7 ans pour créer une entreprise ? 9 ans pour tourner un film ? Les parents de la génération 90 forment des « enfants prodiges de l'IA »
Ces dernières années, les camps d’été et ateliers de recherche sur l’IA destinés aux enfants se multiplient en Chine, promettant des résultats spectaculaires : créer un film en un jour à 7 ans, fonder une startup en 6 jours à 10 ans, ou encore remporter des concours d’entrepreneuriat lycéen. Ces offres, souvent très onéreuses, surfent sur l’anxiété des parents – majoritairement issus de la génération des années 1990 – confrontés à l’essor de l’IA dans le monde professionnel et craignant que leurs enfants ne soient dépassés.
Pourtant, derrière ces promesses alléchantes se cache une réalité moins glorieuse. Ces formations privilégient souvent l’aspect pratique et commercial immédiat (utilisation d’outils comme Doubao, pitchs de startup) au détriment des bases théoriques et d’un apprentissage solide. Certains enfants en viennent même à utiliser l’IA pour tricher aux devoirs. Des personnalités comme le joueur d’échecs Ke Jie dénoncent cette tendance comme une “taxe sur l’ignorance”.
L’article souligne que cette frénésie reflète surtout les angoisses des parents, témoins des restructurations et remplacements de postes liés à l’IA dans leurs entreprises. Ils projettent cette pression sur leurs enfants, espérant en faire des “enfants prodiges de l’IA”. Cependant, les véritables jeunes talents dans ce domaine, comme l’Australien Alby Churven ou l’Américaine Carina Letong Hong, restent rares et doivent toujours suivre un parcours éducatif classique pour être pris au sérieux. Le conseil implicite est le suivant : plutôt que de courir après des succès précoces et souvent illusoires, il est préférable de construire des fondations académiques solides pour les jeunes générations.
marsbit07/20 00:32