L'inflation ne s'améliore pas, Warsh soutiendra-t-il une hausse des taux vendredi ?
L'inflation américaine reste inchangée en juillet, le PCE affichant une hausse de 3,7% sur un an, identique à juin, et persistant au-dessus de l'objectif de 2% de la Fed. Bien que cela ne représente pas une détérioration, l'inflation a dépassé les attentes des économistes, qui anticipaient une baisse à 3,6%. Cette stagnation, associée à une croissance économique ralentie (1,5% au T2) et à une absence de progression des dépenses de consommation en termes réels, intensifie le débat sur la politique monétaire.
Les probabilités d'une hausse des taux en septembre ont augmenté après la publication des données. La situation est contrastée : certains arguments soutiennent l'attente (absence d'aggravation, ajustements méthodologiques à venir), tandis que d'autres plaident pour un resserrement (inflation persistante, pressions tarifaires avec le Canada, prix des services hors logement en hausse). L'économie présente un tableau mixte, avec une consommation intérieure et des investissements privés solides, masqués dans le PIB par une poussée des importations, notamment liées aux investissements en IA.
Tous les regards se portent désormais sur le discours du président de la Fed, Kevin Warsh, à Jackson Hole vendredi. Il doit clarifier sa position sur la trajectoire de l'inflation et la possibilité d'une nouvelle hausse des taux, dans un contexte où les prix restent un enjeu électoral majeur à dix semaines des élections de mi-mandat.
marsbitIl y a 6 mins