Le conglomérat financier JPMorgan Chase a cessé en octobre 2025 de fournir ses services à la plateforme de paris cryptographiques sur des événements Polymarket en raison de problèmes de régulation. C'est ce qu'a rapporté le Financial Times, citant des sources proches du dossier.
Selon le journal, la banque avait informé Polymarket de la nécessité de trouver un nouveau partenaire financier dès l'automne dernier. La plateforme travaille actuellement avec un autre prêteur, dont le nom n'a pas été révélé.
Cependant, les relations entre les entreprises n'ont pas été entièrement rompues. JPMorgan, toujours selon ces sources, serait intéressé par un rôle de garant (expert en évaluation des risques dans les domaines financier, d'assurance ou d'investissement) si Polymarket décidait d'entrer en bourse via une introduction en Bourse. La plateforme elle-même a déclaré qu'elle entretenait toujours avec la banque des « relations de travail étroites et actives ».
La pression des régulateurs s'accentue
La décision de la banque s'inscrit dans une tendance plus large : les marchés de prédiction (nom donné aux plateformes de paris cryptographiques sur des événements) dans le monde entier sont confrontés à une attention croissante de la part des autorités de surveillance. Aux États-Unis, plusieurs États tentent de limiter les activités de ce type de plateformes par le biais de poursuites judiciaires, contestant la légalité des contrats de paris sur l'issue d'événements. Il s'agit aussi bien de Polymarket que de son concurrent Kalshi.
Les restrictions ne concernent pas uniquement les États-Unis. Certains pays imposent également des interdictions d'accès directes à la plateforme, invoquant les risques liés aux jeux d'argent plutôt qu'à des instruments financiers.
L'opinion de l'IA
L'analyse montre que la décision de JPMorgan s'inscrit dans un schéma plus large de méfiance des banques traditionnelles envers ce type de plateformes. Dès 2022, la CFTC avait infligé une amende de 1,4 million de dollars à Polymarket pour avoir fonctionné sans enregistrement, et c'est ce genre d'antécédent réglementaire qui incite les grands investisseurs institutionnels à garder leurs distances, même face à un apparent réchauffement des relations entre Washington et le secteur crypto.
Il convient également de noter que la décision de la banque coïncide avec l'ouverture d'une enquête du Congrès contre Polymarket et Kalshi pour soupçon de délit d'initié sur la base d'informations privilégiées. La rupture des relations avec Polymarket pourrait être une mesure préventive visant à réduire les risques de réputation bien avant que les griefs des régulateurs ne soient rendus publics. Une question se pose : la volonté de JPMorgan de participer à une éventuelle introduction en Bourse de Polymarket sera-t-elle un signal de légitimation définitive du marché des prédictions — ou bien la banque se contente-t-elle de couvrir ses futures commissions, sans assumer les risques opérationnels d'aujourd'hui ?
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