Les chercheurs sont en liesse !!
Moins d'une semaine après le lancement de Claude Science par Anthropic, la communauté open source a présenté sa propre réponse.
Une équipe de recherche en IA incubée par YC a livré « l'alternative open source à Claude Science » : OpenScience.
Il s'agit également d'un environnement de travail de recherche en IA couvrant l'ensemble du processus, de la recherche documentaire et la génération d'hypothèses à l'expérimentation par code et la rédaction d'articles, mais il n'est lié à aucun fournisseur de modèle spécifique.
DeepSeek, GLM, Claude, GPT... Peu importe qu'ils soient chinois ou étrangers, utilisez celui que vous voulez.
De plus, le projet utilise la licence Apache 2.0, très favorable aux développeurs, et ne nécessite qu'une seule commande pour être installé.
La nouvelle a rapidement propulsé le projet en tendance sur X. Les réactions ne se sont pas fait attendre :
C'est à ça que devrait ressembler l'IA scientifique. (Anthropic : Dites directement mon nom)

Claude Science est puissant, mais inaccessible...
Il y a environ cinq jours, lors d'un événement privé du MIT Technology Review, Anthropic a officiellement lancé Claude Science.
Il s'agit d'une plateforme de travail en IA dédiée aux scientifiques, offrant les outils et packages logiciels les plus couramment utilisés par les chercheurs.

Par exemple, auparavant, un chercheur devait, pour mener à bien une étude, consulter la littérature sur PubMed, écrire du code dans Jupyter, exécuter des statistiques avec R, se connecter en SSH à un cluster pour soumettre des tâches, puis utiliser divers outils pour créer des graphiques et rédiger un article.
Naviguer entre une douzaine de fenêtres, juste pour « passer » d'un outil à l'autre, suffisait à consommer une énergie considérable.
Ce que Claude Science vise à faire, c'est de regrouper tout cela dans un seul et même environnement de travail.
Concrètement, il intègre plusieurs éléments clés :
Au niveau des bases de données et de la chaîne d'outils, il intègre plus de 60 connecteurs de bases de données scientifiques et des packages de compétences préconfigurés, couvrant des domaines de recherche courants comme la génomique, l'analyse unicellulaire, la protéomique, la biologie structurale, la chémoinformatique, etc.
Vous posez une question en langage naturel, et un Agent spécialisé effectue automatiquement des requêtes transversales dans les bases de données, sans que vous ayez à parcourir manuellement UniProt, PDB, Ensembl, ChEMBL, GEO, etc.
Il intègre également le BioNeMo Agent Toolkit de NVIDIA, permettant une connexion directe à des modèles de sciences de la vie comme Evo 2, Boltz-2, OpenFold3.

Au niveau de l'exécution, il introduit une architecture multi-agents.
Un Agent principal est responsable de la planification globale, des Agents secondaires traitent différentes tâches en parallèle, et un Agent « Reviewer » est spécifiquement chargé de la vérification des faits, comme contrôler les citations, vérifier les résultats des calculs, signaler les erreurs potentielles.
Les résultats générés ne sont pas seulement du texte : structures protéiques 3D, pistes de navigateur génomique, formules de structure chimique, tous ces contenus peuvent être rendus de manière native.
De plus, chaque graphique conserve simultanément le code de génération, l'environnement d'exécution, les explications en langage naturel et l'historique complet de la conversation.
Dans certains scénarios, les scientifiques peuvent même modifier un graphique avec une simple phrase, le système réécrivant automatiquement le code sous-jacent.
Au niveau de la puissance de calcul, Claude Science peut se connecter directement à l'infrastructure existante de votre laboratoire.
Que ce soit un ordinateur portable, un serveur Linux ou un nœud de connexion de cluster HPC, via une connexion SSH ou un compte Modal pour utiliser des GPU cloud à la demande, passant d'une seule carte à plusieurs centaines.
Les jeux de données massifs ne doivent être chargés qu'une seule fois, les données sensibles ne quittent pas votre système, et seul le contexte nécessaire à chaque étape de l'analyse est envoyé à Claude.

Les utilisateurs précoces des tests internes ont déjà réalisé quelques cas concrets.
Le neuroscientifique Jérôme Lecoq de l'Allen Institute l'a utilisé pour créer un « modèle de revue computationnelle » multi-agents, comprenant environ 20 compétences personnalisées, permettant à des Agents secondaires de lire des milliers d'articles, d'en extraire les points clés et les données quantitatives, puis de générer une revue chapitre par chapitre.
Pour donner un ordre d'idée, avant, écrire une telle revue prenait deux ans. Aujourd'hui, il en a déjà environ dix entre les mains –
Beaucoup dépassent les 100 pages, et toutes les citations ont été vérifiées par l'Agent Reviewer.
Stephen Francis du UCSF Brain Tumor Center l'a utilisé pour une étude d'épidémiologie moléculaire des gliomes, exécutant des analyses de variations germinales.
Il affirme que Claude Science a réduit le temps nécessaire à un dixième de ce qu'il était, et que son équipe a validé indépendamment les résultats, confirmant que l'analyse était à la fois rapide et fiable.

En combinant cela avec l'évaluation des capacités de recherche en IA par le physicien de Harvard Matthew Schwartz en mars dernier, le niveau actuel de Claude équivaut à peu près à celui d'un étudiant en deuxième année de master.
Il a publié un article invité sur le blog officiel d'Anthropic, « Vibe Physics: The AI Grad Student », documentant tout le processus de réalisation d'un article de physique théorique avec Claude Opus 4.5.
À l'époque, sa conclusion était :
Les capacités de recherche actuelles de l'IA sont à peu près équivalentes à celles d'un étudiant en deuxième année de master : capable de travailler, ne se plaint pas de la fatigue, mais nécessite un encadrement à chaque étape.
Ce jugement a ensuite été intégré par Anthropic dans la documentation technique de Claude Science, servant de point de référence pour le positionnement du produit.
Cependant, Claude Science a actuellement plusieurs limitations importantes :
N'est compatible qu'avec macOS et Linux
Réservé aux utilisateurs payants Pro/Max/Team/Enterprise
Sur la plateforme, seuls les modèles propriétaires de Claude peuvent être utilisés
L'addition de ces seuils, surtout pour les équipes de recherche chinoises, fait de Claude Science quelque chose « d'accessible en théorie, mais pas en pratique ».
Bonne nouvelle : une alternative open source est arrivée
Ciblant ces limitations, le projet open source OpenScience est né.
L'équipe derrière ce projet s'appelle Synthetic Sciences, fondée à San Francisco en 2025 et tout juste sortie du cycle d'hiver 2026 de YC.
L'ambition de l'équipe fondatrice est grande : construire une plateforme permettant aux scientifiques de déléguer directement des tâches de recherche complexes à des « co-chercheurs IA » (AI co-scientists), de la revue de littérature à la génération d'hypothèses, en passant par l'exécution d'expériences et la rédaction d'articles, laissant l'IA parcourir de manière autonome l'ensemble de la chaîne.
Ils ont une conviction interne :
Les modèles de base scientifiques doivent posséder un véritable « goût pour la recherche » (research taste), et ce goût ne peut pas être obtenu simplement en empilant des paramètres. Il faut avancer sur deux jambes : le produit et le modèle. Utiliser le produit pour collecter des données de processus de recherche de haute qualité, puis utiliser ces données pour entraîner des modèles ayant ce goût.
OpenScience est le premier produit concrétisant cette approche.

Bien que la mission d'OpenScience soit la même que celle de Claude Science, elles présentent une différence fondamentale :
Elles sont « agnostiques au modèle » (model-agnostic).
Selon les propres mots de Synthetic Sciences :
L'IA scientifique devrait être ouverte. Aucune entreprise ne devrait monopoliser les outils que l'humanité utilise pour explorer et découvrir, ni décider qui a le droit de les utiliser.
Ainsi, sur cette plateforme, Anthropic, OpenAI, Google, DeepSeek, GLM... tant que vous avez une clé API, vous pouvez directement les connecter.
Vous pouvez même exécuter des modèles locaux, les déployer avec Ollama, sans qu'un seul octet de données ne quitte votre machine.
Votre clé reste locale, les requêtes se connectent directement au fournisseur du modèle, sans passer par aucun serveur intermédiaire.
De plus, OpenScience permet de changer de modèle par requête.
Dans le même environnement de travail, vous pouvez utiliser Claude pour une étape, puis passer à DeepSeek pour la suivante, sans modifier aucune configuration.

Au niveau fonctionnel, OpenScience est même plus radical que Claude Science –
Il intègre plus de 250 packages de compétences de recherche, soit plus de 4 fois plus que Claude Science, couvrant des domaines comme le ML, la biologie computationnelle, la chémoinformatique, etc., et tous sont lisibles, modifiables et extensibles.

L'installation est également simple, une seule commande dans le terminal :

Prêt à l'emploi, l'environnement de travail s'ouvre automatiquement dans le navigateur. Lors du premier lancement, choisissez une source de modèle, entrez votre clé API, et vous pouvez commencer à travailler.
Vous pouvez également l'installer globalement :

Si configurer des clés vous semble fastidieux, l'équipe propose également une plateforme hébergée appelée Atlas –
Rechargez un portefeuille pour appeler directement plusieurs modèles de pointe, sans avoir à configurer chaque clé individuellement, avec en plus une cartographie de recherche persistante et une puissance de calcul cloud.
Mais cet Atlas n'est pas obligatoire. Vous pouvez utiliser OpenScience avec vos propres clés et l'utiliser complètement gratuitement, sans aucun obstacle.
One More Thing
Il est intéressant de noter qu'en descendant tout en bas de la page GitHub d'OpenScience, vous trouverez une déclaration ajoutée spécialement :
OpenScience est un projet indépendant. Il n'est pas affilié à, soutenu par, ou sponsorisé par Anthropic. « Claude » est une marque déposée d'Anthropic, PBC, utilisée ici uniquement pour décrire la compatibilité.

Traduisons : nous sommes un projet indépendant, sans aucun lien avec Anthropic. Mentionner « Claude » est purement pour parler de compatibilité, n'allez pas imaginer des choses.
Apparemment, l'impression laissée par le « homard » (NdT : référence à une controverse passée) sur toute la communauté open source est encore trop vive.
Après les changements de nom successifs d'OpenClaw, OpenScience a cette fois directement soudé sa déclaration de distanciation dans la première version du README.
Rien de plus : d'abord survivre, ensuite parler d'alternative (doge).
Adresse du projet open source :
https://x.com/i/trending/2073904804829741364?s=20
Liens de référence :
[1]https://x.com/SynScience/status/2073829478393086311?s=20
[2]https://x.com/i/trending/2073904804829741364?s=20
[3]https://www.openscience.sh/
[4]https://www.anthropic.com/news/claude-science-ai-workbench
Cet article provient du compte WeChat officiel « Quantum Bit », auteur : Yishui






