chercheur mystérieux Serenity et réévaluation des actifs mondiaux

marsbit05/28 07:35

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