De deux propositions sur Solana : réflexions sur la capture de valeur des L1
Basé sur l'article "从 Solana 两项提案谈 L1 的价值捕获", l'auteur, économiste en chef d'Anza, utilise deux propositions Solana (SIMD-550 et SIMD-553) comme point de départ pour discuter de la capture de valeur par les tokens de couche 1 (L1).
L'article commence par établir une théorie de valorisation des actifs, en s'inspirant des travaux fondateurs de John Burr Williams et Myron Gordon sur les actions. Il affirme que la valeur d'un token L1, comme celle d'une action, provient uniquement de son droit sur les revenus futurs du réseau. Pour un L1, cette valeur se matérialise via la destruction des frais (équivalent à un rachat) ou leur distribution aux stakers (équivalent à un dividende). Les récompenses de staking financées par l'inflation, quant à elles, ne créent ni ne détruisent de valeur pour l'ensemble des détenteurs ; elles ne font que redistribuer la propriété.
La qualité des revenus (frais) est cruciale. Les frais doivent être durables et défendables, provenant d'une utilité économique à long terme plutôt que d'activités spéculatives et temporaires. L'auteur note que les effets de réseau (liquidité, applications, utilisateurs) peuvent renforcer la capacité des grands blockchains comme Solana et Ethereum à prélever des frais.
Ensuite, l'article propose un cadre comptable standard pour modéliser les fondamentaux d'un L1, en le rapprochant de l'analyse boursière. Il sépare clairement les revenus (frais brûlés ou distribués), les coûts (ex: dépenses de la fondation) et l'offre totale de tokens. Il insiste sur le fait que les récompenses d'inflation ne doivent pas être comptabilisées comme un coût sans comptabiliser simultanément les nouveaux tokens émis comme une source de valeur, sous peine de fausser l'analyse.
Enfin, la troisième partie aborde la tarification. Augmenter les frais unitaires n'augmente pas automatiquement les revenus totaux, car cela réduit la quantité demandée. La demande de transactions sur la blockchain est élastique au prix. Une tarification uniforme est un outil grossier, car différentes transactions (petit transfert vs. grosse transaction financière) ont des consentements à payer très différents. L'auteur suggère que des frais proportionnels à la valeur des transactions, via des programmes de tokens modifiés, pourraient être un mécanisme de tarification plus efficace pour capter la valeur.
marsbitHier 07:13