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L'ennemi le plus dangereux du marché haussier de l'IA n'est pas la bulle, mais le marché obligataire ?

**L'avertissement de Bank of America : les marchés obligataires, principale menace pour le bull market de l'IA** La pression sur les marchés obligataires constitue désormais la variable la plus dangereuse pour le rallye des actions liées à l'intelligence artificielle, selon Michael Hartnett, stratège en chef des investissements de Bank of America. Le rendement des obligations du Trésor américain à 30 ans atteignant son plus haut niveau depuis 2007 et les écarts de crédit (CDS) des hyperscalers du cloud à des sommets historiques signalent un resserrement significatif des conditions financières. Le cadre "FCI > EPS" de Hartnett indique que l'impact de ce durcissement dépasse désormais le soutien des bénéfices des entreprises. Cette pression pourrait même contraindre la Fed à relever les taux pour stabiliser les rendements obligataires, une mesure néfaste pour les actions. Parallèlement, les investisseurs obligataires remettent en question la logique de rentabilité des dépenses d'investissement massives en IA, s'inquiétant de qui financera la suite si leur appétit s'épuise. Face à ce scénario, Hartnett recommande des positions défensives : privilégier les actions défensives, à haut dividende et les obligations de longue durée, tout en étant vendeur sur les secteurs bancaire, technologique et industriel. Dans un contexte macro marqué par des pressions sur l'offre (main-d'œuvre, commerce, pétrole) et un financement public abondant, l'or et le bitcoin pourraient voir un creux se former en 2026.

marsbit07/27 11:36

L'ennemi le plus dangereux du marché haussier de l'IA n'est pas la bulle, mais le marché obligataire ?

marsbit07/27 11:36

Trois grandes "reflexivités" planent sur le marché

Selon un rapport de Rich Privorotsky de Goldman Sachs, les marchés mondiaux sont actuellement confrontés à trois boucles réflexives inquiétantes qui se renforcent mutuellement, créant un équilibre fragile. Premièrement, la boucle pétrole-politique : la flambée des prix du pétrole (Brent brièvement au-dessus de 100 dollars) teste l'attente d'une intervention politique pour protéger l'économie et les taux de soutien. L'absence de réaction alimente la pression sur les marchés, exacerbée par la remontée des taux. Les coûts énergétiques commencent à se répercuter sur l'inflation alimentaire et les résultats d'entreprises, comme le montre la révision à la baisse des prévisions d'American Airlines. Deuxièmement, l'escalade des dépenses d'investissement (CapEx) des géants technologiques : la forte augmentation du CapEx de Google (guidé à 1950-2050 milliards de dollars pour 2026), entraînant un flux de trésorerie libre négatif, a été mal reçue par le marché. Celui-ci ne considère plus ces dépenses massives comme des investissements sans risque. Cette dynamique force une surenchère concurrentielle, pesant sur tout le secteur du cloud. Parallèlement, l'écart entre les modèles d'IA propriétaires de pointe et les modèles open source se réduit rapidement, rendant la bataille économique plus imprévisible. Troisièmement, les risques liés à la dette et au financement de l'IA : la dépréciation récente d'obligations émises pour financer des infrastructures d'IA (comme l'émission "Hyperion" de Meta) signale un durcissement des conditions de financement. Alors que la conversion du flux de trésorerie libre se dégrade à cause des investissements massifs, le risque d'une future surcapacité et de lourdes charges d'amortissement augmente. À surveiller : les résultats de Microsoft pour évaluer l'équilibre du secteur, et l'introduction en bourse du fabricant chinois de puces mémoire CXMT, qui pourrait impacter significativement le marché des semi-conducteurs. Dans ce environnement réflexif, chaque variable est à la fois cause et conséquence, ressemblant au cercle vicieux observé sur la question pétrolière.

链捕手07/27 10:35

Trois grandes "reflexivités" planent sur le marché

链捕手07/27 10:35

Warsh aux commandes de la Fed : Une mise en scène du capital pour céder la voie à la productivité de l'IA

Le Sénat a confirmé Kevin Warsh à la présidence de la Fed par un vote serré de 54 contre 45. L’auteur soutient que cette nomination dépasse le récit politique et s’inscrit dans un réaménagement structurel de l’économie, centré sur l’intelligence artificielle. Selon sa « Première Loi du Code Universel », le capital se dirige vers les configurations qui génèrent le plus d’intelligence par unité d’énergie, actuellement incarné par le cycle des semi-conducteurs, les infrastructures énergétiques et l’IA. Warsh, ancien investisseur dans la technologie, est considéré comme le candidat le mieux placé pour comprendre cette transformation. Il plaide pour un changement de régime monétaire, combinant la répression financière de l’après-guerre et la stratégie de productivité d’Alan Greenspan des années 1990. L’objectif : permettre une politique monétaire plus accommodante pour que la vague de productivité liée à l’IA absorbe les tensions inflationnistes, sans étrangler l’expansion par des taux restrictifs. Cette approche est cruciale face à la dette fédérale américaine colossale, qui nécessite de maintenir des acheteurs étrangers pour les obligations d’État. Le secrétaire au Trésor, Bessant, travaille sur des accords internationaux (avec la Chine, le Japon, la Corée, les pays du Golfe) pour assurer cette demande, tandis que Warsh devra aligner la politique de la Fed pour soutenir cette architecture. La clé du succès réside dans le comportement du marché obligataire dans les prochains mois. Si les rendements restent contenus, le cadre pourrait prolonger le cycle, bénéficiant aux actifs risqués, aux cryptomonnaies et aux actifs liés aux dépenses en IA. Sinon, l’ensemble du dispositif risque d’échouer.

marsbit05/14 10:12

Warsh aux commandes de la Fed : Une mise en scène du capital pour céder la voie à la productivité de l'IA

marsbit05/14 10:12

La flambée des prix du pétrole ne fait plus grimper les taux, de quoi le marché a-t-il peur ?

Depuis la fermeture du détroit d’Hormuz le 2 mars, environ 17,8 millions de barils de pétrole par jour ont été coupés des marchés mondiaux. En mars, le Brent a augmenté de près de 60 % et le WTI d’environ 53 %, marquant la hausse mensuelle la plus forte jamais enregistrée. Contrairement à la tendance historique, où la hausse des prix du pétrole entraînait une augmentation des rendements obligataires en raison des anticipations inflationnistes, cette fois, les taux des bons du Trésor à 10 ans ont chuté de manière significative, passant de 4,44 % à 3,92 % fin mars. Ce revirement reflète un changement de perception du marché : les craintes de récession surpassent désormais celles de l’inflation. Les épisodes précédents de chocs pétroliers (1973, 1979, 1990, 2008) ont souvent précédé des recessions économiques. Bien que le choc de 2022 n’ait pas conduit à une récession, il a déclenché une inflation record. Des institutions comme Goldman Sachs et EY-Parthenon ont relevé la probabilité d’une récession américaine à respectivement 30 % et 40 %. La Réserve fédérale, sous la direction de Jerome Powell, adopte une attitude attentiste, espérant distinguer si le choc est temporaire ou durable. Les marchés obligataires anticipent déjà un scénario de stagflation, défavorable tant aux obligations qu’aux actions. Durant la grande stagflation (1973–1982), l’or et les matières premières ont surperformé, tandis que les actions et les obligations ont enregistré des rendements réels négatifs. Une stratégie d’investissement traditionnelle 60/40 (obligations/actions) serait particulièrement vulnérable. Si le scénario de choc persiste, le Brent pourrait atteindre 150 dollars, selon la Société Générale, bien que Goldman table sur un retour à 80 dollars d’ici la année en cas de réouverture du détroit d’Hormuz. Pour l’instant, le marché parie sur la récession.

marsbit03/31 03:09

La flambée des prix du pétrole ne fait plus grimper les taux, de quoi le marché a-t-il peur ?

marsbit03/31 03:09

Arrêtez de ne regarder que le prix du pétrole, le marché obligataire est le véritable indicateur

L'article souligne que le marché obligataire, et non plus le pétrole, est devenu le principal indicateur des tensions économiques actuelles. Depuis le début de la guerre en Iran il y a 27 jours, le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans est passé de 3,92 % à 4,42 %, soit une hausse de 50 points de base. Cette forte remontée des taux a radicalement changé les anticipations de marché, passant de discussions sur les futures baisses de taux à des spéculations sur de possibles hausses. Cette pression sur les obligations est principalement driven par la résurgence de l'inflation, les anticipations sur 12 mois ayant grimpé à 5,2 %, un plus haut depuis mars 2023. Le marché du travail, bien que faible, est relégué au second plan face à ce risque inflationniste. L'auteur identifie une "zone de changement de politique" (Policy Shift Zone) entre 4,50 % et 4,70 % pour le rendement à 10 ans. Atteindre ce niveau rendrait une intervention du gouvernement Trump très probable, comme cela a été le cas lors de précédents épisodes de volatilité. Un premier signal d'intervention a d'ailleurs été observé le 23 mars, lorsque le président a annoncé reporter des frappes et engagé des pourparlers avec l'Iran. En conclusion, l'article conseille de surveiller étroitement le marché obligataire, car il dicte désormais les conditions financières, influence les politiques gouvernementales et limite le potentiel de baisse des marchés actions à mesure que les taux approchent de seuils critiques. La résolution du conflit est attendue dans les semaines, et non les mois, à venir.

marsbit03/27 07:01

Arrêtez de ne regarder que le prix du pétrole, le marché obligataire est le véritable indicateur

marsbit03/27 07:01

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