Le marché traverse actuellement une phase de reprixage macroéconomique dominée par la géopolitique. L'escalade de la situation liée à l'Iran accroît les incertitudes concernant l'offre énergétique, la trajectoire inflationniste et les perspectives de croissance mondiale. Le marché anticipait auparavant un assouplissement des politiques, mais avec la montée des risques de contagion du conflit, le calendrier des baisses de taux commence à être réévalué, intégrant même progressivement une trajectoire politique plus restrictive.
D'après la tarification actuelle, le marché a tendance à considérer ce choc comme une perturbation inflationniste temporaire, en supposant implicitement que les impacts sur l'énergie et le transport maritime sont relativement maîtrisables et s'atténueront dans un délai raisonnable. Cependant, à mesure que les risques s'accumulent, l'interaction entre l'énergie, les taux d'intérêt et l'appétit pour le risque se renforce, et le récit macroéconomique évolue d'un « choc inflationniste à court terme » vers un « choc de croissance potentiel ». Dans ce processus, la performance du Bitcoin commence à montrer des caractéristiques structurelles différentes de celles des actifs traditionnels.
Le choc inflationniste domine la tarification : L'énergie et les taux d'intérêt remodèlent la performance des actifs risqués
La première phase de ce choc est principalement motivée par les pressions inflationnistes dues à la hausse des prix du pétrole. Des prix plus élevés du Brent poussent les anticipations inflationnistes à la hausse et resserrent les conditions financières, exerçant une pression sur les actifs risqués. À ce stade, ni les actions ni le Bitcoin ne peuvent complètement éviter une pression de correction.
Cependant, comparé aux actifs risqués traditionnels, le Bitcoin présente une différence clé : son prix a déjà connu une baisse significative, limitant ainsi les pressions de vente passives potentielles sur le marché. Cet « avantage positionnel » lui confère une plus grande résistance aux chocs macroéconomiques similaires. Parallèlement, dans un environnement de prix du pétrole élevés, les taux d'intérêt réels restent élevés, ce qui augmente le coût d'opportunité de l'or, tandis que le Bitcoin n'a pas de coût de détention physique, lui donnant ainsi un avantage comparatif croissant.
Si le choc persiste, le marché pourrait entrer dans une deuxième phase, passant progressivement des préoccupations inflationnistes aux inquiétudes sur la croissance. L'affaiblissement des produits industriels, comme le cuivre, commence à refléter une demande freinée, et les anticipations de croissance mondiale s'affaiblissent marginalement. À ce stade, la simple logique inflationniste ne suffira plus à expliquer les mouvements du marché, et le cadre de tarification macroéconomique commence à changer.
Des inquiétudes sur la croissance à la réponse politique : Les anticipations de liquidités pourraient devenir la variable clé
Si le choc se prolonge davantage, le marché entrera très probablement dans une troisième phase, celle de la réponse politique. Lorsque les pressions sur la croissance s'intensifient et que les conditions financières continuent de se resserrer, les décideurs politiques interviennent souvent par des mesures budgétaires ou monétaires, incluant le contrôle des prix, des subventions ou des injections de liquidités plus larges.
Le changement clé à ce stade est que la tarification du marché passera d'une logique « dominée par l'inflation » à une logique « dominée par les anticipations de liquidités ». L'expérience historique montre que dans les environnements où les liquidités sont réinjectées, le Bitcoin bénéficie souvent de son statut d'actif non souverain, faisant preuve d'une plus grande résilience.
Parallèlement, la structure des flux de capitaux mondiaux évolue également. Depuis le gel des réserves de la Banque centrale russe, la confiance du marché dans la « neutralité » des actifs de réserve a été ébranlée. Les pays exportateurs de ressources ajustent la structure de leur allocation d'actifs, passant progressivement des obligations et actions américaines vers l'or et d'autres actifs. Ce changement comprime l'espace de liquidité mondiale et pousse les taux d'intérêt à long terme à la hausse, rendant l'environnement macroéconomique plus complexe. Dans ce contexte, la performance relative du Bitcoin dépend non seulement de l'appétit pour le risque, mais aussi de sa position dans le cycle de liquidités. Dès que le marché commence à intégrer des anticipations d'assouplissement politique, l'avantage relatif du Bitcoin pourrait se renforcer.
Dans l'ensemble, la trajectoire d'évolution de ce choc macroéconomique passe progressivement d'un « choc inflationniste tiré par le pétrole » à un « choc de croissance sous contraintes énergétiques », pour potentiellement aboutir à une « phase de liquidités dominée par l'intervention politique ». Dans ce processus, les actifs traditionnels font face à une double pression des taux d'intérêt et de la croissance, tandis que le Bitcoin, ayant déjà subi un ajustement de prix significatif et étant plus sensible aux liquidités, commence à montrer une résilience relative.
Pour les investisseurs, l'enjeu à ce stade ne réside pas dans la volatilités à court terme elle-même, mais dans l'identification des transitions de phase du récit macroéconomique. Une fois que le marché passera d'une logique inflationniste à une logique de liquidités, le Bitcoin pourrait se transformer d'un actif subissant passivement la pression en un bénéficiaire relatif dans le nouveau cycle de tarification.
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