Le marché boursier trace une ligne de démarcation nette entre les valeurs des puces électroniques et celles des logiciel en tant que service (SaaS), créant deux mondes distincts sous l'influence de l'IA. Le 23 avril, Texas Instruments a enregistré sa meilleure performance journalière depuis 2000, avec une hausse de 18%, portée par des revenus du datacenter en hausse de 90%. Intel a également surpris avec des résultats bien au-dessus des attentes, son action gagnant plus de 20%. À l’inverse, les actions SaaS ont plongé. ServiceNow a chuté de 18%, son pire jour en Bourse, tandis qu'IBM perdait près de 10%. Salesforce, Workday et Adobe ont également été lourdement vendus. Cette divergence s’explique par un changement structurel : le marché parie sur la couche infrastructurelle de l'IA (les puces, certes chères avec des PER élevés) car elle est perçue comme un pari sûr, indispensable quel que soit le vainqueur final de l'IA. Inversement, il craint que l'IA ne rende obsolète le modèle économique des SaaS en réduisant le besoin de licences logicielles et en permettant aux entreprises de développer leurs outils internes à moindre coût. La narrative domine désormais : les constructeurs de puces rient, les éditeurs de logiciels pleurent. La fête continue pour les uns, les funérailles pour les autres.
marsbit2026.04.24




