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Il n'y aura probablement pas de baisse des taux cette année

**Résumé en français :** Le conflit militaire entre les États-Unis, Israël et l'Iran a provoqué une flambée des prix du pétrole, le Brent atteignant 118 dollars le baril. Le blocage du détroit d'Hormuz par l'Iran a des répercussions majeures sur les chaînes d'approvisionnement mondiales, faisant monter l'inflation américaine. Le prix de l'essence, composante clé de l'indice des prix à la consommation (IPC), a fortement augmenté, pesant sur le budget des ménages. Cette poussée inflationniste remet en question les anticipations de baisses des taux de la Fed pour 2026. Les marchés, qui prévoyaient initialement plusieurs réductions, estiment désormais qu'aucune baisse n'interviendra cette année (probabilité autour de 44%). La Fed se trouve dans une position délicate, partagée entre les risques pour l'économie et la persistance de l'inflation. La situation politique du président Trump et des Républicains devient précaire à l'approche des élections de mi-mandat. La hausse des coûts énergétiques nuit à l'économie et à sa popularité. Les négociations avec l'Iran ont échoué en avril en raison de demandes irréconciliables, notamment sur le programme nucléaire iranien. L'Iran, n'étant pas soumis à des élections, pourrait adopter une tactique de prolongation pour augmenter la pression sur Trump dont l'horizon politique est contraint par le calendrier électoral de novembre.

marsbit04/14 02:07

Il n'y aura probablement pas de baisse des taux cette année

marsbit04/14 02:07

Ray Dalio : Le monde entre dans un cycle de guerre

Ray Dalio, fondateur de Bridgewater Associates, affirme que le monde est entré dans un cycle de guerre mondiale qui ne se terminera pas de sitôt. Selon lui, les conflits actuels (au Moyen-Orient, en Ukraine, etc.) ne sont pas des événements isolés mais les manifestations interconnectées d’un changement structurel profond de l’ordre mondial. Dalio explique que nous assistons à une transition d’un ordre basé sur des règles, dominé par les États-Unis et leurs alliés, vers un système où « la force fait loi », sans puissance hégémonique unique. Il identifie plusieurs dynamiques clés : la formation de blocs rivaux (États-Unis et alliés face à la Chine, la Russie, l’Iran, la Corée du Nord), l’escalade des guerres économiques et par procuration, la militarisation » des voies commerciales stratégiques et la pression croissante sur les finances et les ressources des nations. Il souligne que la capacité à endurer la souffrance à long terme, et non la puissance brute, déterminera l’issue des conflits. Les États-Unis, bien que plus puissants, sont vulnérables en raison de leurs engagements militaires excessifs à l’échelle mondiale et de leur faible tolérance domestique aux pertes prolongées. Dalio met en garde contre l’hypothèse dangereuse que ces conflits seront courts et que l’ordre normal reviendra. Il encourage à adopter une perspective historique et à suivre les indicateurs qui tracent les « grands cycles » des ordres et désordres mondiaux pour mieux comprendre cette période de transition périlleuse.

marsbit04/08 15:52

Ray Dalio : Le monde entre dans un cycle de guerre

marsbit04/08 15:52

La flambée des prix du pétrole ne fait plus grimper les taux, de quoi le marché a-t-il peur ?

Depuis la fermeture du détroit d’Hormuz le 2 mars, environ 17,8 millions de barils de pétrole par jour ont été coupés des marchés mondiaux. En mars, le Brent a augmenté de près de 60 % et le WTI d’environ 53 %, marquant la hausse mensuelle la plus forte jamais enregistrée. Contrairement à la tendance historique, où la hausse des prix du pétrole entraînait une augmentation des rendements obligataires en raison des anticipations inflationnistes, cette fois, les taux des bons du Trésor à 10 ans ont chuté de manière significative, passant de 4,44 % à 3,92 % fin mars. Ce revirement reflète un changement de perception du marché : les craintes de récession surpassent désormais celles de l’inflation. Les épisodes précédents de chocs pétroliers (1973, 1979, 1990, 2008) ont souvent précédé des recessions économiques. Bien que le choc de 2022 n’ait pas conduit à une récession, il a déclenché une inflation record. Des institutions comme Goldman Sachs et EY-Parthenon ont relevé la probabilité d’une récession américaine à respectivement 30 % et 40 %. La Réserve fédérale, sous la direction de Jerome Powell, adopte une attitude attentiste, espérant distinguer si le choc est temporaire ou durable. Les marchés obligataires anticipent déjà un scénario de stagflation, défavorable tant aux obligations qu’aux actions. Durant la grande stagflation (1973–1982), l’or et les matières premières ont surperformé, tandis que les actions et les obligations ont enregistré des rendements réels négatifs. Une stratégie d’investissement traditionnelle 60/40 (obligations/actions) serait particulièrement vulnérable. Si le scénario de choc persiste, le Brent pourrait atteindre 150 dollars, selon la Société Générale, bien que Goldman table sur un retour à 80 dollars d’ici la année en cas de réouverture du détroit d’Hormuz. Pour l’instant, le marché parie sur la récession.

marsbit03/31 03:09

La flambée des prix du pétrole ne fait plus grimper les taux, de quoi le marché a-t-il peur ?

marsbit03/31 03:09

Arrêtez de ne regarder que le prix du pétrole, le marché obligataire est le véritable indicateur

L'article souligne que le marché obligataire, et non plus le pétrole, est devenu le principal indicateur des tensions économiques actuelles. Depuis le début de la guerre en Iran il y a 27 jours, le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans est passé de 3,92 % à 4,42 %, soit une hausse de 50 points de base. Cette forte remontée des taux a radicalement changé les anticipations de marché, passant de discussions sur les futures baisses de taux à des spéculations sur de possibles hausses. Cette pression sur les obligations est principalement driven par la résurgence de l'inflation, les anticipations sur 12 mois ayant grimpé à 5,2 %, un plus haut depuis mars 2023. Le marché du travail, bien que faible, est relégué au second plan face à ce risque inflationniste. L'auteur identifie une "zone de changement de politique" (Policy Shift Zone) entre 4,50 % et 4,70 % pour le rendement à 10 ans. Atteindre ce niveau rendrait une intervention du gouvernement Trump très probable, comme cela a été le cas lors de précédents épisodes de volatilité. Un premier signal d'intervention a d'ailleurs été observé le 23 mars, lorsque le président a annoncé reporter des frappes et engagé des pourparlers avec l'Iran. En conclusion, l'article conseille de surveiller étroitement le marché obligataire, car il dicte désormais les conditions financières, influence les politiques gouvernementales et limite le potentiel de baisse des marchés actions à mesure que les taux approchent de seuils critiques. La résolution du conflit est attendue dans les semaines, et non les mois, à venir.

marsbit03/27 07:01

Arrêtez de ne regarder que le prix du pétrole, le marché obligataire est le véritable indicateur

marsbit03/27 07:01

Trois semaines de guerre entre les États-Unis et l'Iran : qui gagne de l'argent et qui paie la facture ?

Trois semaines après le début de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a annoncé une perte quotidienne de 11 millions de barils de pétrole, dépassant les crises pétrolières des années 1970. Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran a provoqué des perturbations majeures sur le marché énergétique mondial, avec des dégâts sur plus de 40 infrastructures dans 9 pays du Moyen-Orient. La Russie est un bénéficiaire inattendu : le pétrole russe (Oural) est passé de moins de 60 dollars à près de 90 dollars le baril, réduisant l’écart avec le Brent. Les exportations d’énergies fossiles de la Russie ont augmenté de 8,7 % sur les deux premières semaines de mars, rapportant 77 milliards d’euros. L’Inde a accru ses achats de 48 %. Les consommateurs américains subissent de plein fouet la hausse des prix : l’essence a augmenté de 33 %, atteignant une moyenne nationale de 3,96 dollars le gallon. Les compagnies aériennes, comme United Airlines, réduisent leurs capacités de vol face à la flambée du carburant. Même les livreurs de services comme DoorDash sont touchés et doivent offrir des compensations. L’exemption temporaire des sanctions américaines sur le pétrole russe expire le 11 avril, laissant planer une incertitude supplémentaire sur le marché.

marsbit03/24 05:21

Trois semaines de guerre entre les États-Unis et l'Iran : qui gagne de l'argent et qui paie la facture ?

marsbit03/24 05:21

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