Peskov déclare que la Russie figure parmi les cinq leaders de la course à l'IA. Que disent les classements mondiaux ?
Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a déclaré le 27 juillet 2026 que la Russie reste dans le top cinq des pays participant à la course au développement de l'intelligence artificielle. Il a reconnu que les modèles russes, comme GigaChat et Yandex, ne peuvent pas encore rivaliser avec les leaders américains, mais qu'ils ont atteint un "niveau très élevé", nécessitant des "efforts inhumains" pour combler l'écart.
Les classements internationaux contredisent cette affirmation. Le Global AI Vibrancy Tool de l'Université de Stanford place la Russie au 28e rang sur 36 pays. Le rapport Stanford AI Index 2026, qui ne fournit pas de classement unique, montre la domination des États-Unis et de la Chine dans des domaines comme les investissements, les publications et les performances des modèles, sans mentionner la position russe. Sur la version russophone de LM Arena, le meilleur modèle national, GigaChat, n'arrive qu'en 25e position.
Malgré cela, la Russie renforce son cadre légal. Un loi signée le 26 juillet 2026 définit les concepts de modèles d'IA "souverains" et "nationaux", donnant aux développeurs accès aux données publiques. Le pays a également rejoint 28 autres États, dont la Chine, pour fonder l'Organisation mondiale de coopération en IA (WAICO) à Shanghai.
Les analystes expliquent l'écart entre les déclarations et les classements par leurs critères d'évaluation différents (recherche, investissements, régulation, infrastructure). Un défi majeur persiste pour la Russie : convertir son potentiel énergétique et juridique en puissance de calcul réelle, essentielle à l'entraînement des modèles, face à des contraintes technologiques et des sanctions limitant l'accès aux processeurs graphiques (GPU) de pointe.
cryptonews.ruIl y a 6 h