Au-delà du "Kimchi Premium" : les changements institutionnels en Corée
Pendant des années, l'écosystème crypto mondial a vu la Corée du Sud à travers le prisme unique et volatil du « Kimchi Premium ». Aujourd'hui, ce pays se transforme d'un marché spéculatif dominé par les traders de détail en un pôle pour la finance numérique institutionnelle, selon Andrew Park, PDG de Factblock.
Cette évolution est visible dans la nature des discussions : les entreprises internationales s'intéressent désormais à la garde d'actifs, la tokenisation, la régulation et l'accès au marché, plutôt qu'aux simples prix des tokens. Ce changement de perception est soutenu par un travail de fond sur l'infrastructure : cadres réglementaires pour les comptes d'entreprise, lois sur les titres électroniques intégrant les actifs tokenisés, et tests de la banque centrale sur la tokenisation des dépôts.
Park souligne que l'institutionnalisation se construit en résolvant des problèmes opérationnels peu visibles (règlement, conformité, comptabilité), et non par des annonces spectaculaires. Il met en garde contre l'incompréhension mutuelle entre le secteur crypto, qui trouve les banques lentes, et la finance traditionnelle, qui se focalise sur la volatilité tout en négligeant l'utilité des réseaux de règlement 24/7.
L'avenir, selon lui, réside dans des « ponts » capables de gérer ces deux mondes. La prochaine étape majeure en Corée se situe à l'intersection de l'IA et des infrastructures programmables, comme l'économie « machine-à-machine » où des agents d'IA autonomes effectueraient des micropaiments en temps réel via des stablecoins et des règlements sur blockchain. Le pays, avec sa connectivité et ses investissements dans le Web3 et l'IA, est bien placé pour être un terrain d'essai de cette convergence.
cryptonews.ru08/22 17:40