Pourquoi les prix du pétrole continuent-ils d'augmenter ? Seulement neuf navires par jour transitent par le détroit d'Ormuz

Publié le 2026-08-21Dernière mise à jour le 2026-08-21

Résumé

Le prix du pétrole a augmenté pendant plusieurs jours consécutifs, et une prise de bénéfices à court terme n'est donc pas surprenante. Cependant, il existe actuellement peu de signaux capables de réduire la prime de risque : les négociations n'ont pas encore repris, le nombre de passages dans le détroit reste faible, et les approvisionnements majeurs du Golfe ne sont pas revenus à leur rythme normal. Comparé à de nouvelles déclarations verbales, le nombre réel de navires passant quotidiennement par le détroit d'Hormuz déterminera plus directement la prime d'approvisionnement que l'USOILUSDT pourra conserver.

Résumé

Le conflit américano-iranien tarde à se tourner vers un cessez-le-feu, et l'offre des pays producteurs du Golfe reste limitée. Le Brent et le WTI ont augmenté de plus de 7 % et 8 % respectivement au cours des cinq dernières séances de bourse, le nombre quotidien de navires traversant le détroit d'Ormuz reste bien inférieur aux niveaux d'avant-guerre, et le flux physique est devenu le principal moteur de la hausse des prix du pétrole.

Les prix internationaux du pétrole ont peu évolué en début de séance vendredi, mais la tendance de la semaine est claire. Selon les données de Reuters, à la première heure le 21 août, heure de Singapour, les contrats à terme sur le pétrole brut Brent s'échangeaient à 93,82 dollars le baril, et ceux sur le brut WTI à 86,78 dollars. La veille, ils avaient augmenté de 2,4 % et 2,3 % respectivement.

Sur une période de cinq séances de hausse consécutives, le Brent a accumulé une progression de plus de 7 % et le WTI de plus de 8 %, atteignant tous deux leur plus haut niveau depuis le 24 juillet. La stabilité relative de vendredi ressemble davantage à une digestion des gains des jours précédents et ne change pas le schéma d'une deuxième semaine consécutive de hausse pour les prix du pétrole.

Le marché trade l'offre manquante

Derrière cette hausse, la guerre entre les États-Unis et l'Iran reste la cause la plus directe. L'accord de paix précédent est arrivé à expiration et les parties n'ont pas relancé les négociations. Le président américain Trump a menacé de représailles économiques contre les pays soutenant l'Iran, et les Émirats arabes unis ont également suspendu cette semaine leurs échanges financiers et économiques avec l'Iran. En l'absence de signaux d'apaisement, l'offre des principaux pays producteurs comme l'Arabie saoudite, l'Irak, les Émirats arabes unis et le Koweït continue donc d'être entravée.

Les nouvelles de la guerre peuvent changer chaque jour, mais ce à quoi les prix du pétrole sont vraiment sensibles, c'est de savoir si ces nouvelles modifient les quantités de chargement, de transport maritime et d'exportation. La réponse actuelle reste orientée vers une offre limitée. Depuis les frappes militaires des États-Unis et d'Israël contre l'Iran le 28 février, le blocus du détroit d'Ormuz par l'Iran et les attaques contre les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient ont perturbé le transport mondial de pétrole et de gaz.

Neuf navires par jour, loin des niveaux d'avant-guerre

Mercredi, seulement neuf navires ont traversé le détroit d'Ormuz, un nombre identique à celui de la veille et bien inférieur aux niveaux d'avant-guerre. Avant le conflit, le volume de pétrole transporté par cette voie maritime représentait environ un cinquième de la consommation mondiale. Tant que le trafic ne se redresse pas significativement, le marché ne peut considérer cette offre comme restaurée.

Cela explique pourquoi les prix du pétrole continuent de grimper même lorsque le conflit est dans l'impasse. L'impasse n'équivaut pas à un arrêt des risques, mais signifie au contraire que l'offre limitée pourrait durer plus longtemps. Les raffineurs et les négociants doivent supporter des coûts plus élevés pour les sources alternatives, les détours de transport et l'incertitude des livraisons, et les contrats à échéance proche reflètent d'abord cette tension.

Les prix du pétrole ayant augmenté pendant plusieurs jours consécutifs, des prises de bénéfices à court terme ne sont pas surprenantes. Mais pour l'instant, les signaux susceptibles de réduire la prime de risque ne sont pas nombreux : les négociations n'ont pas repris, le nombre de transits par le détroit reste faible, et les principales sources d'approvisionnement du Golfe ne sont pas revenues à un rythme normal. Comparé à de nouvelles déclarations verbales, le nombre réel de navires traversant quotidiennement le détroit d'Ormuz déterminera plus directement la prime d'offre que le USOILUSDT pourra conserver dans la période à venir.

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