La vice-présidente de la commission de la culture de la Douma d'État, Elena Drapeko, estime que le ministère de l'Intérieur devrait intervenir dans la situation concernant la diffusion de films étrangers dans les cinémas russes sans certificat de distribution et sans l'accord des titulaires de droits. Elle a fait cette déclaration dans un entretien avec NSN le 25 août. Il s'agit notamment du film « Spider-Man : Nouveau Jour », diffusé dans le cadre du service de pré-séance.
La députée a donné une formulation précise : « Je pense que le ministère de l'Intérieur devrait intervenir dans cette situation, car il s'agit d'activité entrepreneuriale illégale. C'est un acte punissable pénalement. Le ministère de l'Intérieur devrait suivre cette situation. Le ministère de la Culture peut contrôler ce qui se passe par le biais de ses organisations subordonnées. Ils ne transmettent pas les données au système EAIS parce que le film est diffusé illégalement. Ces informations peuvent tout à fait être transmises aux forces de l'ordre. »
Le système EAIS est le Système d'information automatisé unifié de comptabilisation des ventes de billets dans les cinémas, où les cinémas sont tenus de transmettre des données sur chaque billet officiellement vendu.
Comment fonctionne le système
Les billets sont formellement vendus pour des courts-métrages ayant un certificat de distribution valide — par exemple, pour « L'Adieu ». Avant la diffusion d'un tel court-métrage en salle, une nouveauté étrangère qui n'a pas fait l'objet d'une distribution officielle en Russie est projetée.
Selon les données de NSN, « Spider-Man : Nouveau Jour » a rapporté près de 900 millions de roubles lors de son premier week-end en diffusion non officielle. Comme le film est diffusé en dehors du système officiel, les recettes sont estimées par la différence entre les résultats totaux de la billetterie des cinémas et les données qui parviennent au système EAIS.
Ce qui menace les contrevenants
- Responsabilité pénale en vertu de l'article 146 du Code pénal de la Fédération de Russie — en cas de dommages supérieurs à 500 000 roubles
- Responsabilité administrative — dans les cas moins importants
- Responsabilité civile envers les titulaires de droits
Drapeko estime que le ministère de la Culture est capable de suivre de telles diffusions par le biais d'organisations subordonnées et de transmettre les données aux forces de l'ordre. Pour l'instant, les informations sur l'ampleur de la distribution parallèle proviennent principalement de calculs basés sur les recettes de billetterie, et non des statistiques officielles du système EAIS.
L'avis de l'IA
Du point de vue de l'analyse automatique des données, la situation avec « Spider-Man » n'est pas un cas isolé, mais fait partie d'une tendance que l'État constate depuis un an. Dès août 2025, le cabinet des ministres a approuvé une décision accordant au ministère de la Culture le droit d'enquêter sur la distribution cinématographique parallèle — cela montre que le sujet est discuté au niveau du gouvernement depuis bien plus longtemps que l'histoire d'un seul film.
Le lien macroéconomique est évident : plus les prix des billets officiels sont élevés et plus les sorties hollywoodiennes sont rares, plus le système gris devient attractif pour les cinémas eux-mêmes — ces recettes concurrencent directement la distribution du cinéma national. La nuance technique qui reste hors champ : le système EAIS ne permet physiquement pas d'enregistrer ces diffusions, donc l'estimation des dommages est basée sur la différence des résultats de billetterie, et non sur des données directes du registre. Cette initiative restera-t-elle déclarative ou se traduira-t-elle par de véritables affaires pénales — c'est une question dont la réponse apparaîtra dans les prochains mois.
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