Il y a un an, la bulle des sociétés de trésorerie d’actifs numériques (DAT) a éclaté, entraînant des pertes allant jusqu’à 99 % pour les premiers investisseurs. Aujourd’hui, le même schéma réapparaît sous une nouvelle forme : Triller Group annonce devenir la première « société de trésorerie » détenant des actions SpaceX, faisant grimper sa valorisation de 15 à 63 millions de dollars. Une autre entreprise, LGHL, rebaptise sa marque pour acheter désormais le token HYPE. Ce phénomène rappelle la vague initiale menée par MicroStrategy (MSTR), qui avait créé le concept de « rendement bitcoin » et dont les actions se négociaient à 200 % de la valeur de ses bitcoins. De nombreuses sociétés ont suivi, comme TwentyOne, Metaplanet ou Nakamoto, mais leurs cours se sont effondrés – jusqu’à -95 % dans certains cas, réduisant un investissement de 100 000 $ à seulement 650 $. La raison de cet échec est simple : il n’existe aucune justification structurelle à acheter ces titres avec une prime alors que des ETF bitcoin à faible coût (0,09 %) ou la détention directe sont possibles. La bulle a été alimentée par le FOMO, la mentalité de jeu et le sentiment que les marchés traditionnels sont truqués, poussant certains à spéculer de manière agressive. Les initiés, quant à eux, continuent de profiter de cette dynamique en alimentant l’offre. Comme le montrait déjà la tulipomanie au 17e siècle, les cycles de cupidité et de peur se répètent. Malgré le krach récent, la tentation de « pump and dump » reste forte, et les petits investisseurs en paient le prix. L’histoire se répète, car pour certains, la manipulation n’est pas un bug du système : c’est le produit lui-même.
marsbit1天前




