Nouveau président, vieille inflation, emplois dépassant les attentes : après la première apparition de Warsh, comment les actifs mondiaux se réévaluent-ils ?
Le nouveau président de la Fed, Kevin Wash, a mené sa première réunion du FOMC, maintenant les taux d'intérêt inchangés entre 3,50 % et 3,75 %. La déclaration politique a été raccourcie et le "forward guidance" supprimé, indiquant que la Fed, sous sa direction, souhaite que le marché se concentre davantage sur les données économiques plutôt que sur ses indications.
Les projections ("dot plot") révèlent un virage plus hawkish, avec la médiane des taux anticipée à 3,8 % fin 2026 et des prévisions d'inflation PCE revues à la hausse. Cela signifie qu'une hausse des taux cette année est possible, écartant les espoirs de baisse.
Wash hérite d'une situation délicate : une inflation persistante (PCE à 3,8 %) et un marché du travail robuste (créations d'emplois supérieures aux attentes), ce qui complique les décisions monétaires. Il doit également gérer les divisions internes au sein de la Fed.
Les marchés réagissent : le dollar se renforce, les rendements obligataires restent sous pression, tandis que l'or et l'argent sont tiraillés entre taux élevés et facteurs géopolitiques. Les actions technologiques et d'infrastructure AI subissent une pression sur les valorisations due aux taux, mais la logique sectorielle reste intacte tant que les dépenses en capital des géants du cloud se maintiennent.
Les prochains points à surveiller sont le rapport sur l'emploi de juin (2 juillet), l'IPC de juin (mi-juillet) et la prochaine réunion du FOMC (28-29 juillet), qui façonneront la trajectoire politique. Les élections de mi-mandat ajouteront également une pression politique sur l'indépendance de la Fed.
marsbitIl y a 42 mins