États-Unis : le réseau électrique en alerte rouge sous la canicule, le minage de Bitcoin devient-il le "bouc émissaire" ?
Fin juin 2026, une vague de chaleur extrême pousse le réseau électrique américain PJM (desservant 67 millions de personnes) au bord de la rupture, avec une demande record et des réserves minimales. Le ministre de l'Énergie émet des ordres d'urgence, permettant de dépasser les limites d'émissions et d'imposer des coupures aux gros consommateurs.
Contrairement aux idées reçues, les mines de Bitcoin ne sont pas simplement coupées. Grâce aux programmes de "réponse à la demande" (comme ELRP et CP de PJM), elles s'engagent à réduire volontairement leur consommation lors des pics en échange de compensations financières substantielles. Par exemple, Riot Platforms en a tiré 21 millions de dollars au premier trimestre 2026, réduisant considérablement ses coûts d'exploitation.
Le véritable défi pour le réseau provient en réalité de la demande exponentielle des centres de données alimentant l'intelligence artificielle. PJM prévoit qu'ils représenteront 30 GW sur les 32 GW de croissance de la demande d'ici 2030, faisant monter les prix de l'électricité en flèche. Le minage de Bitcoin ne représente quant à lui que 0,6% à 2,3% de la consommation nationale.
Face à cette nouvelle dynamique, les principaux acteurs du minage se transforment. Ils utilisent désormais leur accès privilégié à l'électricité et leurs infrastructures pour héberger des services de calcul haute performance destinés à l'IA, comme le démontre l'expansion du contrat d'AMD avec Riot Platforms. Ainsi, la crise énergétique révèle une adaptation du secteur, où le minage devient un générateur de trésorerie tandis que la location d'espace pour l'IA constitue le nouveau récit de croissance.
marsbit07/08 13:49