Les deux pays ont intensifié leurs efforts en matière de régulation des stablecoins, car tous deux sont en train de peaufiner leurs réglementations concernant les actifs numériques. Une délégation du Trésor britannique (HM Treasury) et du Trésor américain s'est réunie à Londres le 8 juillet pour la 13e session du Groupe de travail sur la réglementation financière entre le Royaume-Uni et les États-Unis. Les participants à cette réunion comprenaient des membres de la Banque d'Angleterre, de la FCA, de la Réserve fédérale, de la SEC, de la CFTC, de la FDIC et de l'OCC. Aucune proposition de règles n'a été faite lors de cette réunion, seulement un alignement sur les principes réglementaires.

Des stablecoins : de la loi à la coopération internationale
La finance numérique a continué d'être au cœur du sommet de Londres des régulateurs américains et britanniques. Les régulateurs américains ont fourni une mise à jour sur la mise en œuvre de la loi GENIUS. Celle-ci introduit un cadre fédéral pour les stablecoins de paiement, ainsi qu'une réforme plus large du marché des actifs numériques. Les régulateurs britanniques ont fourni des informations sur les progrès réalisés dans l'élaboration de la Stratégie numérique pour les marchés financiers de gros, ainsi que sur la désignation de Christopher Woolard en tant que "Champion des marchés numériques de gros".
Les régulateurs ont également discuté de la tokenisation, des innovations en matière de paiement, et de la feuille de route du G20 pour les paiements transfrontaliers. Les deux pays ont réaffirmé leur engagement en faveur d'un développement responsable des actifs numériques, de la protection des consommateurs et de la stabilité financière dans ce domaine. En même temps, ils soutiennent les stablecoins adossés à un pour un à des actifs liquides.
Assouplissement des restrictions par la Banque d'Angleterre
Bien que le Royaume-Uni travaille encore sur sa réglementation des stablecoins, la Banque d'Angleterre a déjà apporté quelques modifications sur la base de consultations avec le secteur. Par exemple, elle a décidé d'abandonner la proposition initiale visant à plafonner le nombre de coins qu'un utilisateur individuel pouvait détenir. De plus, la Banque d'Angleterre a décidé de mettre en place un plafond temporaire sur l'émission de stablecoins systémiques, fixé à 40 milliards de livres sterling par an.
En outre, elle a modifié la proportion d'actifs qui doivent être conservés sous forme de dépôts non rémunérés auprès des banques centrales. Initialement, il était proposé de détenir 40 % des actifs de cette manière ; ce montant est maintenant de 30 %. Ainsi, 70 % des réserves pourraient être détenues en obligations d'État britanniques. Ces changements réglementaires rapprochent le Royaume-Uni de la nouvelle approche transatlantique de la régulation des stablecoins.
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