Politiques réglementairesActualités

Se concentrer sur l'actualité réglementaire mondiale, les changements de politique et les exigences de conformité. Analyse approfondie des réglementations gouvernementales et de leur impact sur les industries de la cryptomonnaie et de la blockchain, pour une gestion proactive des risques liés aux politiques.

Lagarde affirme que la BCE a besoin de monnaie tokenisée, et non de crypto stablecoins

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a rejeté l'idée de promouvoir des stablecoins libellés en euros pour contrer la domination du dollar dans ce secteur. Lors d'un forum en Espagne, elle a souligné que les stablecoins, dont le marché dépasse désormais 300 milliards de dollars et est à 98% dominé par le dollar, posent des questions cruciales de souveraineté monétaire et de stabilité financière. Lagarde a distingué deux fonctions des stablecoins : une fonction monétaire (étendre la portée d'une devise) et une fonction technologique (servir de moyen de règlement sur des infrastructures de registre distribué). Pour elle, le cas des stablecoins en euros est faible une fois les risques pris en compte, comme les menaces à la stabilité financière (illustrées par le dé-ancrage de l'USDC en 2023) et à la transmission de la politique monétaire. Elle a affirmé que les stablecoins ne sont pas un moyen efficace de renforcer le rôle international de l'euro. La solution préférable réside dans une intégration plus profonde des marchés de capitaux européens. En revanche, Lagarde s'est montrée constructive sur la tokenisation. Pour combler le déficit de règlement dans les marchés tokenisés, la BCE prévoit de proposer un règlement de gros via le projet Pontes (utilisant la monnaie de banque centrale) et soutient la feuille de route Appia pour un écosystème financier tokenisé et interopérable d'ici 2028. L'objectif est de bâtir des infrastructures solides servant les intérêts européens, plutôt que de répliquer des instruments fragiles développés ailleurs.

bitcoinist05/08 21:42

Lagarde affirme que la BCE a besoin de monnaie tokenisée, et non de crypto stablecoins

bitcoinist05/08 21:42

Taxation des cryptomonnaies en Corée du Sud : compte à rebours déclenché, la lutte à trois entre les plateformes d'échange, les investisseurs particuliers et les régulateurs s'intensifie

L’administration fiscale coréenne a officiellement lancé les préparatifs pour l’imposition des actifs virtuels, avec une mise en œuvre prévue en janvier 2027. Les gains provenant de la cession ou de la location d’actifs virtuels, dépassant 2,5 millions de wons annuels, seront soumis à un taux de 22%, touchant environ 13,26 millions de personnes. Pour ce faire, le fisc compte obtenir les données des principales plateformes locales (Upbit, Bithumb, Coinone) et déployer un système d’analyse intégré, s’appuyant également sur l’échange international d’informations (CARF de l’OCDE) pour prévenir l’évasion fiscale. Ce processus rencontre des tensions entre régulateurs et plateformes. Ces dernières font face à des enquêtes sur le partage de données et s’opposent à de nouvelles obligations de reporting anti-blanchiment, jugées excessives et peu pratiques. Le marché coréen, très retail et dominé par les altcoins (85% des volumes), présente une forte spéculation. La taxation devrait discipliner les comportements des investisseurs, potentiellement réduire la spéculation à court terme et limiter les sorties de capitaux. La mise en place de cette infrastructure fiscale, observée de près au niveau mondial, pourrait servir de modèle pour d’autres juridictions dans l’encadrement des actifs numériques.

marsbit05/08 14:42

Taxation des cryptomonnaies en Corée du Sud : compte à rebours déclenché, la lutte à trois entre les plateformes d'échange, les investisseurs particuliers et les régulateurs s'intensifie

marsbit05/08 14:42

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