Titre original: The Big Thing: We Are In A World War That Isn』t Going To End Anytime Soon
Auteur original: Ray Dalio
Compilation originale: Peggy, BlockBeats
Note de l'éditeur : Alors que le marché continue de spéculer sur des questions à court terme comme « combien de temps durera le conflit » ou « jusqu'où montera le prix du pétrole », cet article tente de prendre du recul et d'adopter une perspective à plus long terme. Ray Dalio, fondateur de Bridgewater Associates, estime que la série de conflits régionaux en cours s'assemblent pour former un « conflit mondial » qui n'a pas encore été clairement nommé, et que sa logique d'évolution se rapproche davantage des phases cycliques qui précèdent les grandes guerres de l'histoire.
À travers le prisme du « grand cycle », l'article décompose la situation actuelle en une série de changements structurels qui se produisent simultanément : le redécoupage des blocs, l'escalade des conflits commerciaux et financiers, la « weaponisation » des voies de passage cruciales, le déroulement parallèle de conflits sur plusieurs théâtres, et la pression croissante sur les systèmes politiques nationaux et financiers. Dans ce cadre, le conflit entre les États-Unis et l'Iran n'est plus seulement une question du Moyen-Orient, mais devient une fenêtre d'observation sur la restructuration de l'ordre mondial – comment il affecte la confiance des alliés, l'allocation des ressources et les décisions stratégiques, avec des répercussions sur des régions plus vastes comme l'Asie et l'Europe.
Plus important encore, l'article souligne à plusieurs reprises une variable négligée : l'issue d'une guerre ne dépend pas de la puissance absolue, mais de la capacité des parties à supporter une logistique prolongée. Ce jugement déplace l'analyse de « qui est le plus fort » vers « qui peut tenir le plus longtemps », et place également les États-Unis dans une position plus complexe – ils sont à la fois la nation la plus puissante actuellement, mais aussi la plus « surétendue » en termes d'engagements mondiaux.
De l'avis de l'auteur, l'hypothèse implicite du marché – que le conflit se terminera rapidement et que l'ordre reviendra à la normale – pourrait bien être la plus grande erreur de jugement. L'expérience historique montre que les guerres n'ont souvent pas de début clair, mais évoluent progressivement à partir de conflits économiques, financiers et technologiques, et se manifestent simultanément dans plusieurs régions. Les voies de conflit potentielles énumérées en annexe (Moyen-Orient, Ukraine, péninsule coréenne, mer de Chine méridionale) soulèvent également la même question : le vrai risque ne réside pas dans l'éclatement d'un conflit particulier, mais dans le fait que ces conflits commencent à interagir entre eux.
Alors que le monde glisse d'un « ordre fondé sur des règles » vers un « ordre fondé sur la force », les conflits ne seront plus l'exception, mais pourraient devenir la nouvelle norme. Comprendre cette transition est le point de départ pour évaluer toutes les variables futures.
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