Tiger Research : Les cartes de paiement crypto de 1,5 milliard de dollars de transactions mensuelles, coincées dans les années 1990
L'article analyse le développement actuel des cartes de paiement en cryptomonnaies, soulignant que malgré une croissance impressionnante des volumes transactionnels mensuels (atteignant 15 milliards de dollars), le secteur en est encore à un stade rudimentaire, comparable à celui des cartes de débit des années 1990.
Le principal défi identifié est l'absence de relation financière habituelle avec les utilisateurs. Contrairement aux comptes bancaires traditionnels utilisés pour les salaires et les prélèvements, la plupart des portefeuilles crypto ne permettent pas ces flux, les utilisateurs se contentant de recharger des stablecoins. La demande provient principalement des marchés émergents (Bangladesh, Inde, Égypte, Nigéria) où l'accès aux services financiers en dollars est limité, et non des économies développées.
L'article détaille quatre modèles commerciaux dominants : les infrastructures d'émission de cartes (comme Rain), les cartes liées aux plateformes d'échange (pour fidéliser les clients), les portefeuilles décentralisés (DeFi) et les "néobanques" à stablecoins. Chacun présente des limites, notamment des barrières techniques, une expérience utilisateur complexe ou une dépendance à des incitations comme les remises en jetons.
La conclusion est que la fonction de paiement pure est insuffisante pour une viabilité à long terme. Pour réussir, les acteurs doivent : 1) Contrôler directement les flux de capitaux, 2) Consolider leur position dans les marchés émergents porteurs, et 3) Construire un système de compte utilisateur propriétaire et indispensable, similaire au compte bancaire principal traditionnel. Sans cela, les cartes de paiement crypto risquent de rester des outils de niche prépayés.
marsbit07/02 12:45