L'Inde renforce la surveillance des cryptomonnaies : 49 plateformes enregistrées, les non enregistrées se multiplient

bitcoinistPublié le 2026-01-07Dernière mise à jour le 2026-01-07

Résumé

Le gouvernement indien renforce la régulation des cryptomonnaies pour lutter contre le blanchiment d'argent. Durant l'exercice 2024-25, 49 plateformes d'échange (dont 4 étrangères) se sont enregistrées auprès de l'Unité de renseignement financier (FIU), devenant ainsi entités déclarantes. Elles doivent désormais signaler les transactions suspectes et identifier les bénéficiaires. Les autorités ont infligé des amendes de 28 crores ₹ (3,1M$) à des plateformes non conformes et ont bloqué l'accès à une vingtaine d'exchanges offshore non enregistrés (dont BitMEX et Paxful) servant des utilisateurs indiens. Ces mesures s'appuient sur des rapports ayant révélé des activités illicites comme le financement du terrorisme et la fraude. Les utilisateurs doivent s'attendre à des vérifications KYC plus strictes et à une surveillance accrue. Les exchanges enregistrés assumeront davantage d'obligations conformément, tandis que les plateformes non enregistrées risquent le blocage.

Le gouvernement indien continue de prendre des mesures plus strictes pour réglementer les transactions en cryptomonnaies, de nombreuses plateformes étant soumises à une régulation plus rigoureuse pour lutter contre le blanchiment d'argent et autres pratiques illicites utilisant les cryptomonnaies.

Comme rapporté par des sources officielles, près de 50 plateformes d'échange de cryptomonnaies se sont enregistrées auprès de l'Unité de renseignement financier (FIU) de l'Inde pour l'exercice 2024-25, dont 45 sont en Inde et quatre à l'étranger.

Les plateformes s'enregistrent auprès de la FIU

Ces enregistrements font des plateformes des entités déclarantes au titre de la Loi sur la prévention du blanchiment d'argent. Elles sont désormais tenues de déposer des rapports de transactions suspectes, d'identifier les bénéficiaires des portefeuilles, et de divulguer les comptes bancaires et les coordonnées de la plateforme à la FIU. Ces mesures visent à faciliter la traçabilité des flux de fonds importants ou inhabituels par les autorités.

Actions réglementaires et sanctions

L'année dernière a été marquée par une application concrète. Les régulateurs ont imposé des amendes totalisant environ 28 crores ₹ (roupies indiennes) à des plateformes non conformes durant l'exercice 2024-25, un chiffre que les médias ont traduit à environ 3,1 millions de dollars. Parallèlement, la FIU a émis des avis et ordonné le blocage d'un groupe de plateformes offshore qui n'avaient pas réussi à s'enregistrer ou à respecter leurs obligations en matière de lutte contre le blanchiment d'argent.

Les autorités affirment que cette décision a suivi une analyse stratégique des Rapports de transactions suspectes qui ont signalé des schémas d'utilisation abusive. Les signaux d'alarme rapportés incluaient des transferts de type hawala, des systèmes de jeu et de fraude, des cas liés à des services du darknet, et des liens avec le financement du terrorisme et des contenus d'abus sexuels sur enfants. Ces conclusions ont contribué à façonner la décision d'intensifier la surveillance et l'application de la loi.

Capitalisation totale du marché crypto actuellement à 3,18 billions de dollars. Graphique : TradingView

Les plateformes offshore dans le viseur

La FIU a envoyé des avis et ordonné la suppression de l'accès pour une liste d'environ 25 plateformes offshore qui desservaient des utilisateurs indiens sans s'enregistrer. Plusieurs grands médias et bulletins juridiques ont cité des plateformes telles que BitMEX, LBank, Paxful, CEX.IO et d'autres parmi celles ciblées. Ces actions ont utilisé les pouvoirs conférés par la Loi sur la prévention du blanchiment d'argent et la Loi sur les technologies de l'information pour bloquer les applications et l'accès web en Inde.

Pour les traders et épargnants, la tendance est claire : attendez-vous à des contrôles KYC plus stricts et à une surveillance plus étrochée des transferts entre portefeuilles et comptes bancaires. Les plateformes enregistrées auront probablement plus d'étapes de conformité et d'obligations de reporting. Cela peut signifier plus de paperasse et, dans certains cas, des coûts plus élevés alors que les plateformes absorbent les dépenses de conformité. Parallèlement, les utilisateurs qui dépendent de plateformes étrangères non enregistrées risquent de perdre l'accès si ces services sont bloqués dans le pays.

Image principale de Unsplash, graphique de TradingView

Questions liées

QCombien d'échanges de cryptomonnaies se sont enregistrés auprès de l'unité de renseignement financier de l'Inde en 2024-25 ?

A49 échanges de cryptomonnaies se sont enregistrés auprès de la Financial Intelligence Unit (FIU) indienne pour l'exercice 2024-25.

QQuelles sont les principales obligations imposées aux plateformes enregistrées en vertu de la loi sur la prévention du blanchiment d'argent ?

ALes plateformes enregistrées doivent soumettre des rapports de transactions suspectes (STR), identifier les bénéficiaires des portefeuilles, et divulguer les détails des comptes bancaires et les coordonnées de la plateforme à la FIU.

QQuel montant total d'amendes a été imposé aux plateformes non conformes en 2024-25 ?

ALes régulateurs ont imposé des amendes totalisant environ 28 crores de roupies (soit environ 3,1 millions de dollars) aux plateformes non conformes au cours de l'exercice 2024-25.

QPourquoi le gouvernement indien a-t-il intensifié sa réglementation sur les cryptomonnaies ?

ACette décision fait suite à une analyse stratégique des rapports de transactions suspectes qui ont signalé des schémas d'utilisation abusive, notamment des transferts de style hawala, des systèmes de jeu et de fraude, des services liés au darknet, et des liens avec le financement du terrorisme et des abus sexuels sur enfants.

QQuelles ont été les conséquences pour les plateformes offshore non enregistrées opérant en Inde ?

ALa FIU a envoyé des avertissements et ordonné le blocage de l'accès à environ 25 plateformes offshore qui desservaient des utilisateurs indiens sans s'être enregistrées, en utilisant les pouvoirs conférés par la loi sur la prévention du blanchiment d'argent et la loi sur les technologies de l'information.

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