Stratégie des marchés mondiaux de J.P. Morgan : Les matières premières aujourd'hui ressemblent-elles à 2022 ?
L'analyse de JPMorgan met en garde contre un parallèle possible entre l'environnement actuel des matières premières et celui de 2022. Alors que la Fed pourrait entamer un cycle de resserrement monétaire dès décembre (ou septembre en cas de rebond inflationniste), l'histoire montre que les matières premières ont généralement performé pendant les phases de hausse des taux. Cependant, le cycle 2022-2023 a fait exception, le secteur ayant chuté d'environ 14% en raison de la disparition des primes de risque géopolitique sur les approvisionnements russes et d'un ralentissement manufacturier.
La situation actuelle présente des similitudes inquiétantes : les pressions inflationnistes sont alimentées par des ruptures d'approvisionnement (détroit d'Ormuz), maintenant les prix des matières premières à des niveaux élevés, comme en 2022. Le risque est qu'une future atténuation des primes de risque liées à l'offre, combinée à un durcissement des conditions financières, entraîne à nouveau un refroidissement marqué du secteur.
Par produits :
- **Énergie** : Le pétrole est très sensible à la durée de l'interruption du trafic dans le détroit d'Ormuz. Le scénario de base prévoit un prix du Brent à 80$/baril fin 2026, mais des risques haussiers importants persistent.
- **Métaux précieux** : L'or est très vulnérable à des hausses de taux plus agressives que prévu, pouvant le faire chuter vers 3500-3600$/oz, les ETF sensibles aux taux étant désormais le principal moteur du marché.
- **Métaux industriels** : Les perspectives à court terme sont solides, portées par une activité manufacturière robuste et de faibles stocks, notamment pour le cuivre. Toutefois, un resserrement monétaire trop marqué pourrait peser sur la demande en 2027.
marsbitIl y a 38 mins