En rentrant du travail, Yezi sentit une drôle d'odeur dès qu'elle ouvrit la porte de chez elle.
Il s'avéra que son robot aspirateur avait étalé les excréments du petit chien sur la moitié du salon, contaminant même la station de base. Ce qui devait être un nettoyage automatique se transforma en une scène embarrassante où elle dut nettoyer le sol et la machine, un masque sur le nez.
Ce genre d'expérience n'est pas rare. Les fils électriques, les jouets, les vases en verre transparents, les seuils de porte, les meubles bas, les pieds de chaise de salle à manger... autant de variables auxquelles un robot aspirateur doit faire face une fois introduit dans un vrai foyer. Il est censé réduire les tâches ménagères, mais si son jugement est erroné, un petit problème peut vite devenir un gros problème.
C'est aussi là que réside le malaise de l'industrie des robots aspirateurs. Malgré une concurrence acharnée pendant des années, le taux de pénétration du marché reste inférieur à 10 %. La raison principale est qu'il a certes prouvé que « la machine peut aspirer », mais il n'a pas encore pleinement démontré que « l'utilisateur peut lui confier son sol en toute confiance ».
Derrière ce faible taux de pénétration, ce qui bloque, c'est la confiance.
I. L'hésitation des utilisateurs : non pas par manque de besoin, mais par manque de confiance
Le robot aspirateur n'affronte pas vraiment un sol standard, mais un foyer dynamique.
Ces variables dynamiques font qu'un robot aspirateur ne peut pas se contenter d'« aspirer » et de « passer la serpillère ». Il doit aussi évaluer son environnement, identifier les risques, planifier son trajet, gérer les recoins, et déranger le moins possible les occupants.
Ces dernières années, la concurrence s'est largement concentrée sur les spécifications techniques : une aspiration de plus en plus puissante, des changements constants dans la forme des serpillières, des fonctions de station de base qui s'accumulent, une multiplication des références (SKU), des combinaisons de produits de plus en plus complexes. Améliorer les spécifications a bien sûr un sens, mais cela n'a pas complètement résolu les problèmes qui préoccupent le plus les utilisateurs :
Va-t-il renverser le vase ?
Va-t-il s'emmêler dans les fils électriques ?
Va-t-il éparpiller la litière du chat ?
Va-t-il se coincer sur le seuil de la porte ?
Va-t-il négliger l'espace sous les armoires et autour des pieds de table/chaise ?
La station de base va-t-elle sentir mauvais après quelques utilisations ?
Si ces problèmes ne sont pas résolus de manière stable, il est difficile d'inspirer confiance aux utilisateurs.
C'est précisément pour cela que le robot aspirateur ne s'est pas encore imposé comme un électroménager de base, au même titre que le réfrigérateur ou la machine à laver.
Ainsi, la prochaine étape de la véritable concurrence pour les robots aspirateurs n'est pas de « paraître puissant », mais de « causer moins de problèmes à l'usage ».
II. La solution DJI : moins de nettoyage complémentaire, moins d'interventions de secours, moins d'entretien
C'est dans ce contexte que l'entrée de DJI dans la course aux robots aspirateurs mérite d'être remarquée.
En tant que leader incontesté mondial des drones grand public, DJI occupe également rapidement la première place sur le marché des caméras d'action et des équipements d'imagerie portatifs. Le fait de parvenir à se hisser au sommet à chaque fois qu'il pénètre un nouveau segment de marché n'est pas une question de chance, mais repose sur un ensemble de compétences transférables : perception de l'espace, reconnaissance de l'environnement, contrôle du mouvement et ingénierie système. Appliquées au sol domestique, ces capacités correspondent justement à l'évitement d'obstacles, la planification de trajectoire, la couverture et la stabilité – soit précisément les problèmes d'expérience les plus cruciaux pour un robot aspirateur.
Le nouveau produit ROMO 2, lancé récemment, traduit concrètement ce transfert de compétences.
La logique produit tourne autour de trois mots-clés : moins de nettoyage complémentaire, moins d'interventions de secours, moins d'entretien.
1. Évitement d'obstacles : pour la première fois, « ranger le sol avant de démarrer » devient optionnel
Beaucoup découvrent après l'achat d'un robot aspirateur qu'ils doivent d'abord effectuer un « pré-nettoyage » avant de l'utiliser : ramasser les câbles, ranger les jouets, déplacer les petits objets pour éviter que la machine ne se coince, ne heurte quelque chose ou ne traîne un objet.
C'est l'un des principaux points noirs reprochés aux robots aspirateurs. En raison d'une précision de reconnaissance insuffisante, ils renversent soit directement un vase en verre transparent, soit le contournent trop tôt, laissant de grandes zones à nettoyer manuellement.
C'est particulièrement vrai dans les foyers avec enfants ou animaux de compagnie, où l'environnement au sol est souvent moins contrôlable. Des pièces de Lego, des cartes, des câbles, des jouets pour chats peuvent apparaître à tout moment sur le sol.
L'approche de l'évitement d'obstacles du ROMO 2 s'inspire clairement de la trajectoire technologique des drones DJI. Grâce à une perception au millimètre près, une source lumineuse active et un nouvel algorithme d'évitement, il améliore sa capacité à reconnaître les objets transparents, les petits objets et les obstacles bas.
Plus important encore, il ne se contente pas de « voir un obstacle et de le contourner ». Il évalue d'abord le type d'objet et sa position, puis décide de s'approcher, de s'arrêter ou de contourner. Par exemple, face à des objets comme du verre, un miroir ou des câbles, il agira avec plus de prudence pour réduire les collisions, les emmêlements ou les traînages involontaires.
Le changement d'expérience qui en découle est direct : l'utilisateur n'a plus besoin de vider le sol avant chaque démarrage, et le robot aspirateur cesse d'être un « appareil semi-automatique » nécessitant une surveillance constante.
2. Franchissement d'obstacles : pas un « passage en force », mais un « lever de jambe » élégant
Une situation embarrassante courante pour les robots aspirateurs est de se retrouver bloqués par les seuils de porte, les rails de plancher ou les rails de porte coulissante.
Ces éléments sont à peine perceptibles pour l'homme, mais pour un robot aspirateur, ils peuvent constituer un obstacle infranchissable. La machine se retrouve coincée à l'entrée de la cuisine, du balcon, et il faut finalement qu'une personne aille la déplacer. De nombreux utilisateurs en viennent même à installer des rampes supplémentaires, ce qui augmente les coûts et altère l'esthétique globale de la maison.
La méthode du ROMO 2 n'est pas le « passage en force ». Il identifie d'abord la hauteur et la position de l'obstacle, puis utilise ses pieds mécaniques adaptatifs dynamiques pour le franchir. Selon les scénarios, il peut choisir un franchissement synchronisé à deux roues ou un franchissement pas à pas gauche-droite, semblable à un « saut de haie ».
Sa capacité de franchissement continu à double niveau atteint 8,5 cm. Ce chiffre est significatif car il signifie que de nombreux seuils, rails de plancher et dénivelés qui nécessitaient auparavant une intervention humaine peuvent désormais être gérés par la machine elle-même.
Pour l'utilisateur, l'amélioration de la capacité de franchissement n'est pas une démonstration de prouesse technique, mais signifie que le robot aspirateur peut véritablement effectuer un nettoyage inter-zones. Les entrées de la cuisine, du balcon ou de la salle de bain ne sont plus ses points de « SOS » fréquents.
3. Nettoyage : de « pouvoir nettoyer » à « nettoyer intelligemment »
On considère généralement comme acquis que les robots aspirateurs ont des angles morts nécessitant un nettoyage complémentaire manuel.
Il existe principalement deux types d'angles morts : les zones difficiles d'accès, comme autour des pieds de table/chaise, sous les armoires, sous la porte du réfrigérateur, etc. ; et les scénarios difficiles à nettoyer, comme le mélange de déchets secs et humides. Le cas typique : un enfant renverse son assiette du petit-déjeuner, du lait se répand sur le sol, entouré de céréales sèches.
Pour le premier type d'angles morts, le ROMO 2 utilise principalement un lidar et un bras mécanique à extension extérieure très longue.
Le bras mécanique augmente sa longueur de couverture de 7,8 cm. Couplé à un lidar TOF indépendant, il peut percevoir son environnement avec plus de précision, déterminer si l'obstacle devant lui est un meuble irrégulier, un pied de table ou l'espace sous une armoire, et ajuster en conséquence l'angle d'extension pour nettoyer rapidement les angles morts.
Par exemple, dans la salle à manger, le ROMO 2 peut contourner les pieds de table et de chaise, nettoyant facilement les miettes au sol, sans déplacer les chaises par collision et en aspirant les résidus avec plus de précision. L'utilisateur n'a plus besoin de déplacer les chaises à l'avance, de vider le sol ou de procéder à un nettoyage complémentaire.
Le deuxième type d'angles morts est dû à la complexité de l'environnement au sol, nécessitant une évolution simultanée de la machine sur le plan « intellectuel » et « physique ».
Le ROMO 2 renforce ses capacités de reconnaissance par IA, lui permettant d'identifier avec précision différents types de salissures et d'adapter en conséquence différents plans de nettoyage. C'est également une première dans le secteur.
Par exemple, s'il détecte de la litière pour chat, il réduit sa vitesse de déplacement et la rotation de sa brosse latérale, s'approchant lentement pour éviter de l'éparpiller. S'il détecte une tache liquide, il la contourne d'abord, nettoie les déchets secs environnants, puis revient, déploie son bras mécanique et nettoie selon une trajectoire en forme de « retour » (回), sans que le robot ne touche le liquide, évitant ainsi de « salir avec du sale ».
4. Capacités d'auto-nettoyage : pas besoin de s'en préoccuper pour lui
Les robots aspirateurs avaient auparavant un autre problème souvent négligé : une fois le sol nettoyé, les ennuis se transmettaient souvent à l'utilisateur.
La serpillière semble lavée, mais l'eau usée, les poils et les petits déchets générés pendant le processus de lavage peuvent rester piégés dans le socle de la station de base, les angles et les conduits d'eau. Après un certain temps d'utilisation, la station de base peut devenir collante, dégager des odeurs, et l'utilisateur doit encore démonter manuellement le socle, nettoyer les recoins.
La fréquence d'entretien trop élevée transforme les tâches originales de « balayage et lavage » en « entretien du robot aspirateur ».
L'accent mis par le ROMO 2 sur « zéro entretien toute l'année, 365 jours par an » vise précisément ce problème.
Grâce à un système d'auto-nettoyage de la station de base, il réduit les résidus de saleté et la fréquence de nettoyage manuel. Pendant le nettoyage, il minimise les débordements d'eau usée et améliore la minutie du rinçage de la station. Par exemple, le socle de la station utilise un matériau sur lequel la saleté adhère moins, combiné à un système à jet d'eau haute pression, d'aspiration des eaux usées et de circulation d'air, pour automatiser au maximum les actions de lavage de la serpillière, d'évacuation des eaux usées et de nettoyage de la station.
Ces détails techniques ne sont peut-être pas clairement perçus par l'utilisateur au quotidien, mais ils déterminent un résultat : une fois la machine nettoyée, l'utilisateur n'a pas besoin de nettoyer la machine à son tour. C'est la véritable valeur du « moins d'entretien ».
5. Détails complémentaires : moquette, poils et design
Dans certains scénarios domestiques plus spécifiques, le ROMO 2 propose également des adaptations.
Par exemple, pour le nettoyage des moquettes, il utilise une aspiration focalisée de 36000 Pa et une pressurisation intelligente pour traiter la poussière et les débris profondément enfouis dans les fibres. Pour les foyers avec animaux ou cheveux longs, il réduit l'emmêlement des poils/cheveux et les omissions de nettoyage grâce à ses deux serpillières rotatives et une structure à double couverture.
Sur le plan esthétique, le ROMO 2 adopte un design transparent, le distinguant également des robots aspirateurs traditionnels. Un robot aspirateur est par essence un appareil électroménager qui reste longtemps dans la maison ; son apparence n'est pas seulement une question d'esthétique, elle influence aussi son intégration naturelle dans l'espace domestique.
Dans l'ensemble, le ROMO 2 ne se contente pas d'empiler les spécifications techniques. Il s'apparente davantage à une traduction des compétences de DJI en matière de perception spatiale, de contrôle d'évitement et d'ingénierie système, en quelques expériences concrètes de nettoyage domestique : pas besoin de nettoyer complémentairement fréquemment, pas besoin d'intervenir constamment pour le secourir, pas besoin de l'entretenir sans cesse.
C'est là que réside l'aspect le plus remarquable de l'entrée de DJI dans cette course.
III. Ce que l'industrie devrait vraiment défier, c'est la confiance
Tout appareil électrique utilisé fréquemment doit d'abord résoudre un problème : établir la confiance. Mais actuellement, beaucoup d'utilisateurs bloquent à la première étape : ils ne savent pas à qui faire confiance.
La notoriété de la marque est fondamentale. Les données de l'institut d'études Ipsos montrent que 77 % des répondants dans le monde sont plus enclins à faire confiance à un nouveau produit lancé par une marque qu'ils connaissent. Autrement dit, avant même d'être en contact avec un produit spécifique, ils filtrent leurs décisions en fonction de la marque. Lorsque la confiance est suffisamment forte, les utilisateurs peuvent même ne pas passer trop de temps à étudier les spécifications. C'est l'un des atouts de DJI en entrant sur le marché des robots aspirateurs.
Au cours des 20 dernières années, DJI a occupé une position dominante sur le marché mondial des drones grand public. Ces 3 dernières années, il s'est également hissé parmi les leaders mondiaux dans le domaine de l'imagerie intelligente portative. Le Pocket 3 s'est vendu à des dizaines de millions d'exemplaires, et le Pocket 4, récemment lancé, a rapidement attiré l'attention du marché. Ce processus a permis à DJI de forger également une culture et un pouvoir d'attraction de marque uniques.
En s'appuyant sur cette notoriété, DJI excelle à appliquer son accumulation technologique à de nouveaux domaines, apportant ainsi de nouvelles solutions au secteur.
Il sait aussi « écouter les conseils ».
Pendant le développement du ROMO 2, l'équipe a collecté un grand nombre de retours d'utilisateurs. Par exemple, certains ont exprimé le souhait qu'il affiche le temps de séchage comme une machine à laver, ou qu'il ajoute un rappel de faible niveau d'eau, ce que le ROMO 2 a finalement mis en œuvre.
Dans la course d'endurance qu'est le secteur des robots aspirateurs, l'ADN de vision à long terme de DJI contribue à réduire le bruit ambiant, à se recentrer sur l'expérience utilisateur elle-même, et à former un récit produit plus clair : ne pas défier les spécifications, ne pas faire étalage de technologie, mais établir une expérience utilisateur centrale de « faible intervention ». Cela pourrait attirer davantage d'utilisateurs à essayer et les aider à construire progressivement la confiance.
Bien sûr, la capacité d'un produit unique à changer le secteur doit encore être vérifiée sur une plus longue période. Un robot aspirateur n'est pas un produit de conférence de presse ; les taux de réachat, de fidélisation, d'inutilisation et la réputation constituent le véritable examen.
Le développement de l'industrie des smartphones peut servir de référence.
Avant que Steve Jobs ne dévoile cet iPhone en 2007, le taux de pénétration mondial des smartphones n'était que d'environ 5 %, la plupart des produits ayant un clavier physique encombrant et des opérations complexes. L'iPhone a audacieusement fait des soustractions, supprimant le clavier physique, remplaçant les touches par un écran tactile, revenant à l'expérience utilisateur et se concentrant sur les trois expériences fondamentales : téléphoner, naviguer sur Internet, écouter de la musique.
La suite, tout le monde la connaît. On a également pris l'habitude d'utiliser le terme « moment iPhone » pour définir les tournants clés dans diverses industries.
C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles le ROMO 2 mérite une attention particulière. Il ramène le produit à l'expérience utilisateur, le rendant plus simple, facile à utiliser, stable, comme l'a fait l'iPhone à ses débuts.
Lorsque la compétition des robots aspirateurs passe de la course aux spécifications à la course à la confiance, comment une entreprise possédant à la fois un capital technologique et une capacité de transversalité peut-elle réorganiser l'expérience de nettoyage, d'évitement, d'entretien et d'interaction ? Apportera-t-elle le « moment iPhone » à l'industrie des robots aspirateurs ?
Conclusion
L'incident de nettoyage embarrassant de Yezi ne pointe pas vers une déception totale des utilisateurs envers les robots aspirateurs, mais plutôt vers l'examen de réalité auquel cette catégorie de produits doit faire face : une maison n'est pas un laboratoire.
Les foyers réels abritent des animaux de compagnie, des jouets, des fils électriques, des seuils, des interstices de meubles, ainsi que divers imprévus. Savoir si un robot aspirateur peut nettoyer proprement n'est que la première étape ; savoir s'il peut comprendre son environnement, éviter les risques, couvrir les recoins, s'auto-nettoyer, et déranger le moins possible les gens, détermine sa capacité à devenir un assistant domestique fiable.
Le développement des robots aspirateurs est désormais suffisamment riche en spécifications techniques. La compétition de la prochaine étape doit finalement revenir à une question plus simple : l'utilisateur ose-t-il confier le sol de sa maison à la machine ?
Celui qui parvient durablement à offrir moins de nettoyage complémentaire, moins d'interventions de secours et moins d'entretien aura une chance de vraiment mobiliser les neuf dixièmes des foyers chinois qui hésitent encore.












