Des groupes catholiques et de l'application de la loi mettent en garde contre la loi CLARITY qui pourrait affaiblir les garde-fous contre la criminalité liée aux crypto-actifs
Une coalition de dirigeants catholiques, de groupes liés à l'application de la loi et de défenseurs de la lutte contre la traite des êtres humains met en garde contre le projet de loi CLARITY Act. Ils estiment qu'il pourrait affaiblir les garde-fous utilisés pour lutter contre la criminalité facilitée par les crypto-monnaies. Leurs critiques portent principalement sur des dispositions qui protégeraient les développeurs de logiciels non-custodiaux d'être assimilés à des transmetteurs de fonds.
Ce débat soulève une question centrale de la régulation des crypto-actifs : comment distinguer un logiciel neutre d'une intermédiation financière ? Les partisans des crypto-monnaies soutiennent que les développeurs publiant du code non-custodial ne devraient pas être régulés comme des plateformes d'échange. Les critiques, quant à eux, craignent que des exemptions trop larges ne rendent plus difficile le suivi des financements illicites.
Le logiciel non-custodial est au cœur de la finance décentralisée (DeFi), permettant des transactions sans qu'une entreprise ne contrôle les fonds. Si cette architecture est un pilier de la valeur des crypto-actifs, elle pose aussi des défis pour les autorités lorsque des acteurs malveillants l'utilisent.
L'opposition rencontrée par le CLARITY Act signifie que ses partisans devront répondre aux préoccupations concernant d'éventuelles lacunes favorisant la finance illicite. Cela pourrait conduire à des amendements, des protections plus limitées ou des obligations de déclaration supplémentaires. Pour l'industrie, l'enjeu est de taille : des règles plus claires pourraient stimuler les investissements, mais si le projet est perçu comme affaiblissant la lutte contre le crime, son adoption politique deviendra plus difficile.
bitcoinistIl y a 2 h