Warsh n'a que deux choix devant lui : déclencher la « crise financière 2.0 » ou allumer la « crise du dollar 1.0 » ?
L’économiste aka Shan estime que le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, est confronté à un dilemme politique aux conséquences potentiellement désastreuses. Pour lutter contre une inflation persistante, il devra choisir entre deux voies, toutes deux menant à une crise économique majeure.
La première option, une politique résolument restrictive (hausse des taux, réduction du bilan, rigueur budgétaire), risquerait de provoquer l’éclatement de multiples bulles d’actifs simultanées (IA, immobilier, crédit privé), déclenchant une « crise financière mondiale 2.0 » bien plus sévère que 2008.
La seconde option, céder aux pressions en cas de récession et revenir à une politique monétaire ultra-accommodante (taux zéro, assouplissement quantitatif), accélérerait l’effondrement du pouvoir d’achat du dollar, menant à une « crise monétaire mondiale 1.0 ».
Shan souligne que la situation actuelle diffère de 2008 en raison des « effets Cantillon » : l’inflation monétaire massive des dernières décennies, ayant d’abord gonflé les prix des actifs financiers, se répercute désormais sur les prix des matières premières, créant un terrain propice à une inflation élevée voire galopante.
L’analyste considère comme très improbable, « proche de zéro », que Warsh maintienne une ligne dure face à une crise aiguë. Le choix politiquement moins coûteux à court terme, celui d’un nouveau cycle de création monétaire, lui paraît l’issue la plus vraisemblable, au prix d’une grave dépréciation du dollar.
marsbit08/05 11:08