De la théorie au compte à rebours : Google sonne l'alarme quantique de la blockchain avec les preuves à connaissance zéro
L'équipe Google Quantum AI a publié une étude alarmante sur la menace quantique pour la cryptographie actuelle, y compris les blockchains. En optimisant l'algorithme de Shor, ils ont réduit le nombre de qubits logiques nécessaires pour casser le chiffrement à courbe elliptique (ECDSA) de 6000 à seulement 1200, abaissant le coût de calcul d'un facteur 20.
Google estime que d'ici 2029, les systèmes comme HTTPS, SSL, et les signatures des blockchains (Bitcoin, Ethereum) devront avoir migré vers une cryptographie « post-quantique » (PQC), sous peine de risques catastrophiques. Le délai de 3 ans semble très optimiste, mais la fenêtre d'action est désormais ouverte.
Les attaques potentielles sont graves : 25-35% des adresses Bitcoin ont une clé publique déjà exposée sur la chaîne. Sur Ethereum, toute transaction expose la clé publique, rendant le réseau entier vulnérable. L'historique immuable de la blockchain signifie que toutes les transactions passées restent des cibles futures.
Les solutions sont en cours. Ethereum utilise l'abstraction de compte et travaille sur des signatures PQC pour ses validateurs. Bitcoin propose le BIP-360 pour intégrer des algorithmes comme FALCON, mais son adoption dépendra d'un consensus communautaire difficile.
Fait notable, Google a utilisé des preuves à connaissance zéro (ZK) pour révéler cette menace de manière contrôlée, évitant la panique. La collaboration avec des chercheurs de la Fondation Ethereum laisse entrevoir une nouvelle narration majeure pour l'écosystème crypto.
marsbitIl y a 5 h