Le responsable de la recherche chez Grayscale compare Ethereum à un petit pays
Le responsable de la recherche de Grayscale, Zach Pandl, présente une expérience de pensée où il compare Ethereum à un "État-nation minimal" ayant pour unique mission de protéger les droits de propriété et de faciliter l'échange de valeur. Dans cette analogie, le réseau ne lève pas d'impôts mais finance ses dépenses par la "création monétaire" (séniorage), c'est-à-dire l'émission de nouveaux ETH.
Dans ce système, les validateurs (staking) assurent la sécurité du réseau et sont rémunérés par ces nouveaux ETH, fusionnant ainsi politique fiscale et monétaire. Ce modèle diffère du Bitcoin, dont l'offre est fixe, car l'émission d'ETH varie en fonction de l'activité du réseau.
L'analogie intervient dans un contexte de débat sur le financement du développement de base d'Ethereum. Alors que les validateurs gagnent collectivement environ 700 000 ETH par an, l'écosystème manquerait de liquidités pour financer les équipes de développement, avec un coût estimé à 30 millions de dollars annuels. Des propositions pour prélever une partie des récompenses des validateurs sont discutées, mais des critiques estiment qu'il serait plus simple de réduire directement l'émission d'ETH.
Le modèle "État-nation" de Pandl ne résout pas directement ce problème de financement, mais il souligne que l'émission d'ETH est le trésor du réseau et que tout débat sur le financement est fondamentalement un débat sur la gestion de ce trésor.
cryptonews.ruIl y a 2 h