Le jeu des relations dans l'élite de la Silicon Valley : 50 millions pour ceux qui ont des relations, les véritables talents ne trouvent pas de financement ?
L'élite de la Silicon Valley est en train de passer d'une méritocratie à un jeu de relations. Aujourd'hui, l'accès au financement dépend moins du talent que du réseau et du pedigree. Les fondateurs issus de Stanford ou d'OpenAI lèvent des millions facilement, tandis que les véritables outsiders talentueux peinent à sécuriser des fonds.
Cette évolution est alimentée par une pensée de groupe consensuelle, accentuée par l'IA qui déforme les attentes de croissance, la concentration des capitaux chez quelques grands fonds, et la professionnalisation de la VC qui privilégie les paris "sûrs". Les accélérateurs produisent des startups uniformes, et les grands fonds couronnent prématurément des équipes "sélectionnées" avec des guerres de trésorerie allant jusqu'à 50 millions de dollars.
Cette pratique du "kingmaking" crée des effets pervers : pression pour une croissance à tout prix, comportements risqués et créativité comptable dans le reporting des revenus. Elle attire aussi des fondateurs plus intéressés par la vente de parts secondaires que par la construction d'une entreprise durable.
Cependant, l'auteur prédit un retour à la moyenne. Historiquement, les entreprises les plus précieuses ne naissent pas des tendances à la mode. Il mise sur les outsiders déterminés, ignorés par le consensus, qui finiront par l'emporter. Ceux qui suivent le mouvement aveuglément seront, à terme, "massacrés".
marsbit07/10 04:17