Pourquoi Crypto ne cesse de construire des « casinos », et si rarement des « produits indispensables » ?
Le terme « sofalarity » décrit un point où la commodité offerte par une plateforme est si absolue qu’en sortir semble impraticable. Cet article examine pourquoi la cryptomonnaie, malgré ses promesses révolutionnaires, peine à créer des produits captivants et indispensables au quotidien, contrairement aux géants du Web2.
La cryptomonnaie repose souvent sur des mécanismes de récompense variable, similaires aux machines à sous, qui alimentent la spéculation mais n’engendrent pas une dépendance utilitaire. Contrairement à Internet, qui a résolu des problèmes tangibles (comme éviter les déplacements), la blockchain s’attaque à des inefficacités souvent invisibles pour l’utilisateur moyen, comme les systèmes bancaires internationaux. Cela rend son adoption difficile car le bénéfice concret n’est pas immédiatement perceptible.
De plus, les plateformes Web2 comme Google ou Meta ont bâti leur empire sur la collecte massive de données comportementales, permettant une prédiction fine des actions utilisateurs. La blockchain, en revanche, ne capture principalement que des données financières, sans révéler les motivations, limitant ainsi son potentiel pour créer des services prédictifs et « collants ».
L’article souligne aussi que les infrastructures crypto créent souvent de nouvelles dépendances (envers les validateurs, les fournisseurs de liquidités), reproduisant des schémas de centralisation. Finalement, son impact pourrait ressembler à celui d’IBM : fournir une infrastructure robuste pour les institutions, plutôt qu’une super-application grand public.
Enfin, la tokenisation d’actifs réels (comme l’immobilier) est présentée comme une arme à double tranchant. Elle pourrait accroître l’inclusion financière, mais aussi faciliter la concentration des actifs par de grands acteurs, illustrant que la technologie en elle-même est neutre et que son effet dépend de son utilisation.
marsbitIl y a 3 h