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Payer les frais de passage du détroit en Bitcoin, l'Iran fait-il du battage médiatique ?

L'Iran a annoncé de prélever des frais de passage de 1 dollar par baril sur les pétroliers transitant par le détroit d'Ormuz, payables en bitcoin pendant une trêve de deux semaines. Cette annonce a provoqué une hausse temporaire du prix du bitcoin au-dessus de 73 000 dollars, saluée par les partisans de la crypto-monnaie comme une réalisation symbolique de la vision de « cash électronique » de Satoshi Nakamoto. Dans un contexte de sanctions internationales et d'exclusion du système SWIFT, le bitcoin offre à l'Iran un moyen de contourner les restrictions et d'assurer une autonomie de règment, malgré sa volatilité et sa lenteur relative. Les stablecoins, alternatives plus efficaces, sont jugées risquées car susceptibles d'être gelées par leurs émetteurs. Cependant, la faisabilité de ce plan est remise en question. Le détroit a été fermé peu après l'annonce, et des doutes subsistent quant à la volonté réelle de l'Iran de mettre en œuvre ce système. Même si des bitcoins étaient collectés, leur conversion en devises pour le commerce international serait extrêmement périlleuse sous le régime de sanctions actuelles. L'annonce est donc largement interprétée comme une manœuvre psychologique et un signal envoyé aux États-Unis, visant à démontrer que l'Iran peut opérer en dehors du système financier dominant. Qu'elle soit mise en œuvre ou non, cette déclaration marque l'entrée du bitcoin dans l'arène de la géopolitique, où il devient un outil de pression et un symbole de résistance financière.

Odaily星球日报04/09 08:58

Payer les frais de passage du détroit en Bitcoin, l'Iran fait-il du battage médiatique ?

Odaily星球日报04/09 08:58

Trois semaines de guerre entre les États-Unis et l'Iran : qui gagne de l'argent et qui paie la facture ?

Trois semaines après le début de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a annoncé une perte quotidienne de 11 millions de barils de pétrole, dépassant les crises pétrolières des années 1970. Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran a provoqué des perturbations majeures sur le marché énergétique mondial, avec des dégâts sur plus de 40 infrastructures dans 9 pays du Moyen-Orient. La Russie est un bénéficiaire inattendu : le pétrole russe (Oural) est passé de moins de 60 dollars à près de 90 dollars le baril, réduisant l’écart avec le Brent. Les exportations d’énergies fossiles de la Russie ont augmenté de 8,7 % sur les deux premières semaines de mars, rapportant 77 milliards d’euros. L’Inde a accru ses achats de 48 %. Les consommateurs américains subissent de plein fouet la hausse des prix : l’essence a augmenté de 33 %, atteignant une moyenne nationale de 3,96 dollars le gallon. Les compagnies aériennes, comme United Airlines, réduisent leurs capacités de vol face à la flambée du carburant. Même les livreurs de services comme DoorDash sont touchés et doivent offrir des compensations. L’exemption temporaire des sanctions américaines sur le pétrole russe expire le 11 avril, laissant planer une incertitude supplémentaire sur le marché.

marsbit03/24 05:21

Trois semaines de guerre entre les États-Unis et l'Iran : qui gagne de l'argent et qui paie la facture ?

marsbit03/24 05:21

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