La Maison Blanche a publié sur son site officiel une page intitulée "Fuites de laboratoire : la véritable origine du Covid-19", affirmant que la cause la plus probable de la pandémie est une fuite d'un laboratoire de Wuhan. Ce contenu s'appuie sur les conclusions du Sous-comité spécial sur la pandémie de coronavirus du Comité de surveillance et de responsabilité de la Chambre des représentants des États-Unis, qui a enquêté sur l'origine de la maladie.
La page énumère plusieurs arguments en faveur de la version du laboratoire. Les auteurs indiquent que le virus possède une caractéristique biologique non observée dans la nature et que tous les cas détectés remontent à un seul épisode d'introduction du pathogène dans la population humaine, contrairement aux pandémies précédentes où les contaminations de l'animal à l'homme se sont produites à plusieurs reprises et de manière indépendante.
Arguments en faveur de l'origine en laboratoire
La page note que c'est à Wuhan que se trouve le principal laboratoire chinois spécialisé dans la recherche sur les coronavirus de la famille du SRAS. Selon les auteurs, ce laboratoire menait auparavant des expériences visant à modifier intentionnellement les gènes de virus pour améliorer leurs propriétés (gain de fonction), avec un niveau de biosécurité insuffisant.
Il est également mentionné que des employés de l'Institut de virologie de Wuhan (WIV) ont présenté des symptômes similaires au COVID à l'automne 2019, plusieurs mois avant que la maladie ne soit officiellement signalée sur un marché local de fruits de mer. Les auteurs de la page concluent que si des preuves de l'origine naturelle du virus existaient, elles auraient déjà fait surface, ce qui n'a pas été le cas.
Le site de la Maison Blanche affirme par ailleurs que l'article "L'origine proximale du SRAS-CoV-2", précédemment utilisé pour réfuter la théorie de la fuite, a été initié par l'immunologue Anthony Fauci pour promouvoir le récit d'une origine naturelle du virus.
Position du sous-comité du Congrès
Les thèses exposées correspondent au contenu du rapport final du sous-comité "Analyse de la réponse à la pandémie de COVID-19 : Leçons tirées et prochaines étapes", publié le 4 décembre 2024. Le document énumère les mêmes arguments : la caractéristique biologique unique du virus, l'épisode unique de transmission, la localisation du laboratoire spécialisé à Wuhan et les symptômes chez ses employés à l'automne 2019.
Le rapport évoque également l'organisation EcoHealth Alliance, dirigée par le biologiste Peter Daszak. Selon les données du sous-comité, l'organisation a acheminé des fonds provenant des contribuables américains pour financer des recherches dangereuses sur le gain de fonction à Wuhan. L'enquête a révélé une violation des conditions de la subvention des National Institutes of Health (NIH), notamment le dépôt tardif de rapports et la dissimulation d'informations sur certaines expériences.
Conséquences pour EcoHealth Alliance
Après que le sous-comité a présenté des preuves de violations, le ministère américain de la Santé et des Services sociaux (HHS) a engagé une procédure de suspension de l'organisation des marchés publics et a gelé son financement. Le 17 janvier 2025, le HHS a officiellement suspendu EcoHealth Alliance et Peter Daszak de tout financement fédéral pour une durée de cinq ans. En outre, selon le rapport, le ministère américain de la Justice a constitué un grand jury pour enquêter sur les circonstances de l'origine du COVID-19.
Contexte
Il convient de noter que la question de l'origine du COVID-19 reste un sujet de débat au sein de la communauté scientifique : certains chercheurs et organisations internationales, y compris les groupes de travail de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), continuent de considérer la transmission naturelle du virus des animaux à l'homme comme une version possible, au même titre que la version du laboratoire. Les documents de la Maison Blanche et du sous-comité du Congrès représentent une position qui s'appuie sur sa propre base probante et les conclusions de l'enquête menée par la majorité républicaine à la Chambre des représentants.
Opinion de l'IA
L'analyse montre que l'accent mis sur l'origine en laboratoire du virus éclipse parfois l'ampleur macroscopique des conséquences, qui confère à cette enquête un poids géopolitique. La situation démontre que la pandémie a entraîné près de 15 millions de décès, enregistrés par l'Organisation mondiale de la santé en 2020-2021. Les pertes économiques mondiales, quant à elles, ont dépassé les 4 000 milliards de dollars selon les estimations de la Banque asiatique de développement.
Le contexte historique indique que la recherche d'un coupable dans les crises mondiales devient souvent un outil de redistribution de l'influence. Les risques technologiques et biologiques futurs nécessitent non seulement des conclusions rétrospectives, mais aussi la création de protocoles de biosécurité supranationaux stricts. Le mécanisme d'enquête internationale reste-t-il suffisamment transparent pour prévenir de telles crises à l'avenir ?






