Le Trésor avance vers la mise en place d'une réglementation des stablecoins avec un cadre hybride État-fédéral

ambcryptoPublié le 2026-04-01Dernière mise à jour le 2026-04-01

Résumé

Le Département du Trésor américain a proposé un cadre réglementaire hybride pour les stablecoins, permettant aux émetteurs de moins de 10 milliards de dollars d’opérer sous supervision étatique, à condition que les régimes locaux soient "substantiellement similaires" aux normes fédérales. Ces dernières incluent des exigences strictes en matière de réserves, de lutte contre le blanchiment et de protection des consommateurs. Au-delà de ce seuil, les émetteurs passeront sous supervision fédérale, principalement par l'OCC. L'objectif est d'éviter l'arbitrage réglementaire tout en alignant les stablecoins sur les standards bancaires traditionnels, avec des garanties solides en cas d'insolvabilité. Une période de consultation publique de 60 jours est ouverte.

Le Département du Trésor américain a franchi une étape clé vers la mise en œuvre d'une législation américaine sur les stablecoins, en publiant sa première proposition de règle dans le cadre de la loi GENIUS et en ouvrant une période de consultation publique de 60 jours.

L'avis de proposition de réglementation [NPRM] décrit comment les émetteurs de stablecoins de paiement peuvent opérer sous supervision fédérale ou sous des régimes étatiques qualifiés. Cela marque un passage de l'intention législative à l'exécution réglementaire.

Un modèle hybride avec des limites strictes

Au cœur de la proposition se trouve un système à double voie. Les émetteurs de stablecoins avec moins de 10 milliards de dollars en circulation peuvent opter pour une supervision au niveau étatique, mais seulement si ces régimes sont jugés « substantiellement similaires » aux normes fédérales.

La proposition du Trésor indique clairement que la similarité ne signifie pas une flexibilité sur les garanties fondamentales. Les cadres étatiques doivent « respecter ou dépasser » les exigences fédérales dans des domaines clés tels que la couverture des réserves, la conformité anti-blanchiment d'argent et la protection des consommateurs.

Cela établit effectivement un plancher fédéral tout en permettant une personnalisation limitée au niveau étatique dans des domaines comme les exigences de fonds propres, à condition que les résultats restent tout aussi stricts.

Une transition intégrée vers la supervision fédérale

Le cadre introduit également un seuil structurel. Une fois qu'un émetteur de stablecoins dépasse les 10 milliards de dollars en circulation, il passerait à une supervision fédérale, le Bureau du Contrôleur de la Monnaie [OCC] étant positionné comme le régulateur principal.

La proposition du Trésor ancre à plusieurs reprises le référentiel fédéral aux règles et interprétations de l'OCC. Cela indique une voie à long terme où les grands émetteurs sont placés sous un cadre national unifié.

Cela crée un modèle réglementaire à plusieurs niveaux : les petits émetteurs peuvent opérer sous des régimes étatiques, mais la croissance conduit finalement à une supervision fédérale.

Limiter l'arbitrage réglementaire

Un objectif central de la proposition est d'empêcher la fragmentation réglementaire. En exigeant que les régimes étatiques s'alignent étroitement sur les normes fédérales, le Trésor vise à éliminer les incitations pour les émetteurs à rechercher des juridictions plus faibles.

Les règles au niveau étatique doivent rester conformes à la loi fédérale. Elles ne peuvent pas diluer les protections fondamentales telles que la composition des réserves ou la fréquence des divulgations. Toute déviation qui affaiblirait ces normes échouerait au test de « similarité substantielle ».

Les stablecoins se rapprochent d'une supervision de type bancaire

La proposition renforce une tendance plus large à traiter les stablecoins comme une infrastructure financière plutôt que comme des actifs expérimentaux.

Les exigences en matière de garde, de traitement de l'insolvabilité et de supervision reflètent les garanties bancaires traditionnelles, y compris la priorisation des détenteurs de stablecoins dans les scénarios d'insolvabilité.

Avec ce NPRM, le Trésor jette effectivement les bases d'un marché réglementé et évolutif des stablecoins qui équilibre l'innovation avec des garanties systémiques.


Résumé final

  • La proposition du Trésor établit un plancher fédéral qui limite la flexibilité au niveau étatique, réduisant le risque d'arbitrage réglementaire.
  • Les petits acteurs peuvent opérer sous des régimes étatiques, mais une croissance au-delà de 10 milliards de dollars les poussera probablement vers une supervision fédérale sous l'OCC.

Questions liées

QQuelle est l'étape clé franchie par le Trésor américain concernant la législation sur les stablecoins ?

ALe Département du Trésor américain a publié sa première proposition de règle en vertu du GENIUS Act et a ouvert une période de consultation publique de 60 jours.

QComment fonctionne le système à double voie proposé pour les émetteurs de stablecoins ?

ALes émetteurs avec moins de 10 milliards de dollars d'encours peuvent opter pour une supervision au niveau étatique, à condition que ces régimes soient jugés 'substantiellement similaires' aux normes fédérales.

QQu'advient-il lorsqu'un émetteur de stablecoins dépasse le seuil de 10 milliards de dollars ?

AUne fois le seuil de 10 milliards de dollars dépassé, l'émetteur passe sous supervision fédérale, avec l'Office of the Comptroller of the Currency (OCC) comme régulateur principal.

QQuel est l'objectif central de la proposition en matière d'arbitrage réglementaire ?

AL'objectif central est d'empêcher la fragmentation réglementaire en exigeant que les régimes étatiques s'alignent étroitement sur les normes fédérales, éliminant ainsi les incitations à rechercher des juridictions plus faibles.

QEn quoi la proposition renforce-t-elle le traitement des stablecoins comme une infrastructure financière ?

ALa proposition renforce ce traitement en imposant des exigences en matière de garde, de traitement des insolvabilités et de supervision qui reflètent les garanties bancaires traditionnelles, comme la priorisation des détenteurs de stablecoins dans les scénarios d'insolvabilité.

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