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Déficit, inflation et nouvelle Fed : la logique profonde derrière les rendements des bons du Trésor américain dépassant 5 % et la réinitialisation du marché

La semaine du 15 au 19 mai 2026 a vu les rendements des obligations d'État américaines à long terme atteindre des sommets. Le rendement du Trésor à 10 ans est monté à 4,687% et celui à 30 ans à 5,2%, un niveau inédit depuis 2007, tandis que les marchés actions ont reculé. Cette flambée des taux s'explique par plusieurs facteurs convergents : une inflation tenace, avec les prix de gros en hausse de 6% sur un an ; la nomination controversée de Kevin Warsh à la tête de la Fed dans un contexte inflationniste complexe ; une trajectoire budgétaire américaine dégradée, avec des déficits élevés et une charge de la dette croissante ; et enfin, la loi fiscale « One Big Beautiful Bill » de 2025, qui devrait alourdir la dette de plusieurs milliers de milliards de dollars, ayant conduit à une dégradation de la notation souveraine par Moody's. La hausse des rendements pèse sur les marchés actions via plusieurs canaux : l'effet d'actualisation qui réduit la valeur des bénéfices futurs (touchant surtout les actions de croissance), la compression de la prime de risque actions face aux rendements obligataires attractifs, la hausse des coûts d'emprunt pour les entreprises et les ménages, et un dollar fort qui affecte les bénéfices à l'international. Pour les investisseurs, ce contexte remet en cause les valorisations des actions de croissance et favorise les valeurs à bas prix (value) et les actions financières. Les investisseurs obligataires trouvent des opportunités de rendement attractives, notamment sur les échéances intermédiaires. La réunion de la Fed présidée par Warsh en juin et l'évolution des données d'inflation seront des points de surveillance clés. Le marché obligataire envoie un signal fort : l'ère de l'argent bon marché pour le gouvernement américain est révolue, et la capacité des marchés actions à absorber ce choc sera un enjeu central pour le second semestre 2026.

marsbit05/23 03:10

Déficit, inflation et nouvelle Fed : la logique profonde derrière les rendements des bons du Trésor américain dépassant 5 % et la réinitialisation du marché

marsbit05/23 03:10

Trump accueillera la cérémonie d’investiture de Warsh à la Maison Blanche, les marchés sont aux aguets : va-t-il écouter le président et baisser les taux ?

Le président américain Donald Trump supervisera la cérémonie d’investiture du nouveau président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, à la Maison Blanche ce vendredi, marquant ainsi un intérêt personnel marqué pour cette nomination. Warsh, qui succède à Jerome Powell, devient le 17e président de la Fed et le plus riche de son histoire. Contrairement à l’investiture de Powell en 2018, qui s’était déroulée en interne sans la présence de Trump, cet événement à la Maison Blanche souligne l’importance que l’administration accorde à ce changement. La dernière investiture d’un président de la Fed à la Maison Blanche remonte à Alan Greenspan en 1987. Cette cérémonie clôt une période de transition prolongée au sein de la Fed. Warsh prend ses fonctions dans un contexte complexe, marqué par des pressions inflationnistes accrues en raison de la guerre entre les États-Unis et l’Iran, ce qui complique les perspectives de politique monétaire. Trump a exprimé son attente d’une baisse des taux d’intérêt prochaine, tandis que Warsh, lors de son audition au Sénat, a promis d’agir de manière indépendante tout en critiquant sévèrement les performances récentes de la banque centrale. Ses détracteurs s’interrogent sur sa capacité à préserver son indépendance vis-à-vis de la Maison Blanche.

marsbit05/19 02:04

Trump accueillera la cérémonie d’investiture de Warsh à la Maison Blanche, les marchés sont aux aguets : va-t-il écouter le président et baisser les taux ?

marsbit05/19 02:04

La flambée des prix du pétrole ne fait plus grimper les taux, de quoi le marché a-t-il peur ?

Depuis la fermeture du détroit d’Hormuz le 2 mars, environ 17,8 millions de barils de pétrole par jour ont été coupés des marchés mondiaux. En mars, le Brent a augmenté de près de 60 % et le WTI d’environ 53 %, marquant la hausse mensuelle la plus forte jamais enregistrée. Contrairement à la tendance historique, où la hausse des prix du pétrole entraînait une augmentation des rendements obligataires en raison des anticipations inflationnistes, cette fois, les taux des bons du Trésor à 10 ans ont chuté de manière significative, passant de 4,44 % à 3,92 % fin mars. Ce revirement reflète un changement de perception du marché : les craintes de récession surpassent désormais celles de l’inflation. Les épisodes précédents de chocs pétroliers (1973, 1979, 1990, 2008) ont souvent précédé des recessions économiques. Bien que le choc de 2022 n’ait pas conduit à une récession, il a déclenché une inflation record. Des institutions comme Goldman Sachs et EY-Parthenon ont relevé la probabilité d’une récession américaine à respectivement 30 % et 40 %. La Réserve fédérale, sous la direction de Jerome Powell, adopte une attitude attentiste, espérant distinguer si le choc est temporaire ou durable. Les marchés obligataires anticipent déjà un scénario de stagflation, défavorable tant aux obligations qu’aux actions. Durant la grande stagflation (1973–1982), l’or et les matières premières ont surperformé, tandis que les actions et les obligations ont enregistré des rendements réels négatifs. Une stratégie d’investissement traditionnelle 60/40 (obligations/actions) serait particulièrement vulnérable. Si le scénario de choc persiste, le Brent pourrait atteindre 150 dollars, selon la Société Générale, bien que Goldman table sur un retour à 80 dollars d’ici la année en cas de réouverture du détroit d’Hormuz. Pour l’instant, le marché parie sur la récession.

marsbit03/31 03:09

La flambée des prix du pétrole ne fait plus grimper les taux, de quoi le marché a-t-il peur ?

marsbit03/31 03:09

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