Tout le monde vante l'arrivée de Noam, mais la facture des pertes d'OpenAI s'est encore alourdie
Sam Altman annonce avec enthousiasme l'arrivée de Noam Shazeer, co-auteur du Transformer, en tant que responsable de la recherche sur l'architecture chez OpenAI, saluée comme une garantie pour l'IA de pointe.
Cependant, cette nomination intervient dans un contexte financier alarmant. Les résultats audités de 2025 révèlent des pertes opérationnelles de 20,92 milliards de dollars, malgré un chiffre d'affaires de 13,07 milliards. Les coûts sont faramineux : location de puissance de calcul auprès de Microsoft (10,59 milliards), R&D, inférence et marketing. Avec 9 milliards d'utilisateurs hebdomadaires mais seulement 50 millions d'utilisateurs payants, l'énorme trafic gratuit aggrave la facture de calcul.
Parallèlement, OpenAI subit un exode de ses talents fondateurs (Karpathy, Sutskever, etc.) et une forte réorientation des ressources de la recherche exploratoire vers l'itération produit.
L'article souligne que le recrutement coûteux de Noam Shazeer ressemble moins à une solution technique qu'à un élément narratif pour une éventuelle introduction en bourse (visant une valorisation à 1 000 milliards de dollars), visant à masquer les défis fondamentaux de rentabilité.
En contraste, des concurrents comme Anthropic, axés sur les clients entreprises et une gestion stricte des coûts, approchent ou dépassent parfois OpenAI en termes d'adoption et rapportent avoir atteint leur premier trimestre rentable. Cela suggère que la profitabilité dépend davantage d'un solide modèle commercial que de génies individuels.
En conclusion, bien que l'expertise de Shazeer puisse porter ses fruits dans 1 à 2 ans, OpenAI brûle actuellement des liquidités à un rythme insoutenable (37 milliards au premier trimestre 2026). Le véritable défi n'est pas l'architecture du modèle, mais l'urgence de trouver un chemin vers la viabilité financière avant que le temps ne s'épuise.
marsbitIl y a 56 mins