Comment Wall Street perçoit le premier discours de Wash à Jackson Hole ? Une "correction" plus restrictive des communications de juillet, et le fait de ne pas relever les taux en septembre pourrait à nouveau nuire à la crédibilité de la Fed
Lors de son premier discours à la conférence de Jackson Hole, le président de la Fed, Warsh, a été largement interprété par Wall Street comme ayant procédé à une "correction" à tendance hawksh de la communication suivant la réunion du FOMC de juillet. Il a réaffirmé avec force l'objectif d'inflation à 2%, estimant que les conditions financières actuelles ne sont pas suffisamment restrictives et que les récentes données positives sur l'inflation ne prouvent pas une amélioration fondamentale et durable. Il a déclaré que si la confiance dans un retour rapide de l'inflation vers la cible fait défaut, la Fed "a encore du travail à faire".
Cette prise de parole a fait remonter les probabilités de marché d'une hausse des taux en septembre à environ 50-60%. Des institutions comme Barclays et Société Générale prévoient désormais des hausses de 25 points de base en septembre et décembre. Le discours est vu comme une tentative de restaurer la crédibilité de la Fed sur le front de la lutte contre l'inflation, en réparant ce que certains perçoivent comme une erreur de communication en juillet.
Cependant, les analystes notent que Warsh, tout en donnant une boussole plus hawksh, n'a pas fourni de "GPS" précis, refusant un guidage prospectif clair et ne s'engageant pas explicitement sur une action en septembre. Ainsi, si une absence de relèvement en septembre pourrait nuire à la crédibilité de la banque centrale après un tel discours, la décision finale dépendra ultimement des prochaines données sur l'emploi et l'inflation. L'enjeu pour Warsh est désormais de savoir s'il sera prêt à transformer ce diagnostic hawksh en action concrète le moment venu.
marsbitIl y a 1 h