Le retard du CLARITY Act est devenu une crise de conformité, et non un simple blocage politique
La loi CLARITY, promise il y a un an pour clarifier la régulation des actifs numériques aux États-Unis (SEC ou CFTC), reste bloquée au Sénat. Ce retard n'est plus une simple impasse politique mais une crise de conformité réelle pour les entreprises. Alors que les deux autres lois phares de la « Crypto Week » (GENIUS sur les stablecoins et l'interdiction d'une CBDC) sont adoptées, la loi CLARITY, qui définit la structure de marché entière, est essentielle pour déterminer les règles d'inscription, de garde et de divulgation.
Son absence prolongée perpétue une incertitude réglementaire coûteuse, forçant les entreprises à baser leur conformité sur des poursuites ou les aléas des changements administratifs. La fenêtre pour son adoption au Sénat se referme rapidement avant la trêve d'août, avec des votes possibles fin juillet. Son passage est compromis par des divisions internes au Parti républicain et quatre controverses majeures : les préoccupations éthiques, l'opposition des procureurs à une clause protégeant les développeurs, une éventuelle faille sur les récompenses des stablecoins, et le manque de personnel aux agences de régulation (CFTC, SEC).
Si la loi échoue, une régulation par les poursuites persisterait, augmentant les coûts juridiques et retardant les projets. En cas d'adoption, elle offrirait une clarté durable et récompenserait les entreprises préparées. Quoi qu'il arrive, les dirigeants de la conformité doivent dès maintenant cartographier leurs expositions aux actifs numériques, documenter leurs raisonnements et préparer leurs conseils d'administration pour les deux scénarios. Le Sénat contrôle le vote, mais la préparation des entreprises relève de leur responsabilité.
Foresight News07/17 09:37