Le président de la Fed, Warsh, "prend un ton de faucon", Goldman Sachs ne croit toujours pas à une "hausse des taux en septembre", JPMorgan affirme qu'"il faut attendre les chiffres de l'emploi et de l'IPC d'août"
Le président de la Fed, Kevin Warsh, a adopté un ton plus ferme ("hawkish") lors de son discours à Jackson Hole, soulignant que l'inflation restait une "préoccupation primordiale". Il a indiqué que la tendance sous-jacente ne s'améliorait pas substantiellement et que des mesures pourraient être nécessaires. Suite à ses propos, les rendements des obligations d'État à 2 ans ont augmenté et les probabilités de marché d'une hausse des taux en septembre ont dépassé 50%.
Cependant, les grandes banques d'investissement maintiennent des prévisions plus prudentes. Morgan Stanley et Goldman Sachs ne voient pas une hausse en septembre comme le scénario de base. Morgan Stanley maintient sa prévision d'une hauxe en décembre, soulignant que les prochaines données sur l'emploi et l'IPC d'août seront déterminantes. Goldman Sachs estime qu'une hausse en septembre ne serait possible qu'en cas de données inflationnistes nettement plus fortes que prévu, anticipant plutôt une augmentation modeste de l'inflation sous-jacente.
Dans son discours, Warsh a également clarifié sa position sur l'objectif d'inflation à 2%, qu'il a décrit comme ferme, et a réaffirmé le rôle central du taux des fonds fédéraux. Il a évalué l'économie comme robuste, avec des dépenses de consommation saines et une forte croissance des investissements des entreprises, notamment liés à l'IA. Il a jugé que les conditions financières actuelles ne pouvaient être décrites comme restrictives.
marsbitIl y a 39 mins