L'époque où 3000 yuans pouvaient rapporter 200 000 est révolue, l'AI Comic n'est plus une opportunité de faire de l'argent facile
« L'ère du "3 000 yuans pour en gagner 200 000" est révolue : les séries de manhua générées par IA ne sont plus une opportunité facile. » Suite à la mise en œuvre, le 17 août, de nouvelles règles par Tomato Novel (plateforme affiliée à Douyin) sur le recrutement d'utilisateurs et les droits d'auteur, une vague de suspensions a touché de nombreux créateurs de contenus IA (manhua, peinture, tutoriels). Ces règles exigent désormais une autorisation officielle de l'auteur original pour toute adaptation, limitent la durée et la proportion du contenu original utilisé, et interdisent certains termes comme "épisode" dans les titres.
Cette réglementation a porté un coup fatal à un modèle économique déjà fragile. La création de ces séries, présentée comme une opportunité à faible coût, cachait en réalité des déséquilibres importants. Un créateur explique que le coût de calcul (puissance d'IA) et de montage pour 5 minutes de vidéo atteint environ 510 yuans par jour, tandis que les revenus pour 60 000 vues ne sont que de 45 yuans. Seuls quelques succès viraux exceptionnels, réalisés avec de petits budgets, masquaient la réalité pour la majorité : des revenus ne couvrant souvent même pas les coûts.
Le secteur, qui a connu une croissance rapide depuis 2026, reposait souvent sur une base légale précaire, avec des adaptations réalisées sans autorisation. La nouvelle règle prévoyant la mise à zéro des commissions en cas d'infraction a forcé de nombreux comptes à suspendre leurs publications ou à supprimer leur contenu.
Si certains fans déplorent la disparition de séries appréciées, les auteurs de romans web voient cette réglementation d'un bon œil, dénonçant des cas fréquents de contrefaçon et des difficultés à se faire indemniser.
La fin de cette phase de croissance sauvage pourrait marquer le début d'une ère plus mature. La standardisation et l'uniformité des contenus IA (histoires stéréotypées, "visages IA" similaires) avaient déjà commencé à lasser le public. Désormais, seuls les créateurs prêts à investir dans des autorisations légales et, surtout, à se concentrer sur la qualité et l'originalité du contenu, pourront persister. L'entrée en vigueur prochaine d'une nouvelle réglementation nationale sur les micro-drames confirme cette tendance vers un secteur plus structuré, où l'IA doit être un outil au service de la création, et non une fin en soi pour un gain rapide.
marsbitIl y a 5 mins