Une vente massive d'obligations à long terme impose une réévaluation budgétaire sévère
Une vente massive et synchronisée des obligations à long terme a entraîné une forte hausse des rendements à des niveaux inédits depuis des années, voire des décennies. Les rendements des obligations du Trésor américain à 30 ans ont atteint environ 5,25 %, un sommet depuis 2001, tandis que ceux des Bunds allemands à 30 ans approchent 3,73 %, leur plus haut niveau depuis 2011. Les rendements des obligations françaises (OAT) et japonaises ont également atteint des niveaux historiquement élevés.
Cette hausse marque la fin de l'ère de l'argent bon marché et constitue un signal clair des marchés obligataires : les investisseurs exigent désormais une prime pour compenser les risques d'inflation, l'offre abondante de dette publique et la fin du soutien massif des banques centrales. Celles-ci, comme la Réserve Fédérale et la Banque du Japon, se retirent progressivement du marché en réduisant leurs achats d'obligations.
La pression principale vient des politiques budgétaires. Des pays comme les États-Unis, la France ou le Japon, qui ont accumulé d'importantes dettes tout en augmentant leurs dépenses, voient leurs coûts de financement s'alourdir. Aux États-Unis, les paiements d'intérêts annuels dépassent désormais 1 000 milliards de dollars. La hausse des rendements à long terme affecte également les ménages via les taux hypothécaires et les entreprises via le coût de leurs emprunts. Les marchés de la dette imposent désormais leurs conditions.
cryptonews.ruIl y a 2 h