Goldman Sachs affirme avec conviction : C'est le plus grand cycle de besoins en capitaux de l'histoire de l'humanité, la Fed n'est qu'un spectateur
L'institution financière Goldman Sachs, par l'intermédiaire de son responsable européen des hedge funds Mark Wilson, affirme que l'économie mondiale est entrée dans un "cycle de demande de capitaux le plus important de l'histoire". La période de "surépargne" et de taux bas prend fin, remplacée par une compétition intense pour le capital, portée simultanément par l'infrastructure de l'IA, la réindustrialisation, les dépenses de défense, la transition énergétique, la relocalisation des chaînes d'approvisionnement et les besoins de financement des États.
Le rapport souligne que la hausse des rendements obligataires, comme celle du taux à 30 ans américain, est principalement structurelle, pilotée par cette demande de capitaux, et non par la politique monétaire de la Fed, réduite au rôle de "passagère".
Malgré un indice boursier apparemment calme en juillet, une turbulence extrême a régné sous la surface, avec une dispersion record des performances individuelles (Amazon +15% vs Apple -10% en une journée) et un effondrement du facteur momentum, provoquant une dérisquage massif des investisseurs.
Bien que les bénéfices des entreprises restent solides, le marché devrait connaître une phase de digestion en août. Les raisons incluent l'ajustement progressif aux taux plus élevés, les modèles de risque perturbés par la volatilité de juillet, et les rendements historiquement nuls pour le S&P 500 entre août et les élections de mi-mandat.
Un point central est la validation par les géants du cloud (Amazon, Microsoft, Alphabet) de leur stratégie d'investissement massif dans l'IA. Leurs prévisions de dépenses en capital pour 2027-2028 sont "stupéfiantes" (par exemple, 415 Md$ pour Alphabet en 2028), mais soutenues par une croissance et une rentabilité perçues comme exceptionnelles. Amazon estime même qu'AWS pourrait devenir une activité générant 1000 milliards de dollars de revenus.
En conclusion, nous traversons une période de transition paradoxale où le secteur privé investit à plein régime dans un avenir transformé par l'IA, tandis que le secteur public est de plus en plus contraint par le coût du capital. Cette tension soulève à terme des choix politiques difficiles, mais pour l'instant, le super cycle de l'IA se poursuit.
marsbitIl y a 6 mins