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Les stablecoins sont les "loyalistes" du monde crypto : Open USD fait intervenir l'ancien système monétaire sur le terrain

L'apparition d'Open USD marque un tournant dans la compétition des stablecoins, passant d'une rivalité entre startups cryptographiques à une bataille d'infrastructure impliquant la finance traditionnelle, les réseaux de paiement, les plateformes technologiques et les écosystèmes de blockchains publiques. L'auteur, Hu Yilin, considère que les stablecoins ne sont pas les « modérés » de la révolution cryptographique, mais plutôt les « réformistes royalistes » de l'ancien système monétaire. Ils héritent de l'efficacité de la blockchain mais préservent le rôle central du dollar et de la Fed. Open USD, soutenu par un consortium de plus de 140 entreprises dont Visa, Mastercard, BlackRock et Google, vise à créer un stablecoin dollar mondial avec des frais de frappe nuls et une distribution des revenus de réserve. Cette initiative illustre comment l'ancien système financier adopte directement la technologie blockchain, menaçant les acteurs natifs comme Circle (USDC). Pour Hu Yilin, le vrai enjeu révolutionnaire n'est pas d'améliorer l'efficacité des paiements, mais de remettre en question la nécessité d'une banque centrale comme pilier central de l'ordre monétaire. Les stablecoins, en ancrant leur valeur au dollar, agissent comme une « mise à jour blockchain » de l'hégémonie du dollar, renforçant potentiellement ce dernier plutôt que de la renverser. Il compare cela au système de Tycho Brahe en astronomie, qui adoptait des avancées techniques mais refusait le décentrement de la Terre. La véritable révolution cryptographique, à l'image de Copernic, consisterait à accepter que la monnaie puisse émerger et être stable sans autorité centrale fixe, par la seule dynamique du marché. Tant que le dollar reste immuable au centre, les stablecoins, même performants, ne sont que des instruments au service de l'ancien ordre.

链捕手07/04 02:44

Les stablecoins sont les "loyalistes" du monde crypto : Open USD fait intervenir l'ancien système monétaire sur le terrain

链捕手07/04 02:44

Le fondateur d'ENS veut « reprendre le pouvoir » aux mains du DAO

Le 29 juin, le fondateur d'ENS, Nick Johnson, a massivement voté contre une proposition visant à renouveler pour deux ans le pouvoir de veto d'un comité de sécurité au sein de l'ENS DAO, inversant le résultat initial du vote. Ce comité, créé en 2024 pour protéger le trésor du DAO contre des propositions malveillantes, ne peut que bloquer ces dernières et son mandat doit être renouvelé périodiquement. Cette action intervient dans un contexte de tensions croissantes sur la gouvernance d'ENS DAO. Depuis fin 2025, Nick Johnson et d'autres ont critiqué l'inefficacité, les luttes politiques internes et la baisse de qualité des contributions au sein du DAO. Une proposition récente de la COO Katherine Wu suggère de transférer la gestion quotidienne et la stratégie du trésor à une Fondation ENS restructurée, tout en laissant les décisions protocolaires clés au DAO. Cette idée est contestée par certains comme Brantly Millegan, qui y voient une centralisation du pouvoir et une dépossession des détenteurs de jetons. Nick Johnson justifie son vote contre le renouvellement du comité par des craintes concernant le manque de contre-pouvoirs et un possible usage politique du veto. En réponse, une nouvelle proposition a été faite pour renforcer les garde-fous. Cette situation reflète un débat plus large entre les partisans d'une décentralisation absolue et ceux prônant une gouvernance plus efficace face au déclin des revenus du protocole. La pression est désormais sur Nick Johnson et l'équipe centrale pour démontrer que les changements qu'ils promeuvent apporteront de meilleurs résultats que le système DAO actuel.

Foresight News07/02 02:17

Le fondateur d'ENS veut « reprendre le pouvoir » aux mains du DAO

Foresight News07/02 02:17

Alan Greenspan décédé : les règles du marché qu'il a écrites, Warsh est en train de les réécrire

L'ancien président de la Fed, Alan Greenspan, est décédé le 22 juin 2026 à l'âge de 100 ans. Sa carrière de 19 ans a profondément marqué les marchés financiers. Il est célèbre pour avoir instauré le "Greenspan Put" – la conviction que la Fed interviendrait pour soutenir les marchés en cas de chute importante, comme après le "Lundi noir" de 1987. Son langage délibérément opaque, illustré par sa mise en garde contre "l'exubérance irrationnelle" en 1996, démontrait son pouvoir d'influencer les marchés par la seule communication. Son héritage est cependant ambivalent. Sa réponse agressive à la bulle Internet et aux attentats du 11 septembre, en abaissant les taux à 1% pendant un an, est souvent citée comme ayant contribué à la bulle immobilière et à la crise financière de 2008. Quelques jours avant sa mort, le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, a lancé une révision complète des opérations de la banque centrale. Il remet notamment en cause le "forward guidance" (orientation prospective), un outil de communication devenu central. En cherchant à brouiller les signaux sur les futures interventions, Warsh pourrait démanteler l'une des bases du "Greenspan Put". La disparition de Greenspan symbolise ainsi la fin possible d'une ère où les marchés pouvaient compter sur des interventions prévisibles de la Fed, ouvrant un chapitre plus incertain.

marsbit06/23 02:53

Alan Greenspan décédé : les règles du marché qu'il a écrites, Warsh est en train de les réécrire

marsbit06/23 02:53

La SEC américaine envisage d'abroger une vieille règle de 2005 : que signifie-t-elle pour les actions tokenisées ?

Le 11 juin, la SEC américaine a proposé de supprimer les Règles 611 et 610(e) du Règlement NMS, une réforme potentielle de la structure des marchés traditionnels. La Règle 611, dite « trade-through rule », empêche les transactions d'ignorer les meilleures cotations disponibles sur d'autres plateformes. La SEC estime qu'elle est devenue moins nécessaire dans un marché désormais hautement automatisé, et qu'elle génère des coûts de conformité et une fragmentation excessive. La Règle 610(e) restreint les « cotations verrouillées » (prix d'achat égal au prix de vente) et « croisées » (prix d'achat supérieur au prix de vente). Sa suppression pourrait permettre des écarts de prix plus serrés, tout en réduisant la complexité des systèmes. Cette proposition est pertinente pour le monde de la tokenisation, car la SEC évoque explicitement les technologies de registre distribué et les contrats intelligents. En assouplissant ces règles conçues en 2005, la SEC pourrait ouvrir un espace pour des mécanismes de négociation plus innovants et compatibles avec des actifs tokenisés fonctionnant 24h/24. Cependant, cette réforme ne résout pas les défis réglementaires fondamentaux liés à la tokenisation des titres. La SEC estime que cette suppression pourrait générer des économies annuelles de 54 à 77 millions de dollars pour les acteurs du marché en réduisant les complexités induites par la réglementation.

Foresight News06/12 09:37

La SEC américaine envisage d'abroger une vieille règle de 2005 : que signifie-t-elle pour les actions tokenisées ?

Foresight News06/12 09:37

Le président le plus riche des 112 ans d’histoire de la Fed arrive : Kevin Warsh est en train de réécrire les règles

Localisation : Kevin Warsh, dont la fortune personnelle dépasse 130 millions de dollars, est devenu le 24e président de la Réserve fédérale américaine (Fed) le 22 mai, après confirmation par le Sénat. Ancien banquier d'affaires chez Morgan Stanley et ex-membre du Conseil des gouverneurs de la Fed (2006-2011), il est le président le plus riche de l'histoire de l'institution. Contexte et défis : Warsh arrive à un moment délicat où la Fed est confrontée au dilemme d'un Trésor américain qui émet massivement de la dette (expansion budgétaire) tandis que les tentatives de réduction du bilan de la Fed (quantitative tightening) sont bloquées. Il hérite d'un bilan de 6 700 milliards de dollars. Propositions et orientations : Non issu du milieu universitaire, Warsh propose une approche non conventionnelle : associer une réduction du bilan de la Fed ("rétrécissement du bilan") à des baisses des taux d'intérêt. Sa théorie est qu'un bilan trop gonflé agit comme un assouplissement monétaire latent, et que le réduire permettrait aux taux directeurs d'être plus efficaces. Il plaide également pour une réforme du cadre de communication de la Fed (moins de guidage prospectif, plus de discipline dans les prises de parole des officiels) et pour que l'institution se concentre sur son mandat principal ("rester dans sa voie"). Indépendance et style : Lors de ses auditions, Warsh a défendu l'indépendance de la politique monétaire mais avec une approche plus pragmatique que son prédécesseur Jerome Powell, considérant que les commentaires publics des élus sur les taux ne constituent pas une menace en soi. Son parcours le montre comme un "monétariste pragmatique", ajustant ses positions en fonction du contexte politique et économique. Implications pour les marchés : Son arrivée pourrait maintenir une volatilité élevée sur le marché des Treasuries (obligations d'État américaines) en raison de la pression persistante de l'offre de dette. À plus long terme, la dynamique d'expansion budgétaire et l'incapacité à réduire le bilan de la Fed pourraient continuer d'éroder progressivement l'ancrage de crédit du dollar, accélérant les tendances de dédollarisation (réduction des réserves en dollars, augmentation des règlements en d'autres devises comme le yuan dans le commerce pétrolier). Pour les investisseurs, la diversification (vers l'or, les actifs en RMB) reste une stratégie clé.

链捕手05/25 06:23

Le président le plus riche des 112 ans d’histoire de la Fed arrive : Kevin Warsh est en train de réécrire les règles

链捕手05/25 06:23

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