La crise des intérêts composés à l’ère des fortes évaluations, les actions américaines vont-elles connaître une nouvelle « décennie perdue » ?

marsbitPublié le 2026-06-08Dernière mise à jour le 2026-06-08

Résumé

Synthèse de l'article : "À l'ère des valorisations élevées, la crise des intérêts composés : les marchés américains sont-ils au bord d'une nouvelle « décennie perdue » ?" L'article examine la menace récurrente de longues périodes de stagnation sur les marchés actions, appelées « décennies perdues ». Sur la base de 155 ans d’histoire du marché américain, il identifie trois phases majeures (1929-1954, 1966-1982, 2000-2013), représentant 35% du temps depuis 1871, où les investisseurs « buy-and-hold » ont subi des rendements réels nuls ou négatifs sur de longues durées. Ces phases causent non seulement un retard dans l'accumulation de richesse, mais endommagent de façon permanente le cheminement des intérêts composés en raison des mathématiques des fortes baisses (ex: une chute de 50% nécessite une hausse de 100% pour être compensée). L'article souligne que l'environnement actuel présente des similitudes inquiétantes avec les préludes historiques de ces périodes. Le CAPE (ratio cycliquement ajusté) se situe au 99e percentile historique, et d'autres indicateurs comme le ratio Buffett (capitalisation boursière/PIB) et le Q de Tobin signalent également des valorisations extrêmes. Historiquement, de tels niveaux de valorisation ont été associés à des rendements réels moyens futurs nettement plus faibles (3,6% contre 10,7% pour les périodes de faible valorisation). L'étude réfute également l'argument courant selon lequel il faut rester investi pour ne pas manquer les « meilleures j...

Note de la rédaction : La foi dans la détention d’actions sur le long terme s’appuie souvent sur une échelle de temps suffisamment longue : à condition que le cycle soit étiré, le marché finira par récompenser la patience. Mais pour l’investisseur réel, le temps n’est pas une variable abstraite. La retraite, les flux de trésorerie, la pression des rachats et les fluctuations émotionnelles peuvent transformer les « rendements moyens à long terme » en une promesse qui ne se réalise pas toujours.

En s’appuyant sur 155 ans d’histoire du marché boursier américain, cet article revient sur trois périodes de stagnation prolongée des rendements réels : 1929–1954, 1966–1982 et 2000–2013. Il souligne que les prétendues « décennies perdues » ne sont pas des anomalies historiques, mais des phases structurelles récurrentes du marché des actions. Ces périodes représentent ensemble environ 35 % de l’histoire du marché depuis 1871. Leur conséquence n’est pas seulement un retard dans l’accumulation de richesse, mais une atteinte permanente au processus de capitalisation.

L’article met également en garde : de nombreux indicateurs d’évaluation du marché américain se trouvent actuellement à des niveaux historiquement élevés. Le CAPE (ratio cours/bénéfice corrigé des cycles) avoisine le 99e percentile depuis 1881, tandis que l’indicateur de Buffett (capitalisation boursière/PIB), le Q de Tobin et la prime de risque actions pointent tous vers un environnement de marché similairement fragile. Parallèlement, l’auteur conteste l’argument traditionnel du « manquer les meilleures journées de trading », démontrant que la plupart des meilleures performances quotidiennes surviennent en réalité durant les phases de marché baissier et de crise, souvent à proximité des pires journées. Pour les conseillers en investissement et les investisseurs de long terme, la question n’est pas de prévoir quand surviendra la prochaine crise, mais de pouvoir identifier les risques à l’avance grâce à des signaux tels que les évaluations et l’ampleur du marché, afin de protéger les intérêts composés des dommages passifs avant l’arrivée d’un cycle prolongé de faibles rendements.

Voici le texte original :

L’argumentaire traditionnel en faveur de l’investissement en actions repose sur les rendements moyens à long terme. Mais il ne tient pas suffisamment compte du scénario suivant : que se passe-t-il si la phase d’accumulation de richesse d’un client coïncide précisément avec les mauvaises années, par exemple 16 années erronées.

Ryan Gorman, CFA, CMT, Shawn Keel, CFA, CMT et Vincent Randazzo, CMT, gérants de portefeuille chez Tamarisk Capital Management et Quoin Capital Analytics, ont publié via la CMT Association un document de recherche que tout conseiller en investissement devrait garder à portée de main : « Traverser les décennies perdues : Protéger les intérêts composés à long terme pendant les marchés baissiers prolongés ». S’appuyant sur 155 années de données provenant de la base de données de Robert Shiller à l’Université de Yale, cet article avance un constat empiriquement solide et stratégiquement urgent : les « décennies perdues » ne sont pas des anomalies, mais l’une des caractéristiques structurelles du marché boursier. L’environnement de marché actuel présente des similitudes avec les périodes précédant ces phases historiques, ce qui mérite une attention sérieuse.

L’histoire a déjà donné une réponse claire

Les auteurs identifient trois phases distinctes du marché boursier américain où les investisseurs en actions achetées et conservées n’ont pratiquement obtenu aucun rendement réel. De 1929 à 1954, le marché a mis 25 ans à retrouver ses précédents sommets réels. Durant la période de stagflation de 1966 à 1982, le rendement réel annualisé sur 16 ans était d’environ -1,77 %. La période de 2000 à 2013, qui a englobé l’éclatement de la bulle internet et la crise financière mondiale, a affiché un rendement réel annualisé d’environ 0,05 %, avec une baisse maximale de 52 % durant cette période. Ces trois phases totalisent 54 années d’histoire du marché, soit environ 35 % du temps total depuis 1871.

Les auteurs déclarent sans ambages : « Les décennies perdues ne nécessitent pas d’être déclenchées par les mêmes facteurs exacts. Elles apparaissent dans différents contextes de cycles économiques et de régimes, mais elles offrent aux investisseurs la même expérience – des baisses prolongées, des intérêts composés endommagés, et des réactions comportementales négatives qui persistent souvent bien après la reprise finale du marché. »

Les précédents sur les marchés internationaux renforcent encore cette analyse. L’indice Nikkei 225 japonais a atteint un sommet de 39 000 points en décembre 1989, et n’a retrouvé ce niveau qu’en 2024, soit 35 ans plus tard. L’indice Euro Stoxx 50 a atteint un pic en mars 2000 et n’est revenu à son sommet qu’à la fin de l’année 2025. Les auteurs rappellent que le modèle selon lequel le marché américain finit toujours par se rétablir « ne doit pas être considéré comme une loi immuable ».

Le mécanisme mathématique qui rend les pertes permanentes

C’est là que la contribution analytique de l’article dépasse la simple revue historique. Les auteurs démontrent qu’une décennie perdue ne fait pas que retarder l’accumulation de richesse, elle cause également des dommages permanents. Supposons que deux portefeuilles aient un objectif de rendement moyen à long terme de 7 %, mais que l’un d’eux subisse une période de 13 ans sans rendement au milieu de son parcours d’investissement. La valeur finale des deux portefeuilles présentera un écart significatif. Le portefeuille B n’atteindra que 80 % de la valeur finale du portefeuille A. Cet écart est permanent ; même un retour à des rendements normaux par la suite ne pourra le combler.

Les conditions mathématiques de la reprise amplifient encore le problème. Une baisse de 50 % nécessite une hausse de 100 % pour retrouver le niveau initial. Si le rendement annualisé n’est que de 3 % – ce qui correspond aux niveaux de rendement offerts dans des environnements de fortes évaluations historiques –, le retour à l’équilibre prendrait 23,4 ans. Les auteurs indiquent clairement : « C’est précisément le coût caché des décennies perdues : elles entraînent non seulement de faibles rendements durant la phase elle-même, mais aussi des dommages permanents au processus de capitalisation. »

Contexte d’évaluation : 99e percentile

La section de l’article consacrée aux évaluations présente une découverte que les conseillers en investissement ne devraient pas négliger. Le CAPE (ratio cours/bénéfice corrigé des cycles) actuel est de 39,9, se situant au 99e percentile de toutes les observations historiques depuis 1881. Historiquement, un seul niveau a dépassé celui d’aujourd’hui : le pic de 44,2 atteint en mars 2000. La moyenne historique du CAPE est de 17,7.

La formulation des auteurs est prudente – le CAPE n’est pas un outil de timing de marché – mais son signal directionnel est très clair. Lorsque le CAPE se situe dans le quintile historiquement le plus bas, le rendement réel moyen sur les 10 années suivantes est de 10,7 %, sans échantillon de rendement négatif. Lorsqu’il se situe dans le quintile le plus élevé, le rendement réel moyen sur 10 ans n’est que de 3,6 %, avec 24 % des observations affichant un rendement négatif. L’indicateur de Buffett (rapport capitalisation boursière/PIB) est actuellement proche de 190 %, supérieur aux pics de 2000 et 2007. Le Q de Tobin et la prime de risque actions envoient un signal similaire.

« Lorsque le CAPE, la capitalisation/PIB, le Q de Tobin et la prime de risque actions indiquent simultanément des évaluations élevées, l’histoire montre que la marge d’erreur du marché se réduit. »

Déconstruire l’argument du « manquer les meilleures journées de trading »

La partie la plus utile sur le plan pratique de l’article répond directement à l’argument le plus souvent utilisé dans le secteur pour s’opposer à une gestion tactique. Les auteurs examinent les 20 meilleures journées de performance de l’indice S&P 500 entre 1988 et 2025 et constatent que 18 d’entre elles, soit 90 %, se sont produites lorsque l’indice était inférieur à sa moyenne mobile sur 200 jours. 42 % des meilleures journées de trading sont survenues lors de marchés baissiers au sens traditionnel.

Cela signifie : « Les meilleures journées de trading ne sont pas réparties au hasard entre les marchés haussiers et baissiers. Elles ont tendance à se concentrer dans les phases de crise où les prix sont déprimés. » Et ces meilleures journées en période de crise apparaissent généralement en alternance avec les pires journées. En octobre 2008, la plus forte hausse quotidienne du marché (+11,6 %) est survenue quelques jours seulement après la plus forte baisse. Ces deux événements ne peuvent être facilement dissociés. Les auteurs soulignent : « Les investisseurs ne peuvent pas capturer uniquement les meilleures journées de trading durant ces périodes sans subir simultanément les pires. »

Le cadre de l’ampleur du marché : ce qu’il faut observer

La dernière partie de l’article propose un cadre systématique pour identifier l’état du marché, basé sur l’ampleur du marché – c’est-à-dire l’observation du degré de participation des différents titres, plutôt que de s’appuyer uniquement sur la performance moyenne des indices pondérés par la capitalisation. L’idée centrale est la suivante : la détérioration structurelle « a tendance à apparaître d’abord dans l’ampleur du marché, avant de se manifester dans les indices de prix pondérés par la capitalisation ».

Avant le marché baissier de 1973–1974, la ligne d’avancées/reculs avait déjà divergé du S&P 500 début 1973. En 1999, l’ampleur du marché s’est détériorée de façon persistante, précédant l’effondrement des actions technologiques de 2000. Les auteurs estiment que l’ampleur du marché peut fournir « une alerte plus précoce que les indicateurs basés uniquement sur les tendances de prix ». Combinée au contexte d’évaluation, cette approche devient encore plus pertinente : « Les fortes évaluations établissent le contexte de l’environnement de marché… tandis que la détérioration de l’ampleur du marché fournit la preuve comportementale. »

Leçons clés pour les conseillers en investissement

La conclusion de l’article se prête bien à être intégrée dans la communication avec les clients : « La question n’est pas de choisir entre optimisme et pessimisme, mais entre complaisance et préparation. »

Concrètement, les conseillers en investissement doivent retenir quatre points de cette étude. Premièrement, le risque de séquence des rendements n’est pas un concept théorique. Le marché américain a passé 35 % de son temps dans des « décennies perdues », et si un client prend sa retraite précisément pendant une telle phase, il fait face non pas à un retard temporaire, mais à une atteinte permanente à ses intérêts composés. Deuxièmement, un CAPE au 99e percentile ne permet pas de prédire un moment précis, mais il définit bien un environnement de marché plus fragile. Les évaluations et l’ampleur du marché ne sont pas des signaux concurrents, mais complémentaires. Troisièmement, l’objection du « manquer les meilleures journées de trading » ne résiste pas à l’épreuve empirique, car ces meilleures journées surviennent souvent dans la même phase que les pires ; gérer systématiquement les baisses signifie éviter les deux simultanément. Quatrièmement, un cadre adaptatif donnant la priorité à l’ampleur du marché n’exige pas un timing parfait. Il exige « une réaction disciplinée aux conditions observables, plutôt qu’une prévision des résultats futurs ».

Les auteurs ne prétendent pas qu’une quatrième décennie perdue est inévitable. Ce que l’histoire indique réellement, c’est que les conditions qui précèdent généralement les décennies perdues peuvent être identifiées ; et qu’une préparation anticipée offre toujours une base plus résiliente que l’acceptation passive.

Cryptos en tendance

Questions liées

QSelon l'article, quelle est la proportion de l'histoire du marché boursier américain occupée par les phases dites « décennies perdues » depuis 1871 ?

ASelon l'article, les trois phases de « décennies perdues » (1929-1954, 1966-1982, 2000-2013) représentent environ 35% de l'histoire du marché boursier américain depuis 1871.

QQuelle conclusion l'article tire-t-il de l'analyse des 20 meilleures journées de performance du S&P 500 entre 1988 et 2025 ?

AL'article conclut que 90% des 20 meilleures journées de performance sont survenues lorsque l'indice était sous sa moyenne mobile sur 200 jours, et que 42% d'entre elles se sont produites lors de marchés baissiers traditionnels. Cela signifie que ces meilleures journées sont souvent concentrées dans des phases de crise et sont généralement imbriquées avec les pires journées, rendant impossible leur capture isolée sans subir également les pertes.

QQuel indicateur de valorisation (valuation) est actuellement proche du 99e centile depuis 1881, selon l'article ?

ASelon l'article, le CAPE (Ratio cours/bénéfice ajusté cycliquement) est actuellement à 39,9, ce qui le place près du 99e centile de toutes les observations historiques depuis 1881.

QQuel est le principal coût caché d'une « décennie perdue » pour un investisseur, selon l'analyse mathématique présentée dans l'article ?

ALe principal coût caché est une atteinte permanente au chemin de la capitalisation des intérêts (l'effet de levier du temps). Une période prolongée de rendement nul ou faible ne fait pas que retarder l'accumulation de richesse ; elle crée un écart de valeur finale qui ne peut être comblé par la suite, même si les rendements reviennent à la normale.

QQuel signal d'alerte précoce, mentionné dans l'article, peut précéder un retournement du marché selon la largeur du marché (market breadth) ?

ASelon l'article, la détérioration de la largeur du marché (par exemple, la divergence entre la ligne d'avance/retrait et l'indice pondéré par la capitalisation comme le S&P 500) fournit un signal d'alerte précoce. Cette détérioration comportementale, qui montre une participation réduite des titres individuels à la hausse, apparaît souvent avant qu'un repli ne soit visible dans l'indice principal, offrant ainsi un avertissement plus anticipé que les indicateurs basés uniquement sur les prix.

Lectures associées

Finit le bon vieux temps ? Que traversent réellement les VC crypto ?

Le paysage du capital-risque (VC) spécialisé dans la cryptographie est en train de subir une transformation fondamentale. Des fonds majeurs comme Paradigm, qui a levé 1,2 milliard de dollars, et Framework Ventures élargissent désormais leurs investissements à l'IA, à la robotique et à d'autres technologies, éloignant la cryptographie du centre de leur stratégie. Ce changement reflète un schéma historique où les fonds spécialisés, ayant bâti un avantage informationnel initial, voient cet avantage disparaître une fois que la technologie se banalise et que les grands capitaux traditionnels entrent sur le marché. Le secteur évolue vers une structure en « haltère » : d'un côté, les grandes plates-formes de capital-risque généralistes (comme a16z, Sequoia) qui peuvent intégrer la cryptographie comme un segment vertical ; de l'autre, de petits fonds spécialisés nichés sur des fronts d'innovation très spécifiques. Les fonds de taille moyenne, purement axés sur la cryptographie, sont coincés dans une « zone de mort », leur taille ne leur permettant ni de générer des rendements suffisants uniquement avec des investissements en phase initiale, ni de rivaliser avec les géants pour les tours de table de croissance. Même les fonds qui affirment rester dans la cryptographie redéfinissent leur périmètre, se concentrant désormais sur l'infrastructure financière (stablecoins, marchés de prédiction) plutôt que sur une vision plus large. Cette évolution est également poussée par les investisseurs (LP) qui, après des pertes dans la cryptomonnaie, réorientent massivement leurs capitaux vers l'IA, forçant les gestionnaires de fonds à suivre cette tendance. Pour les startups cryptographiques, cela signifie qu'elles devront désormais rivaliser avec des projets d'autres secteurs, notamment l'IA, pour attirer l'attention des grands fonds généralistes. Parallèlement, les investissements à long terme dans les infrastructures de base, autrefois portés par des fonds spécialisés, pourraient se raréfier. À l'avenir, la cryptographie ne sera plus considérée comme une classe d'actifs à part entière mais comme une infrastructure sous-jacente, intégrée à divers produits financiers. Les fonds spécialisés survivront probablement dans des niches de pointe, tandis que le financement de croissance sera dominé par les acteurs généralistes.

Foresight NewsIl y a 7 mins

Finit le bon vieux temps ? Que traversent réellement les VC crypto ?

Foresight NewsIl y a 7 mins

À mesure que le consensus s'accélère, sur quoi parient les jeunes investisseurs ?

Dans le paysage actuel des investissements technologiques, la rapidité d’évolution des consensus oblige les jeunes investisseurs à s’adapter. L’IA quitte désormais l’écran pour s’intégrer au monde physique, avec un accent croissant sur l’intelligence embarquée, les robots et les systèmes industriels. Le défi n’est plus seulement de démontrer des capacités techniques, mais d’assurer une livraison fiable et scalable dans des environnements réels. Parallèlement, la valeur des grands modèles linguistiques ne se limite pas à leur performance initiale ; elle réside dans leur capacité à s’insérer durablement dans les flux de travail, créant ainsi une « roue de l’intelligence » auto-renforçante grâce aux données et retours utilisateurs. Face aux limites des données humaines, des approches comme l’apprentissage par renforcement et les modèles scientifiques fondamentaux émergent comme des pistes pour dépasser ces contraintes. Enfin, dans les domaines de pointe comme l’aérospatiale commerciale, l’informatique quantique ou l’énergie avancée, le capital doit faire preuve de patience. Ces secteurs requièrent des cycles de validation longs, une maîtrise des chaînes d’approvisionnement et une résilience face à l’incertitude. Les investisseurs doivent donc anticiper les besoins futurs et soutenir des équipes capables de naviguer dans ces écosystèmes complexes, en misant sur le long terme plutôt que sur des rendements immédiats.

marsbitIl y a 35 mins

À mesure que le consensus s'accélère, sur quoi parient les jeunes investisseurs ?

marsbitIl y a 35 mins

Libération de 100 millions de dollars de liquidités ? La nouvelle politique de Pump.fun teste la technique du pump de 5 minutes

Pump.fun, une plateforme d'émission de memecoins, a lancé le mode BOOST le 21 juillet. Ce nouveau mécanisme par défaut vise à résoudre le problème de liquidités "mortes" estimé à plus de 100 millions de dollars par an. Habituellement, lorsqu'un jeton migre de sa courbe de liaison (bonding curve) vers un pool de liquidités, environ 20% des fonds restent bloqués de façon permanente, même si le jeton tombe à zéro. Le mode BOOST redirige ces 20% (environ 17.6 SOL ou 2516 USDC) pour acheter le jeton lui-même via un système TWAP (prix moyen pondéré dans le temps) pendant les 5 minutes suivant sa migration, puis détruit immédiatement les jetons achetés. L'objectif est de créer un pic d'achat initial ("un feu d'artifice") pour stimuler l'activité trading et améliorer l'expérience des traders, qui recherchent souvent un "pump" au moment du lancement. Pump.fun espère ainsi augmenter la rétention des utilisateurs et les volumes d'échange durables, renforçant à terme ses revenus et la valeur de son jeton natif PUMP. Cependant, des craintes existent. Certains estiment que cela pourrait faciliter artificiellement le succès de jetons de mauvaise qualité et qu'un crash brutal pourrait survenir dès que l'achat programmé s'arrête après 5 minutes, exposant les traders à un risque élevé.

Foresight NewsIl y a 47 mins

Libération de 100 millions de dollars de liquidités ? La nouvelle politique de Pump.fun teste la technique du pump de 5 minutes

Foresight NewsIl y a 47 mins

Le plus grand gestionnaire d'actifs indien, SBI, fait son entrée en Bourse. Que révèlent les données de trading ?

SBI Funds Management, le plus grand gestionnaire d'actifs indien, a réalisé son introduction en bourse le 21 juillet, levant environ 1 milliard de dollars. L'opération a été souscrite environ 42 fois, mais le cours n'a augmenté que d'environ 6,3 % le premier jour. Ces chiffres signalent que le marché indien dispose de liquidités pour absorber des actifs de qualité, mais que les investisseurs refusent de surenchérir sans condition. Le succès modéré de SBI ouvre une fenêtre pour les introductions en bourse, mais elle sera probablement réservée aux entreprises fortes, avec une marque solide, des flux de trésorerie stables et une croissance à long terme claire. Un autre point notable est le faible niveau des frais de garantie (environ 0,01%), qui a conduit certaines banques internationales à se retirer. Cela reflète le pouvoir de négociation des émetteurs forts comme SBI, qui s'appuient sur leurs réseaux locaux, plutôt qu'un désintérêt pour l'Inde. La croissance du secteur de la gestion d'actifs en Inde, portée par la pénétration des fonds communs de placement, soutient la valorisation de SBI. Cependant, les investisseurs intègrent déjà cette croissance et ne paient pas de prime excessive. Le véritable test pour le marché des IPO indien viendra des prochains grands projets, comme Reliance Jio et la NSE (Bourse nationale). Leur succès à une valorisation raisonnable confirmera la réouverture de la fenêtre. Sinon, le cas SBI restera un succès isolé d'un émetteur privilégié.

marsbitIl y a 1 h

Le plus grand gestionnaire d'actifs indien, SBI, fait son entrée en Bourse. Que révèlent les données de trading ?

marsbitIl y a 1 h

Trading

Spot

Articles tendance

Comment acheter ERA

Bienvenue sur HTX.com ! Nous vous permettons d'acheter Caldera (ERA) de manière simple et pratique. Suivez notre guide étape par étape pour commencer votre parcours crypto.Étape 1 : Création de votre compte HTXUtilisez votre adresse e-mail ou votre numéro de téléphone pour ouvrir un compte sur HTX gratuitement. L'inscription se fait en toute simplicité et débloque toutes les fonctionnalités.Créer mon compteÉtape 2 : Choix du mode de paiement (rubrique Acheter des cryptosCarte de crédit/débit : utilisez votre carte Visa ou Mastercard pour acheter instantanément Caldera (ERA).Solde :utilisez les fonds du solde de votre compte HTX pour trader en toute simplicité.Prestataire tiers :pour accroître la commodité d'utilisation, nous avons ajouté des modes de paiement populaires tels que Google Pay et Apple Pay.P2P :tradez directement avec d'autres utilisateurs sur HTX.OTC (de gré à gré) : nous offrons des services personnalisés et des taux de change compétitifs aux traders.Étape 3 : stockage de vos Caldera (ERA)Après avoir acheté vos Caldera (ERA), stockez-les sur votre compte HTX. Vous pouvez également les envoyer ailleurs via un transfert sur la blockchain ou les utiliser pour trader d'autres cryptos.Étape 4 : tradez des Caldera (ERA)Tradez facilement Caldera (ERA) sur le marché Spot de HTX. Il vous suffit d'accéder à votre compte, de sélectionner la paire de trading, d'exécuter vos trades et de les suivre en temps réel. Nous offrons une expérience conviviale aux débutants comme aux traders chevronnés.

661 vues totalesPublié le 2025.07.17Mis à jour le 2026.06.02

Comment acheter ERA

Discussions

Bienvenue dans la Communauté HTX. Ici, vous pouvez vous tenir informé(e) des derniers développements de la plateforme et accéder à des analyses de marché professionnelles. Les opinions des utilisateurs sur le prix de ERA (ERA) sont présentées ci-dessous.

活动图片