Altman revient à Stanford pour admettre son erreur : La réflexion externalisée à l'IA, une génération voit son cerveau se rétrécir
Sam Altman, le PDG d'OpenAI, a récemment exprimé ses inquiétudes concernant l'impact de l'IA sur l'éducation lors d'une conférence à Stanford. Il reconnaît s'être trompé en prédisant que le système éducatif se réformerait rapidement après l'arrivée de ChatGPT. Après trois ans et demi, l'IA a évolué de manière exponentielle, mais les méthodes pédagogiques restent largement inchangées, reposant toujours sur la mémorisation et les réponses standardisées.
Altman met en garde contre l'"externalisation" de la pensée critique vers l'IA, comparant cela à une atrophie musculaire du cerveau. Des études, comme celle de l'UC Berkeley, montrent que si les notes aux devoirs (rédaction, programmation) ont augmenté avec l'usage du ChatGPT, les résultats aux examens, eux, stagnent, indiquant un apprentissage superficiel.
Il souligne le paradoxe suivant : bien que l'IA puisse exceller dans des tâches comme l'écriture ou le codage, les humains doivent continuer à les pratiquer pour développer leurs capacités de raisonnement. L'enjeu n'est pas d'interdire l'IA, mais de réformer l'évaluation pour valoriser la capacité à poser de bonnes questions, à juger, à créer et à vérifier les informations produites par les machines.
Selon lui, si le système éducatif ne s'adapte pas, une génération risque de voir ses compétences cognitives fondamentales s'affaiblir, creusant un "déficit cognitif" dangereux alors que la technologie continue d'avancer à un rythme effréné.
marsbit07/16 08:23